VIRTUAL REVOLUTION 2046

GUY-ROGER DUVERT

Nombre de pages : 309Date de parution : 10 août 2020Catégorie : Science-fiction

Note : 3 sur 5.

RÉSUMÉ

En 2046, les trois quarts de la population ont fui la réalité, passant leur temps connectés dans des mondes virtuels. Notre société n’est plus la même, désormais scindée entre trois catégories sociales : les Connectés, devenus de véritables junkies virtuels, les Vivants, ceux qui refusent cette technologie, et enfin les Hybrides, partageant leur temps entre virtuel et réel.

À Neo Paris, Nash Trenton, un Hybride ancien flic et désormais barbouze privée, reçoit comme mission d’enquêter sur des phénomènes en apparence surnaturels se produisant en ligne. Se pourrait-il qu’un Dieu existe dans la matrice? À New-York, Genna, jeune surdouée rejetant avec force les attraits de la réalité virtuelle, travaille pour Interpol et se retrouve sur une affaire curieuse de meurtres tous perpétrés par des Connectés. Enfin, à Tokyo, Rei, jeune junkie virtuelle, vit dans un ghetto avec son amie. Les deux sont heureuses, passant leur temps en ligne, jusqu’au jour où des hommes en noir et augmentés cybernétiquement kidnappent son amie et tentent de l’éliminer, elle. Complètement inadaptée à la vie réelle, elle va néanmoins se lancer sur la piste de son amie.

Un Hybride, une Vivante et une Connectée. Trois destins liés dans une société corrompue qui a su répondre aux problèmes d’hier en en créant de nouveaux…


Avis général

A nouveau dans ce roman, j’ai retrouvé l’univers futuriste de l’auteur. Malheureusement, j’ai du mal à accrocher à l’histoire et donc à terminer la lecture. Je vais m’y atteler au plus vite. Parfois, certaines lectures ne se font pas au bon moment, je pense que c’était le cas pour celle-ci. Je n’ai pas trouvé ici des personnages attachants, je n’ais pas réussi à comprendre pour l’instant le but de l’histoire, vers quoi l’auteur veut nous emmener. Je poursuivrais donc cette chronique une fois la lecture terminée, pour y délivrer un vrai ressenti.


Les perSOnnages


La forme

LE FOND


Dans ce roman, Guy-Roger nous raconte un monde futur que nous risquons malheureusement de rencontrer si nous ne faisons rien pour changer nos mauvaises habitudes. Au-delà de l’histoire même du roman, je pense que la lecture de ce roman peut nous faire ouvrir les yeux sur notre surconsommation quotidienne. Je ne sais pas si c’est le but de l’auteur, mais en tout cas, c’est ce que je retiens de ce roman. J’ai aussi apprécié suivre notre couple, qui sont prêts à tout pour ne plus vivre l’un sans l’autre, ce qui peut devenir de plus en plus rare. En gros, c’est une belle claque que l’on se prend si on se décide à lire ce livre, et pour une fois je vous recommande un peu de violence. 🙂


LES AUTRES LIVRES DE L’AUTEUR

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ESCHATON

GUY-ROGER DUVERT

Nombre de pages : 233Date de parution : 24/01/2021Catégorie : Science-fiction

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Dans un futur proche, la population est passée du statut d’insouciance à celui d’inquiétude, pour enfin vivre dans la résignation : la planète est trop endommagée, le désastre climatique est en cours, la fin de notre civilisation approche. Et pourtant, hormis un fatalisme ambiant, cela affecte peu le quotidien de chacun. Autant profiter de ce qu’on l’a tant que cela dure.
Casey est un compositeur de musiques de films célèbre, confortablement installé dans sa villa sur les hauteurs de Hollywood. Ayant perdu ses parents, des climatologues faisant partie des derniers à s’être battus pour empêcher la catastrophe, il est comme les autres, profitant des bienfaits d’une existence certes agréable, mais qu’il sait condamnée. À sa propre surprise, il se retrouve contacté par un homme qui prétend connaître la date exacte de la fin du monde, et qui parle d’un programme lancé pour permettre à notre civilisation d’y survivre. Un monde virtuel dans lequel seront copiés les personnalités de tous les plus grands scientifiques et artistes vivants, et duquel ils pourront sortir des siècles plus tard, lorsque la planète sera à nouveau habitable. Pour résumer : lui mourra bien le jour de l’Eschaton, du jugement dernier, mais sa copie digitale lui survivra. N’ayant rien à perdre, il accepte.
Tout bascule lorsque peu après, il tombe amoureux d’Eve, une brillante journaliste. L’idée qu’une partie de lui puisse survivre sans elle devient insupportable. Le couple va alors s’élancer dans une enquête à travers les Etats-Unis, sur fond de fin du monde climatique, afin de localiser le site du programme et en convaincre les responsables d’intégrer Eve.


