LE DISPARU DE LA CORNICHE

SYLVIE MARCHAL

Nombre de pages : 288Date de parution : 9 décembre 2020Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Milan Lesgor, dix-sept ans, fait sa rentrée à la Corniche, un établissement spécialisé landais qui accueille des jeunes présentant des troubles du comportement. On le pense psychotique.
S’il n’a aucune envie d’ entrer dans ce lycée, il s’attache assez rapidement à son voisin de chambre, Théo. Élise Rion, la psychiatre qui dirige cet institut, fait également preuve de bienveillance à son égard. Quelques semaines après la rentrée, Milan disparaît de l’internat. A-t-il fugué? A-t-il été enlevé? La police se met à sa recherche.
Théo et Élise, chacun de leur côté, vont également mettre en oeuvre les moyens dont ils disposent pour tenter de le retrouver. Théo utilisera ses compétences en informatique tandis qu’Élise fera appel à Philippe Dulaurent, un ami d’enfance devenu policier à la BRB.Dans les jours qui suivront, un autre jeune de la Corniche,Louis, se fera agresser. Des indices cachés par Milan vont permettre de lancer cette enquête aux allures de jeu de piste international.


Avis général

J’ai découvert Sylvie avec son second livre, et quelle magnifique découverte. Elle m’a ensuite parlé avec tant d’émotions de celui-ci que je m’y suis plongée avec envie. Et comme je le présentais, je n’ai pu que m’attacher aux personnages, Élise, Théo et Milan. Elle leur a prévu des personnalités attachantes, mêlée à cela une intrigue palpitante, et une bonne dose de suspense pour nous maintenir en haleine jusqu’à la fin. J’ai vraiment eu l’impression que ces personnages faisaient partie de ma famille, comme si je les connaissais depuis toujours, et j’ai tremblé avec eux, j’ai ressenti à fond leurs émotions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Sylvie a cette belle plume qui nous transporte à chaque fois, on sent qu’elle écrit avec du vécu, ce qui rend le récit plus intense. J’ai donc lu ce livre en quelques heures seulement, et j’étais triste d’arriver à la dernière page, j’en aurais bien voulu encore un peu plus. Et si vous êtes comme moi à la fin de la lecture, sachez que l’on peut retrouver ces personnages dans son tout dernier livre, Socoa.


Les perSOnnages

Je retiendrai dans ce livre trois personnages en particulier. Tout d’abord Élise, la psychiatre, mais qui va s’avérer bien plus au fur et à mesure de l’histoire. Je l’ai trouvé touchante, attachante, avec un certain vécu, une femme indépendante. Puis il y a les deux adolescents, Milan et Théo. Chacun avec leur personnalité et leur caractère très particulier, on se rend vite compte que ce ne sont pas des personnes comme les autres. Eux aussi sont très attachants, et je dois dire que j’ai vraiment eu peur pour Milan, un peu comme si c’était mon fils. Ces trois-là forme un sacré groupe, ils vont nous en faire voir de toutes les couleurs.


La forme

On retrouve ici la douce plume de Sylvie, celle qui sait nous transporter dans son histoire, nous faire trembler, mais aussi celle qui nous fait passer toutes les émotions. C’est son tout premier roman et pourtant, on dirait qu’elle écrit depuis toujours. Elle sait trouver les mots juste, son écriture est juste, la lecture est fluide, agréable, on tourne les pages sans s’en rendre compte, impossible de s’arrêter avant d’être arrivé au bout. On ressent qu’elle y met son cœur, et qu’elle a utilisé son vécu pour écrire cette histoire, ce qui la rend encore plus attrayante. La réalité, tout ce que j’aime dans les livres. Et celui-ci y colle parfaitement.


LE FOND

Un adolescent qui disparaît, et des personnes vont partir à sa recherche, le retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Mais il y a une morale derrière cette histoire, c’est qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Milan, que l’on pensait psychotique, se révèle être finalement une tout autre personne. Et c’est ce que l’on va découvrir au fil du récit, lorsque Élise et Théo vont partir à sa recherche. Sylvie nous plonge avec ce livre dans un univers que l’on connaît peu, celui de personnes avec des troubles mentaux, celles qui sont souvent rejetées de la société, mais sur lesquelles ont devrait bien plus souvent s’attarder.

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