VINCENT BLENET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Vincent Blénet, je suis écrivain et autodidacte. J’ai développé ma plume par mes propres moyens. Je n’ai pas d’études poussées à mon parcours, mais j’ai vu et vécu pas mal de choses et je les retranscris dans ma prose. J’ai 40 ans. J’ai été diagnostiqué schizophrène à l’âge de 16 ans.

Je suis un écorché vif.  


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Petit je rêvais d’être ‘artiste’, j’échappais aux maux scolaires à travers quelques films. J’étais un enfant, je n’avais aucune notion, ni conscience de la réalité. J’étais dans ma bulle, je n’avais pas encore créé ou façonné mon monde à moi.

Je regardais des films divertissants comme : « Ghostbusters 2 », « Crocodile Dundee 1&2 », les deux « Batman » et « Batman, le Défi » de Tim Burton. Et « la Famille Addams ».

Étant introverti, trop influençable, et trop rejeté par le monde extérieur, je ‘rêvais’ d’être aussi intelligent, marrant et apprécié que le personnage principal de « Crocodile Dundee » avec la force de sa ‘différence’ au monde urbain modernisé.

Longtemps je me suis égaré et oublié dans toute cette industrie du cinéma. J’ai toujours été passif dans la vie au lieu d’essayer de m’imposer. Actuellement j’ai cheminé, mais j’ai plus d’aisance à observer, réfléchir, analyser toute la vie et les agissements des ‘normaux’ plutôt que d’être acteur de ma vie. défaut de parcours et de perception sur moi-même.

En 1995-1996, j’ai fait une tentative d’écrire. Je n’y arrivais pas, impatient, j’ai jeté l’éponge et je pensais mordicus être incapable d’y parvenir un jour.

Pourtant, aujourd’hui l’écriture est ce qu’il y a de meilleur en moi, de plus beau. Je n’en reviens pas d’avoir été capable, sans étude, sans rien, d’être le ‘parent’ de dix-huit livres publiés. Je suis estomaqué d’être à présent un auteur.

J’ai commencé à l’âge de quinze ans, la nuit tard, à écrire une histoire sur quatre pages recto verso, à la main. C’était l’unique moment magique à l’époque, c’était en 1998.

La journée je vivais l’horreur au collège, tabassé, insulté, les gosses m’incitaient à me suicider. Ils y allaient franco, dans le sens qu’ils me plaquaient sur la table et tous en cœur ils essayaient de me frapper en hurlant « à mort ». Alors la nuit après l’affreuse routine des cours, des devoirs, je me planquais dans ma chambre, musique allumée en sourdine et j’écrivais un peu ces quatre pages pendant que ma mère dormait dans sa chambre à proximité de ma chambre.



Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai écrit trois scénarios, longtemps avant de publier mon premier recueil intitulé « Je Suis Mort en 1999 », paru fin 2007/début 2008.

Ces scénarios sont accessibles sur mon site internet :

http://www.vincentblenet.com/

http://www.vincentblenet.com/2018/09/14/jesus-pour-tous-humanite-et-coeurs-emus/

http://www.vincentblenet.com/2007/08/29/repent-day/

http://www.vincentblenet.com/2007/03/15/section-19/

http://www.vincentblenet.com/2007/03/17/sdf/

http://www.vincentblenet.com/2007/03/17/pita-king/

Je n’ai pas publié ces histoires faute de temps, de moyens, et aussi de découragement. Certains furent écrits à des années sombres au début de mon cheminement horrifique lorsque ma vie bascula dans les vingt années de chaos. « Section 19 » est une histoire extrêmement éprouvante et j’ai dû batailler également avec mes T.O.C. en même temps que je l’écrivais.

Cependant c’est un scénario où j’ai construit l’intrigue, comme une toile d’araignée, au fur et à mesure que je développais l’écriture. Et c’est ce qui fait que j’ai des difficultés pour rédiger des gros romans avec intrigues et suspens dans mes récents ouvrages.

Il faut être très habile et très stratège, avec une mémoire à toute épreuve afin de bien ficeler une longue intrigue et toute la narration dans un roman.