Avis général

J’ai retrouvé dans ce livre l’univers particulier de Guy-Roger. Avec lui je me propulse dans le futur, un monde qui pourrait exister, mais j’avoue que ce récit peut « faire un peu peur ». Même si ce livre ne nous propose pas un grand suspense comme ce que j’aime d’habitude, j’ai aimé le mélange des genres. Une course à la vie, mêlée à une histoire d’amour dans un monde futuriste. L’auteur nous propose un monde où la planète reprend ses droits, là où un couple va tout faire pour survivre à la fin du monde. Connaître en grande partie l’issue du livre n’est absolument pas gênant bien au contraire. Ce fût donc une lecture bien agréable, comme les précédentes pour cet auteur.


Les perSOnnages

Le personnage principal, Casey, est un homme riche qui malgré tout nous apparaît sympathique. Je l’ai tout de suite aimé, car il ne correspond pas aux riches que l’on a l’habitude de voir, imbus de leur petite personne. Je pense que c’est bon choix qu’à fait l’auteur pour nous faire aimer son personnage.

Et puis il y a Ève, une journaliste très appréciée, et que comme Casey, j’ai beaucoup aimé. Les deux forment un duo très touchant, avec leurs personnalités qui peuvent paraître totalement opposées, mais qui finalement se complètent parfaitement. Je pense que si on ne s’attache pas à ces personnages, on ne peut pas apprécier ce roman.


La forme

Je dois avouer que j’ai trouvé le début un peu long avant que tout se mette en place, je me suis posée beaucoup de questions. Et puis d’un coup tout s’est accéléré, à tel point que la fin est arrivée vite, trop vite. Même si on ne peut pas dire que le suspense est omniprésent, l’auteur nous fait des petites frayeurs, qui contribuent à donner du rythme au roman et c’est ce que j’ai apprécié. Moi qui adore ressentir plein d’émotions quand je lis. Seul petit bémol qui m’est personnel, l’auteur fait beaucoup de descriptions, ou parle de certaines personnes etc, des choses ou personnes qui m’étaient inconnues. Alors je suis peut-être passé à côté de quelque chose, car je ne comprenais pas pourquoi l’auteur en parlait. Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier le roman, et ça, c’est le principal.


LE FOND

Dans ce roman, Guy-Roger nous raconte un monde futur que nous risquons malheureusement de rencontrer si nous ne faisons rien pour changer nos mauvaises habitudes. Au-delà de l’histoire même du roman, je pense que la lecture de ce roman peut nous faire ouvrir les yeux sur notre surconsommation quotidienne. Je ne sais pas si c’est le but de l’auteur, mais en tout cas, c’est ce que je retiens de ce roman. J’ai aussi apprécié suivre notre couple, qui sont prêts à tout pour ne plus vivre l’un sans l’autre, ce qui peut devenir de plus en plus rare. En gros, c’est une belle claque que l’on se prend si on se décide à lire ce livre, et pour une fois je vous recommande un peu de violence. 🙂


LES AUTRES LIVRES DE L’AUTEUR

BACKUP

Guy-Roger Duvert

RÉSUMÉ : Dans un futur plus ou moins proche, l’immortalité est devenue un service, un monopole détenu par la multinationale Backup. Les clients procèdent régulièrement à des sauvegardes de leur psyché – souvenirs, personnalité, tout ce qui les définit en tant qu’individu. Le jour où ils meurent, leur sauvegarde la plus récente est téléchargée dans l’un de leurs clones, prêt à être activé. L’immortalité à la portée de tous. Du moins des plus nantis.

Aiden Romes est un flic. Honnête, droit dans ses bottes, psychorigide, même, diraient certains de ses collègues moins regardants avec la loi. Il est bon dans ce qu’il fait, mais un tel métier effrait de plus en plus sa compagne, enceinte de plusieurs mois et terrifiée à l’idée de perdre son époux. La situation change cependant le jour où il contribue à sauver la fille du dirigeant de la firme Backup, qui le remercie en lui offrant un abonnement gratuit aux services de la compagnie. Il va rejoindre la caste fermée des immortels, et pourra enfin continuer le job qu’il aime sans que sa compagne n’ait plus à en souffrir. Il s’installe dans le siège de connexion, ferme les yeux…… et les rouvre quelques secondes après dans un lieu qu’il ne connait pas. Mais surtout dans un corps qui n’est pas le sien! C’est pour lui le début d’une descente aux enfers, où il devra voir jusqu’où il sera prêt à violer ses propres principes et ainsi se salir les mains afin de protéger les siens et déjouer un complot de portée mondiale. La technologie Backup constitue-t-elle l’accès à l’immortalité pour l’être humain, ou bien la perte de son identité ?

