Cendrine ROUSSEL

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Cendrine Roussel alias C.R Valentines. J’ai 41 ans et vis en concubinage. Je n’ai pas encore d’enfants, mais j’espère que cela viendra prochainement. En revanche, je suis l’heureuse « maman » de trois chiens, trois lapins nains et cinq chats. J’habite en région Auvergne Rhône Alpes depuis 2010. Je suis née dans le Val-d’Oise et j’ai vécu la plus grande partie de ma vie en région Poitou-Charentes.

Après une scolarité classique, je me suis orientée vers des études de secrétariat où j’ai obtenu mon baccalauréat. Je suis entrée en DEUG de psychologie en l’an 2000 et en parallèle, j’ai étudié la psychocriminologie. Aujourd’hui, je travaille en qualité de téléconseillère. En complément de mon activité professionnelle, je suis également présidente et famille d’accueil bénévole d’une association de protection animale.


Vouliez-vous devenir écrivainE quand vous étiez petitE ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Quand j’étais petite je voulais devenir « profiler », je ne pensais pas avoir de talent particulier pour l’écriture. Pourtant, je griffonnais des paroles de chansons et des poèmes. J’ai commencé à écrire des histoires d’amour lorsque mon cœur d’adolescente s’est intéressé aux garçons.

En octobre 2015, après une longue hospitalisation et la découverte d’une pathologie qui m’a complètement chamboulé, j’ai découvert les romances interactives, appelées « Otome Game ». Immédiatement, je me suis passionnée pour ces histoires d’amour qui m’ont réconciliées avec la lecture.

Lors d’une séance chez le psychologue qui m’a suivi durant ma convalescence, il a lancé l’idée que je pourrais peut-être écrire mes propres histoires. Au début, j’ai trouvé cette suggestion « idiote », parce que j’ai toujours été nulle en orthographe, grammaire et conjugaison. Puis, peu à peu l’idée a fait son chemin.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le véritable déclic est venu de mon compagnon que j’ai rencontré en 2019. Il a remarqué que j’écrivais mais que je gardais mes écrits cachés. Ses encouragements m’ont alors convaincu de montrer mon premier roman à une amie. Finalement, son retour positif m’a permis de croire en mes capacités et j’ai participé à un « concours ». Il se déroulait sur les réseaux sociaux et était organisé par Claire Zamora – créatrice des jeux is it love et auteure du roman : le bonheur était là. Elle écrivait un début de phrase et demandait à ce que nous écrivions la suite. J’ai osé tenter ma chance et j’ai eu le bonheur de faire partie des cinq gagnantes.

En 2020, j’ai renouvelé l’expérience sans grande confiance. Une application « Otome Game » a organisé un concours où il fallait écrire un texte sur un thème précis avec l’un des personnages du jeu. J’ai fait partie des trois gagnantes et j’ai vu mon texte diffusé sur l’application. Il a été mis en image, avec des graphismes et c’est la première fois où je me suis vraiment sentie fière.

J’ai alors décidé de publier mon premier roman en autoédition, sur la plateforme Kindle, en mars 2021. C’est à ce moment, que j’ai découvert un appel à manuscrits de la part d’une maison d’édition : Imaginary Edge. L’éditrice étant elle-même auteure, je me suis lancée et j’ai transmis mon manuscrit. J’espérais qu’il plairait, mais n’y croyait toujours pas. Durant l’été 2021, j’ai eu la surprise de recevoir une réponse positive.

Forte de cette nouvelle motivation, j’ai envoyé mon deuxième manuscrit à une autre maison d’édition et durant l’été, je me suis lancée un défi de taille : écrire une nouvelle (nombre de mots limités et sujet imposé). Je l’ai écrite en deux semaines et transmise au comité de lecture. C’était pour un recueil de nouvelles qui devait voir le jour au profit d’une association et c’était une belle occasion pour moi d’allier l’écriture et la solidarité, alors j’ai tenté ma chance.

En septembre 2021, la maison d’édition : Encre de Lune, qui avait réceptionné mon deuxième roman m’a contacté. Son éditrice m’a confirmé qu’elle voulait éditer ce deuxième ouvrage. J’ai sauté de joie et signé mon deuxième contrat d’édition.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

En octobre, j’ai vu plusieurs appels à manuscrits sur les réseaux sociaux et j’ai débuté l’écriture de mon 3ème roman que j’ai transmis à une maison d’édition dont la ligne éditoriale semblait correspondre à mon manuscrit. J’ai signé mon troisième contrat d’édition au mois de décembre 2021, mais alors que la sortie était prévue pour cette année, j’ai préféré prendre le temps de parfaire l’écriture et surtout de terminer cette nouvelle duologie avant de la publier.