J’ai préféré écrire mes textes comme des ressentis, des proses d’émotions, d’analyses. Mais j’aime illustrer ça par des images mystiques, peintures acryliques, peintures de la Renaissance. Après je conserve la narration dans l’idée du texte.

Par contre au fil des livres édités, j’essaie de créer un ouvrage avec un thème qui sera globalisé grosso-modo à travers la palette des textes figurants dans le dernier recueil à paraître.

Sinon, j’aimerais bien, un jour peut-être, je l’espère, faire éditer le scénario sur Jésus qui est coaché par un ange que seul lui peut voir. Cette histoire s’appelle « Le Confident du Christ ».


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est ma vie, c’est mon être, mon oxygène, mon tout. Je ne vis que pour mon écriture. L’écriture c’est ma vocation, ma raison d’exister. Je n’aurais pas pensé que je parviendrais à écrire lorsque j’étais jeune. Pourtant l’écriture est venue à moi et c’est l’écriture qui me donne un sens, une raison de vivre. L’écriture m’a sauvé d’un abime dans mon chaos existentiel. Ce qui restera dans la case du « métier » c’est toute la partie recherche (traque incessante) pour trouver des médias sympas qui acceptent de faire des interviews, reportages YouTube ou interviews écrites, chroniques sur le livre que j’ai réussi à publier. Je suis un petit auteur compte d’auteur certes, mais je suis écrivain avant tout.

J’aime tout ce que je fais vis-à-vis de mes livres. Le seul point où j’ai moins d’aisance c’est la vérification des BAT, la recherche (pas toujours acquise et facile) de médias ok.

Par exemple avec « l’Enfer-Me-Ment », j’ai passé quatre semaines pour bien peaufiner le BAT. En effet il est préférable d’être à deux (au moins) pour bien relire, à la fois le fichier Word et le fichier PDF du BAT de l’éditeur (en tout cas c’est le procédé des comptes d’auteur).

Il y a la correction des fautes, mais également la mise en page. D’ailleurs lorsque j’écris un ouvrage, je passe beaucoup de temps sur mon ordinateur à peaufiner, améliorer le placement des paragraphes, les outils de police d’écritures (italiques, gras etc.).

J’ai eu l’aide de ma mère et de Catherine Meylan, lesquelles avait des emplois du temps compliqué, quant à moi mes neuroleptiques ne sont pas très laxistes en ce qui concerne la vaillance de mon cerveau.

J’évolue en tant qu’artiste au fil des ouvrages, je suis, par étapes, devenu de plus en plus consciencieux. J’essaie de garder les pieds sur terre le plus possible. Et j’essaie de trouver la plume juste. J’espère un jour que ma prose sera digne des écrivains du passé, ces majestueux auteurs et poètes dont l’incisive dans un gant de velours était de toute beauté.

Je ne pourrai faire autre chose que mes livres et mes deux projets musicaux, auxquels je suis très attaché et que j’écris et interprète avec mes deux amis respectifs. L’un en duo pour le projet « DHELLBOR » et le second avec un ami compositeur VanJarre. D’ailleurs VanJarre et moi on a beaucoup de points communs et il a énormément de talent. Il est capable de rendre vivante sa musique. Il compose comme s’il donnait vie à un corps humain. Mary Shelley en serait déguingois par les vibrations de mon poto VanJarre. 

Le hic aujourd’hui dans la culture, c’est que beaucoup ont combiné art avec argent. Énorme maldonne, malsaine et empoisonnée.

Désormais l’obsession n’est plus d’apporter une œuvre riche en émotivité, riche en créativité. Non. Désormais les boutiquiers se croyants artisans, ils poussent les créatifs à taire la beauté, l’émotion, le ressenti et autres. L’unique objectif étant d’accumuler des vues, des Tweets, du buzz, des postures flashions, vêtements, sponsors, marchandising. Que du matériel.

Tout ça c’est froid, ça n’emmène rien ni personne dans un voyage psychique, émotionnel, lesquels nous transportent, nous apportent les larmes de joie ou des larmes de condoléances.

La force d’une œuvre artistique, c’est avant tout de réunir les gens, de changer le monde par le cœur ou la tristesse. Que ce soit la musique qui procure passion et révolution, ou bien l’écriture qui retrace les siècles, les mots et les maux des époques.