Backup est le troisième roman de Guy-Roger Duvert, réalisateur, compositeur de musiques de films et auteur vivant à Los Angeles depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’un récit indépendant à sa saga Outsphere, dont le troisième tome est en cours d’écriture et dont le premier a remporté le prix Amazon TV5 Monde en 2019. Backup est un action thriller dynamique, qui explore les implications philosophiques que pourra représenter l’avènement d’une telle technologie que certains scientifiques prévoient aujourd’hui comme possible dans les années 2050.


Avis général

Après avoir déjà lu un livre de l’auteur, c’est avec plaisir que je l’ai retrouvé dans ce second roman, un peu différent du premier. Moi qui aime tout ce qui est encré dans le réel, j’ai un peu hésité avant d’accepter la proposition de l’auteur de le lire, mais j’ai finalement bien fait d’accepter car j’ai vraiment apprécier l’histoire.

On se retrouve dans un monde qui peut nous paraître surréaliste, bourré de technologies qui pourtant pourraient être réelles, et donc j’ai eu un peu de mal à m’imaginer les lieux décrits, l’intrigue très intéressante m’a fait oublié ce petit point négatif. Le suspense était là, et ça c’est bien le principal.

J’ai donc beaucoup aimé suivre la vie d’Aiden, qui va tout faire pour protéger sa famille, et même se salir les mains pour arriver à ses fins, lui qui s’était pourtant promis de ne jamais en arriver la.

Backup est un concentré de suspense, d’émotions, de bastons, de sang… Une lecture « légère », addictive et vraiment géniale.


Les personnages

Le personnage principal, Aiden, qui se réveil un jour dans le corps d’un autre, est une personne qui va nous émouvoir de part les épreuves qu’il va devoir affronter. « Ancien » flic, l’auteur l’a doté d’un caractère bien trempé, une homme qui ne se laissera pas faire mais qui pourtant s’était promis de ne jamais se salir les mains. On pourrait d’ailleurs le détester pour ce qu’il va commettre mais les raisons qui l’ont poussé au pire apportera au contraire une grande empathie pour lui. Un « héros » que l’on va aimer, avec qui on va avoir peur, mais aussi pour qui on verserait bien quelques larmes tant il peut nous toucher.

Il y aura également d’autres groupes de personnages importants pour l’intrigue. Tout d’abord les trois dirigeants de la firme Backup et surtout Sebastian, un personnage que j’ai détesté tant il est exécrable et prêt à tout pour sauver sa peau.

Et pour finir, il y aura cette équipe de mercenaires, que j’ai détesté aussi finalement, mais qui ne faisaient en fait qu’obéir aux ordres. Peut-être les aurais-je apprécié s’ils n’étaient pas du côté des « méchants ».


La forme

J’ai vraiment apprécié cette lecture qui s’est avérée agréable et surtout addictive. Une fois lancée avec Aiden, je ne voulais qu’une chose, savoir s’il attendrait son but, en vie. Ce qui m’a quand même légèrement dérangé, c’est l’environnement dans lequel s’est déroulé l’intrigue. Car comme ça s’est passé dans un monde que je qualifierai de « futuriste », malgré les descriptions pourtant détaillées de l’auteur, je n’ai pas réussi à m’imaginer à quoi cela pouvait ressembler, et cela s’est avéré quelques fois un tout petit peu dérangeant. Mais je le savais avant de commencer cette lecture donc je n’en tiendrai pas rigueur à l’auteur. Il a d’ailleurs su faire ce qu’il fallait pour nous embarqué très vite dans l’histoire, qui une fois lancée fut sans temps mort, martelée de rebondissements et ne nous laissant jamais deviner quelle fin il réservait à son « héros ». Ce roman me confirme donc que j’aime la plume de cet auteur et que je m’intéresserai avec plaisir à ses autres romans s’ils s’inscrivent dans ce que j’aime lire.