En novembre 2021, j’ai reçu d’excellents retours sur ma nouvelle qui a plu au comité de lecture. Malheureusement, le recueil n’a pas vu le jour, mais l’accompagnement de la personne responsable de la réception des manuscrits, ainsi que sa proposition d’édition par une autre personne m’a encouragé. Cependant, j’ai préféré décliner l’offre car je considère qu’elle n’est pas aboutie (à mon goût) et je préfère la garder au chaud pour retravailler certains passages au moment opportun.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Sans hésitation, c’est une passion avant tout. Un besoin vital qui lorsqu’il ne s’exprime pas, me manque. Toutefois, si un jour, j’ai la chance de pouvoir vivre de cette passion, ce sera une vraie récompense.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le bon côté c’est tout d’abord le lâcher prise. Je peux laisser s’exprimer mon imagination et me vider la tête grâce à l’écriture. De plus, je suis curieuse et j’adore faire des recherches, travailler la psychologie de mes personnages, etc.

Le mauvais côté, c’est le travail éditorial pour respecter les deadlines : La phase de réécriture, la traque des fautes et des incohérences. C’est la partie la plus compliqué pour moi et qui me prend énormément de temps.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Pour ma part, lorsque j’écris (de préférence le matin, mais ce n’est pas toujours possible avec le travail), j’aime m’installer derrière mon écran et lancer une playlist qui m’inspire. C’est le meilleur moyen de me plonger totalement dans mes récits et de trouver l’inspiration.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Au début je n’avais pas réellement de processus d’écriture, j’écrivais ce qui me passait par la tête quand ça venait.

Avec le temps, j’ai appris qu’il est nécessaire de créer ses personnages à l’aide de fiches. J’y décris non seulement leur physique, mais également leur psychologie, leur passé et les évènements qui ont marqué leur vie.

Lorsque les personnages et les lieux sont créés (je fais aussi des fiches sur les lieux), je réfléchis au message que je souhaite faire passer dans mon histoire et aux différents rebondissements qu’il y aura.

Ensuite, je me lance, j’écris ce qu’on appelle le « premier jet », chapitre par chapitre. Je le montre à mon alpha lectrice qui m’indique s’il y a des incohérences, des fautes, des parties à développer, etc.

Une fois cette phase terminée, je confie « mon bébé » aux bêtas lecteurs qui me font un retour global sur mon roman.

Enfin, après un temps de pause variable selon les deadlines, je fais une dernière relecture avec ou sans bêta lecteur.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

J’ai un esprit prolifique et mes idées viennent en grande partie de mes songes. Un rêve, un cauchemar peut m’inspirer une histoire. Mes autres sources d’inspiration viennent des séries, des films ou de l’actualité, mais une musique peut aussi développer mon imagination.  

Il m’arrive parfois d’avoir des « pannes ». Les raisons : le stress, le respect des deadlines, le découragement et le fameux syndrome de l’imposteur. Manquant de confiance, il est indispensable pour moi de jongler entre deux histoires et de m’accorder des pauses, sinon ça bloque.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Il m’arrive d’y insérer quelques anecdotes personnelles, mais il faut que ça serve le roman. J’ai déjà dû retirer des parties parce qu’il s’agissait d’anecdotes inutiles.

Dans ma romance policière, j’ai fait de nombreuses recherches et me suis inspirée de situations réelles, mais cela reste une fiction.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour ma romance policière, je voulais mêler la criminologie et la romance. C’est difficile à expliquer, mais je me suis dit qu’il y avait très peu de roman de ce style, alors j’ai écrit ce que je voulais lire.

Concernant ma romance fantastique, étant fan des séries comme « Charmed » et « Supernatural » ça m’a semblé normal d’écrire cet ouvrage.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Les tomes 1 sont très faciles à écrire pour moi, en revanche, j’ai beaucoup de mal avec les suites. Les idées sont présentes, mais c’est parfois difficile de conserver le même rythme.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Chaque roman que j’écris est important car ils transmettent tous un message différent.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Chaque retour est une petite victoire et les avis que les lecteurs me donnent sont les seules récompenses qui m’importent. Le succès n’est pas mon objectif principal, mais si les gens apprécient mes romans, j’en suis heureuse et honorée.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Il y a quelques mois, j’ai traversé une période de doutes, syndrome de la page blanche et peur de l’échec. Certains retours négatifs sur mes histoires m’ont profondément affecté et même si je sais qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, il m’a fallu quelques jours pour m’en remettre. Le soutien de mon compagnon, de mes amis et de ma famille a été indispensable pour retrouver ma confiance perdue.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je travaille actuellement sur le tome 2 de ma romance fantastique, il devrait voir le jour en début d’année 2023.