Fabriquer de la daube « naphtal-aryanisée » en industrie packaging ça rapporte certes mais ça se jette aussi sec pour relancer sur le marché la bouse fraîchement déféquée de la précédente fournée dite ‘culturelle’.

Pour moi l’écriture, mes deux projets musicaux avec mes deux amis, être artiste, c’est une joie merveilleuse. Mais je reste le plus conscient possible et je préfère être en échec de vente, ne pas enchainer des signatures à tout va, faire des podiums de rayons en librairie à gogo.

J’aime partager mes écrits, faire des interviews propres avec des chroniqueurs(ses), des radios et télés YouTube dites ‘underground’, faire voyager mes livres, mes textes, les sons avec mes deux potes. Du moment que je peux vivre (à mon échelle modeste) ma vie d’écrivain, d’artiste, normalement, sans outrance ni démesure, ça me convient parfaitement. Ça me navre, m’attriste même, de voir et d’entendre de la musique sans musique, des textes sans histoires, sans retranscrit, sans âme. Ça fructifie des billets, mais c’est froid et vide de sens. C’est comme pour les déforestations. Lorsqu’il n’y aura plus un arbre, donc zéro oxygène, ce n’est pas les billets verts qui nous aideront à respirer. Sans air et sans vie, faire la bringue en boites VIP mode trisomiques W9 NRJ12… Macache glawis.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Lorsque j’écris, même une petite prose qui sera sur mon Instagram, c’est une grâce, une victoire. Être apte à retranscrire mes maux par des mots, mes émotions ainsi que d’illustrer mon message par des métaphores mystiques narratives. Comme une peinture fantastique, genre Renaissance. Lorsque j’écris je me sens si bien, j’ai été capable de m’exprimer, j’ai pu mettre le meilleur de mes émotions, de mes entrailles.

J’ai presque un sentiment de fierté, comme une revanche sur ma jeunesse d’être effacé, trop introverti, incapable et soumis aux violences, quolibets en tous genres.

Par contre pour ce qui est des inconvénients, je dirais la page blanche. Je nomme cela les périodes de silence. Là c’est assez sombre en moi. Lorsque je me sens sans mots, j’angoisse, je panique et j’ai mes peurs qui se nouent avec mes T.O.C.

C’est une traversée dans un enfer désertique à travers la folie, les pulsions d’autodestruction. Les angoisses dominent la raison le plus souvent.

Les émotions, ressentis de l’instant. Toutes ces réactions du cœur et de l’âme. Mais également les pulsions (d’amour, de haine, dépressives ou autodestructrices). C’est un bon côté pour retranscrire et écrire. Ça aide à donner meilleure texture à l’écriture. Pour mieux parvenir à se laisser traverser, transporter par l’inspiration, il faut laisser nos émotions guider la plume. Il faut également s’affranchir et marcher dans le brasier des excès dehors.

Caresser mille dangers et s’élimer l’être afin de nourrir un vécu. Vécu qui apportera matière à cogiter et retranscrire un rendu brut et beau. Plus proche de votre ressenti et donc du livre que vous venez d’écrire. Ça c’est le côté à la fois magique et pourtant périlleux. Le moins bon côté sera à apprendre à maîtriser vos peurs, vos angoisses, vos doutes et vos  échecs récurrents. Ces passages de « silence », page blanche, me terrifient à tel point que ça va s’entrecroiser dans des doutes, donc manque de confiance en moi. Et cela va suggérer à ma pathologie d’y prêter oreille, donc chercher à m’égarer dans des T.O.C.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Toujours en musique. C’est la base dream team pour écrire du tonnerre des Dieux.

Je cherche énormément de chansons, musiques technos, électro, métal et plein d’autres genres, du moment que ça parle à mon âme, à mon énergie colérique, méditative.

Parfois je mets sur ma playlist un bazar bordélique de différents styles. On peut traverser les titres de Slipknot puis (comme les titres se suivent en fonction de l’ordre alphabétique du classement de mon tel Samsung) on arrive sur des reprises piano calmes d’un artiste Maxence Cyrin. Ou bien Aphex Twin avec « Didgerido » puis des track de Deftones.