Le fond

L’entreprise Backup permet de « ressusciter » des personnes mortes qui ont auparavant sauvegarder leur psyché. Cette idée est intéressante et a été savamment travaillée par l’auteur. Aiden se reveille après 5 ans dans le corps d’un autre homme, sera poussé par une Intelligence Artificielle à courrir derrière certaines personnes dans le seul but de sauver sa « famille ». Et tout ceci va se passer dans un monde « futuriste » bourré de technologie plus folles les unes que les autres. Une idée et un contexte peu commun, ce qui est appréciable.

L’ADIEU A CAMILLE

Guy-Roger Duvert

RÉSUMÉ : Installé depuis deux ans à la PJ de La Rochelle après avoir fui la capitale, le capitaine Gabriel Podilsky gère son deuil aussi bien que possible, ayant préféré s’aider de récentes technologies révolutionnaires là où d’autres se laissent tomber dans la dépression ou dans l’alcoolisme. Enclin aux relations conflictuelles, prône à la mauvaise foi et à un certain cynisme, ses rapports avec ses collègues se sont vite montrés compliqués, mais ne l’ont pas empêché de gagner une légitimité certaine sur place.

Lorsqu’on l’envoie enquêter sur la mort d’une actrice hollywoodienne venue tourner un long métrage international sur l’Île d’Aix, il n’est pas surpris d’y trouver des histoires de sexe, de drogue, de pouvoir et d’argent. Il l’est déjà beaucoup plus en découvrant que la même technologie dont il profite s’avère possiblement liée au meurtre. Il lui faut vite dénouer l’affaire, car pendant ce temps, les morts s’accumulent.

D’habitude habitué à la pure science-fiction, l’auteur de la saga Outsphere livre ici un polar reprenant tous les codes du genre, en y injectant un peu de réflexion liée aux technologies, thème récurrent dans la plupart de ses romans. Lui-même réalisateur de films vivant à Los Angeles depuis une dizaine d’années, il profite de sa propre expérience pour plonger le lecteur dans l’univers de la production cinéma. “L’Adieu à Camille” est son septième roman.


Avis général

C’est encore grâce à un service presse que j’ai découvert cet auteur et son univers. Un des rares livres papier que j’ai pu lire ces derniers mois alors il avait une saveur particulière.

Je suis donc partie en compagnie de Gabriel Podilsky sur une île isolée à la recherche d’un assassin. La plume de l’auteur est agréable, pour moi c’est un bon polar avec des scènes dans un style plutôt soft, ça m’a changé de ce que j’ai l’habitude de lire sans pour autant me déplaire.

On assiste là à une enquête qui se déroule tranquillement, avec quelques rebondissements et un peu de suspense évidemment. C’est donc un livre agréable quand on recherche de la légèreté, mais ceux qui aime l’horreur, le gore et le sang n’y trouveront malheureusement pas leur compte. De mon côté une lecture parfaite pour l’été.


Les personnages

On apprend à connaitre dans ce livre le capitaine Gabriel Podilsky, qui a apparemment un passé compliqué, et j’ai d’ailleurs trouvé un peu dommage de ne pas en apprendre plus la dessus pour comprendre son caractère assez particulier et singulier.

Gabriel, à la suite de la perte de sa coéquipière Camille, a décidé d’adhérer à la technologie d’Alter pour avoir toujours Camille à ses côtés, qui l’aide à résoudre ses enquêtes. Cet un homme qui n’est pas toujours agréable avec ses semblables, et surtout avec son coéquipier affecté pour l’enquête. A côté, on retrouve un mixte de différents personnages qui viennent compléter le tableau.


La forme

J’ai beaucoup apprécié l’écriture de cet auteur, simple et efficace, facile et agréable à lire. L’auteur nous entraîne avec lui dans une enquête au coeur du tournage d’un film avec le meurtre de l’actrice principale.

L’enquête se dévoile petit à petit, on a même le droit à quelques rebondissements. L’intrigue est bien organisée, car malgré quelques personnages suspectés, je n’aurai jamais pu imaginer qui se trouvait derrière cette petite série de meurtres, c’est très bien réussi à ce niveau là.

Une seule question reste pour moi en suspens, quel est le rapport entre le titre et le roman en lui même, ça je n’ai pas très bien compris.


Le fond

Gabriel Podilsky se voit envoyé sur une île afin d’y mener une enquête un peu spéciale. Une équipe de tournage américaine à réquisitionner l’île, et l’actrice principale est retrouvée morte. Il va donc falloir découvrir qui se cache derrière ce meurtre et quel en est le motif. Le capitaine Podilsky ainsi que et son coéquipier vont devoir interroger tous les acteurs et les membres de l’équipe de tournage afin de comprendre ce qu’il s’est passé.