En fin d’année 2023, mon troisième roman devrait également voir le jour, ce sera une duologie dont j’écris actuellement le tome 2.

J’ai d’autres idées comme écrire le tome 2 de ma romance policière, mais également écrire en co-écriture avec mon compagnon un projet de novellas que nous aimerions publier en autoédition au cours de l’année 2023, mais tout cela prendra du temps.

Il y a d’autres projets, mais pour ceux-là, je n’ai aucune idée d’une date de sortie parce qu’ils sont tellement nombreux que le temps me manque.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai eu recours à l’autoédition en mars 2021, pour mon premier roman : Enquêtes sensuelles, mais l’inconvénient lorsqu’on débute c’est de se faire un nom. J’ignorais le rôle des bêta-lecteurs, des correcteurs et des graphistes. Je manquais de temps et de connaissances pour faire ma publicité et vendre mes livres.

Je me suis donc naturellement dirigée vers les maisons d’éditions. Pour les jeunes auteurs, avoir le soutien d’une maison d’édition me parait indispensable. Il faut prendre le temps de confier son manuscrit à la maison d’édition qui saura mettre en valeur le manuscrit. Pour cela, un travail éditorial de qualité et l’envie de promouvoir le roman est primordial.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman sera le troisième que je publierais. Il s’agira d’une duologie.

Le premier tome a été écrit en 3 semaines, mais le travail de réécriture avec une équipe de bêta-lecteurs a été très long afin que le message véhiculé ne soit pas déformé.

J’y évoque le deuil compliqué, les troubles psychiques tels que le syndrome de stress post traumatique et l’amnésie traumatique, entre autres.

Mes personnages sont torturés et au fur et à mesure que l’histoire progresse, ils évoluent pour affronter ces pathologies.

Si tout va bien une sortie est envisagée fin 2023. Pour cela, je dois terminer le tome 2.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Les premières rencontres que j’ai pu faire via les réseaux sociaux et concrétiser lors des salons auxquels j’ai participé, m’ont permis de parler avec les lecteurs et de nouer une relation « amicale ». Je tente de rester accessible car j’apprécie les échanges. Je suis une grande « papoteuse ». Pour moi, être auteure, c’est également être humaine.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, j’essaie d’être présente sur les réseaux sociaux car j’apprécie de conserver le lien avec les gens au-delà du réel. De plus, ça me semble indispensable de partager mes lectures, mes passions et mes loisirs pour permettre aux lecteurs de mieux me connaitre.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, j’ai commencé par lire des romans policiers (Agatha Christie), puis j’ai découvert la romance en 2015 grâce au jeu virtuel is it love. Depuis, j’apprécie de lire la romance sous toutes ses formes, tout en continuant de plonger au cœur de thrillers palpitants.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Sans hésiter une adaptation des jeux is it love. Jarod me plairait beaucoup et dans ceux déjà publiés, Daryl ou Colin m’aurait beaucoup plu. Je suis une très grande fan depuis le début de l’univers is it love, même si je manque de temps pour lire toutes les histoires, j’essaie de rester connecter à l’application régulièrement.


Avez-vous d’autres passions ?

Au-delà de la lecture et de l’écriture, j’aime les animaux d’où mon implication au sein d’une association de protection animale depuis 2011. J’aime aussi dessiner, mais je manque de temps pour m’y remettre.

En dehors de ça, ma plus grande passion est la série Supernatural. Je participe chaque année à Paris (depuis 2017) aux conventions organisées avec les acteurs de la série et je suis accro à ces week-ends magiques.


Un dernier commentaire ?

Pour finir, je citerais Antoine de Saint Exupéry :

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité ».

Je trouve que cette citation me caractérise bien, pendant longtemps j’ai subi mes rêves au lieu d’en faire une réalité et aujourd’hui, j’ai réalisé mon plus grand rêve, devenir auteure.

J’encourage tous les aspirants écrivains à ne jamais baisser les bras et à foncer, même s’ils ont des doutes. On en a tous un jour, mais il n’y a que vous qui pourrez faire de votre rêve, votre réalité.


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BIBLIOGRAPHIE

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