Le plus souvent la musique me met en réflexions, en questionnements, en libération d’excès colériques. Bref c’est ma cocote minute confectionnant l’énergie du soir, de ma vadrouille.

J’essaie de stimuler ma plume à manifester l’essentiel. Le plus souvent c’est la mélodie ou l’agressivité ou encore l’énigmatique de l’électro techno qui m’aidera à peindre les mots sur la toile de mes maux.

Je vis en grande partie la nuit. Je marche, je tourne en rond dans ce donjon Montpelliérain. La musique dans les oreilles via mon portable dans la poche. J’observe les autres (les normaux). Je regarde comment ils agissent et s’agitent autour de tout ce chaos guignolesque qu’ils formatent de jour en jour. On dit que la nuit les gens sont dans l’excès et l’alcool. Mais paradoxalement c’est la nuit que la nature humaine révèle la violente et terrible froideur de leurs âmes. Ils auront plus de franchise, laisseront leurs masques hypocrites loin, afin de dévoiler la nature cradingue qu’ils ont.

La journée la vie s’active, mais une vie mécanique, glacée. Les gens ne se disent pas bonjour, ils sont bloqués dans les applications de smartphones ou IPhone. Voire méprisants, quasi inhumains. Par contre la nuit ils sont expressifs, ça oui, seulement c’est pour critiquer, médiser et humilier les personnes hors de leurs castes privées. Castes d’exigences modernes où il convient de s’habiller de marque, mode, coiffure millimétrée comme dans les télé-réalités.

La nuit chaque visage peut devenir un tribunal sans appel. Jugements, stigmatisations, lapidations, haines gratuites. Il n’y a que des sentences mais aucune acceptation de l’autre.

À Montpellier la nuit, les soi-disant étudiants, ils sont abonnés des bars et boites de nuit. Leurs seuls intérêts étant de faire semblant d’être des adultes, des « bonhommes », des simulacres d’influenceurs W9 NRJ12 se la racontant, jouant à Pablo Escobar de chez Club Dorothée pour chercher l’attrait des jouvencelles. Ces dernières méprisantes et méprisables à souhait sans évoquer leurs calculs d’esprits vénaux.

Elles, elles vont négliger leur être, leurs valeurs, leur force d’esprit, leur potentiel. Dans le but d’avoir tout gratuit, se faire offrir les repas, les verres, les soirées, les festivals, les shows cases, tout à l’œil. Mais en faisant semblant de « monnayer » leurs faveurs, leurs charmes.

J’ai vu de mes yeux comment elles ne se respectent pas et n’ont aucune dignité ni aucun tabou lorsqu’il s’agit d’avoir des privilèges de luxe. Beaucoup passent leurs soirées à se flasher sur snapchat et instagram. Certaines en profitent pour appâter les frustrés (comme moi) pour les inciter à s’abonner sur MYM et/ou OnlyFans.

Cela dans un objectif lucratif, gagner de l’argent en s’exhibant derrière un écran virtuel de téléphone avec des accessoires en caoutchouc. Le résultat final étant d’avoir suffisamment d’argent pour les boutiques, les plages privées, les pass VIP, etc.

Personnellement, que certaines s’en sortent et vivent très bien, tant mieux pour elles. Non, ce qui me heurte c’est toute cette mentalité d’argent, de restriction humaine, cette séparation des classes et la loi du virtuel qui vient écraser les jacquouilles maux-dits de l’existence.

Il y a eu énormément de monstruosités et de haines des sexes opposés depuis que certaines harpies nazis ont décrété que TOUS les hommes sont des enculés. Je regrette, je ne partage PAS les ‘valeurs’ de ces bourges « mascularisés » à coups de CB. Je n’aime pas les relations charnelles dans la dominance, la force ou la soumission (sous-mission).

Il y a des hommes corrects. Je n’en suis peut-être pas un, ou pas le meilleur des êtres masculins hétéro. Mais ça existe et les amalgames ne servent que les intérêts despotiques.

Tout cela, ces ressentis, créent cette rage et cette colère. Toutes ces exclusions j’ai voulu les retranscrire au cœur de mon dix-huitième livre « l’Enfer-Me-Ment ». Montrer à quel degré les égrégores modernes ont façonné une église sectaire, totalitaire, où les personnes hors norme sont chassées, exclues et survivent comme des reclus au milieu des rebus.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En principe lorsque je suis dehors, confronté aux excès, au chaos, aux horreurs que les ‘normaux’ m’infligent. Également lorsque je vadrouille la musique dans les oreilles. Donc je commence à écrire sur mon téléphone. Je me sers des SMS en m’envoyant à moi-même le texto. Je peaufine souvent au fur et à mesure, parfois dans mes SMS, puis en m’envoyant sur mon mail perso mes notes. J’affine et j’envoie. Ensuite une fois devant mon ordinateur, je copie/colle dans mon fichier Word et j’affine en mise en page.

Avant pendant les dix premiers livres, j’écrivais tout à la main sur des cahiers épais. Je ne savais pas un brin utiliser un PC. Lorsque j’avais écrit à la main mon texte, je demandais à ma mère de m’aider en retapant le texte sur un fichier informatique (un fichier Word).

Maman m’a, au fur et à mesure ‘formé’ dans l’art formel d’écriture. En ce sens qu’elle est très à cheval sur l’orthographe. Maman fut longtemps directrice commerciale, elle a travaillé dans la presse magazine, et ensuite dans les journaux Midi Libre et la Gazette. Maman a été numéro 1 de toute la France à une époque. Malheureusement à Midi Libre elle a eu à subir beaucoup de choses et aussi du harcèlement moral. En effet à l’époque, une femme qui est douée, qui a des résultats et du caractère, c’était très mal vu. Aussi les dirigeants ont essayé de la torpiller. Elle a réussi à ressusciter un magasine à l’agonie.

Ma mère m’a, sans le savoir, appris en corrigeant mes textes, tout en les retapant sur l’ordinateur, à ce que je ne tombe pas dans certains excès, ajouts, rajouts de trop dans ma plume. Elle sait écrire, aussi elle m’a transmis cette concision qui m’a aidé à ce que j’écrive au plus juste.

Je n’ai pas fait d’études. J’ai souffert énormément dans les écoles et collèges de malveillances de la part des autres enfants et du personnel enseignant (en-saignant).

Ces derniers, avec l’aide de ma famille, ont menacé ma mère de la séparer de moi si elle n’acceptait pas de me faire interner à l’hôpital psychiatrique de Montpellier. J’avais seize ans et l’hôpital ‘la Colombière’ de Montpellier est emmuré, genre quartier haute sécurité prison. Il y a plusieurs bâtiments, lesquels à l’époque étaient des mouroirs austères, froids et  morbides. On était en détention et le personnel soignant nous a détruits. Ils utilisaient la peur, l’emprise de force et la férocité psychique avec la combinaison des psychotropes chimiques injectés en nous. Ce qui leurs permettaient de nous rabaisser et qu’on soit complètement soumis à tout ce qu’ils pouvaient nous dire/faire, et bien sur tout ce qu’ils voulaient nous faire/dire.

J’ai eu le bonheur d’être capable d’écrire au fil des années. À l’HP j’écrivais des scénarios, sans conscience professionnelle. Je me suis façonné progressivement sur le tas. J’ai longtemps cheminé avant d’être plus carré dans ma vocation. En écoutant les gens, en parlant avec tous, tous corps de métiers confondus. Plusieurs cercles de milieux visibles ou invisibles. J’ai essayé au mieux d’apprendre et à me cultiver par moi-même.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Il est nécessaire de se frotter au chaos, à la violence de l’extérieur si l’on a besoin de trouver l’inspiration la plus proche de la ‘perfection’.

Parfois c’est en puisant dans l’abîme, l’horreur, la peur, la tristesse qui nous traquent et que l’on essaie de fuir, d’enfouir pour avancer. Tout cela représente les voix de votre âme, de vos pulsions, de vos désirs, lesquelles tapotent à la porte de votre conscience, cherchant à sortir du subconscient. Elles ont besoin de rugir, de sortir et s’exprimer, elles nécessitent d’exister.

Certaines vont répercuter ces noirceurs dans la dépravation festive, alcoolisée, substances chimiques illégales. Excès de violences. D’autres pourront écrire et interpréter tous ces cauchemars et ses frayeurs.

Parfois j’ai écrit quelques proses révélant/illustrant ce qu’il y a de virulent, bestial, effroyable, impardonnable. J’épouse mes peurs et mes chaos, tout en étant pétrifié par moi-même. Par contre, une fois que j’ai pu retranscrire en mots, je me sens plus calmé, plus apaisé.

Parfois, lorsque je suis en pleine crise de folie, d’excès, bien entendu c’est le vase qui déborde et j’ai besoin d’afficher ma colère aux yeux de tous. J’ai besoin d’effrayer, de choquer, de provoquer les bienséants et de remettre quelques compteurs à zéro.

Mais parfois je vais en bénéficier pour avoir de l’inspiration et écrire mes maux.

On voit curieusement que ceux qui ont peint et dépeint l’Histoire, pour la plupart des poètes et artistes, étaient considérés, diagnostiqués comme fous, perturbés. Cependant leurs visions du monde ont révolutionné l’Histoire ainsi que la perception des gens entre eux.

Donc en résumé, si aujourd’hui les normaux vivent décomplexés dans leurs travers, leurs exigences, leurs vices élitistes et leurs dépravations monnayables marquetées, c’est grâce à nous les fous, les gueux, les jacqouilles. Si vos prépubaires sont des jacquards, c’est grâce à nous.

Comme la plupart de ceux qui créent j’ai le syndrome de la page blanche ! Cela me terrifie à chaque fois, comme si je plongeais dans abîme sans fond où j’ai l’impression de tout perdre, c’est-à-dire de perdre mon écriture, ce qui est ma raison de vivre. Dans ces moments terribles je me sens démuni, vide et annihilé. En fait on se sent esclave de cette fluidité que l’on n’a plus et cela crée une angoisse profonde qui déclenche des crises douloureuses. Heureusement ç’est transitoire. Vivre de nouvelles expériences relance la machine en général.

Souvent on dit qu’écrire est une thérapie. C’est tout à fait exact.

Écrire me permet de vociférer ma rage, mes frustrations, mes désirs et mes désespérances.

C’est également grâce à l’écriture que je peux dessiner, composer, exprimer tout un univers à moi. Un expressionnisme dans lequel j’ai la parole sans qu’on me ressasse de me taire sous prétexte que je ne suis rien d’autre que l’immonde erreur de Dieu, laquelle devrait être exécutée sur le champ et disparaître de la surface existentielle. Écrire c’est vivre. Écrire c’est devenir et m’épanouir.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Beaucoup, j’essaye de combiner la réalité quotidienne avec une narration métaphorique.

Les ouvrages précédents sont des retranscrits poétiques, analytiques, fantastiques. Tous basés sur des corps de métiers, des rencontres, des sentiments amoureux pour des machiavelles vénales.

Mes blessures deviennent écriture. La plupart de mes textes sont issus de mes tourments, de mes angoisses, de mes réflexions, désillusions.

Il est juste d’avouer que me lire est parfois énigmatique et difficile car je vis ce que j’écris, donc étant dans mes émotions et dans ma tête, je ne fais pas attention à ce que ceux qui peuvent me lire soient désarçonnés et perplexes. Mais depuis « Mort Sûre d’Amours » j’essaie d’améliorer ma prose afin de la rendre plus ‘accessible’. Dorénavant je fais plus d’efforts pour cela dans mes nouveaux livres. Petit à petit je dessine par l’écriture un univers fait de proses poétiques, mélangeant la réalité comme un journal intime métaphorique. J’essaie de bâtir une inspiration entre H.P. Loftcraft, Anne Rice, Palahniuk, Baudelaire et Voltaire. Et un peu une tragédie Shakespearienne.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Tout ce qui concerne l’esthétique ésotérique, mystique, cela vient depuis toujours dans mon enfance et mon quotidien, du fait que j’étais très intrigué et fasciné par ces sujets, ces questionnements. J’adore les anges, j’ai un attrait artistique pour le visuel des flammes. Je trouve qu’elles illustrent bien l’existence, la souffrance. Elles dévorent mais plus on s’affaiblit, plus elles gagnent en force. Les flammes sont presque immortelles.

Sinon pour les thèmes récurrents comme les femmes, la religion et l’enfer, j’évoque tous les tourments qui me rongent au quotidien. Comme la désespérance de toucher, caresser l’intime d’une femme sans devoir être condamné, reclus aux prestations cauchemardesques des escortes girls, alors que les jeunes femmes dans le monde réel, le monde des vivants, là où elles sont plus belles et attirantes que ces annonces déshumanisantes de sexe tarifé, des sites avec des photos truquées, des annonces arnaques où il faut passer des éternités à décrypter le vrai du faux pour au final ne pas ressentir mon plaisir. J’aime la douceur et la tendresse charnelle d’une femme avec moi. N’en déplaise à ces furies nazies, harpies fémens qui affirment que tous les hommes veulent pénétrer les femmes par dominance machiste.

Et non ! Rien qu’embrasser les lèvres de la jouvencelle, sentir ses mains sur moi, mes mains parcourant, dessinant ses courbes (même si elle est habillée), c’est plus intense et plus magique à mes yeux qu’une chevauchée PMU sordide, mode bricolage Ikea pour les bourrins et PlaySkool pour attardés influenceurs trimards W9 NRJ12. La religion est davantage là pour illustrer la tyrannie politique, la barbarie des codes sociaux. Et aussi l’obéissance aveugle à des pseudos prophètes, maniant le mensonge et la manipulation de masse à la perfection. La religion illustre bien comment certains se définissent comme étant le bien et comment ils jugent et brûlent aisément sous la « bienveillance » de Dieu, évidemment pour se dédouaner de toutes responsabilités criminelles. L’habit ne fait pas le moine.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Chaque livre, en tout cas les récents (depuis le douzième « Cieux FM »), chaque livre représente une traversée, une étape franchie dans mon cheminement d’existence.

En ce qui concerne les trois derniers livres, j’ai dû me mettre en danger, mentalement, physiquement, émotionnellement. Cela était imprévu, mais nécessaire pour mieux retranscrire et mieux écrire les textes figurant dans l’émotion de l’ouvrage en cours d’écriture.

J’ai vécu des vertiges assez féroces, la plupart des livres une fois édités, j’étais heureux et soulagé d’avoir pu publier l’ouvrage. En fait c’est comme une grossesse, vous avez peur d’avoir une fausse couche, la trouille vous suit jusqu’à la naissance de votre œuvre.

Là, vous êtes content et soulagé d’avoir mis bas votre enfant. Vous êtes enthousiaste à la perspective d’aller en interview pour partager vos émotions, votre parcours sur le livre fini.

Enthousiaste d’évoquer comment vous avez traversé les difficultés et les situations qui vous ont marquées ou mis en péril durant l’écriture du recueil.

D’où mes phrases lancinantes sur mon désir d’activités littéraires.

C’est pourquoi j’affirme qu’aboutir à son projet artistique est une magnifique victoire, qu’importe la folie people. Vous avez créé une œuvre, vous l’avez portée, vous l’avez traversée, et vous l’avez accouchée. C’est une victoire. Ce n’est pas comme ces marchands qui écoulent des stocks de productions préfabriquées en masse, genre mer noire mazoutée. J’ai pas mal morflé pendant trois ans sur les ouvrages « De Feux et d’Encres », « 666 Nuances De Braises », « Mort Sûre d’Amours ». En revanche avec « Gazhell » et « l’Enfer-Me-Ment », j’ai eu des difficultés de page blanche, mais après j’ai été bien, j’avais de l’inspiration et l’état mental apaisé. Et honnêtement, sans déconner, ces deux livres font partie de mes préférés et à mes yeux ils sont mes meilleurs livres.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

« Gazhell » et « l’Enfer-Me-Ment ». Le premier car j’ai pu intégrer mon vécu du moment avec la réinterprétation fictive, narrative, du mythe de Lucifer.

Ce treizième livre était l’affranchissement de deux tabous T.O.C. de mon passé. Parler librement du désir érotique, de l’envie sexuelle avec elles, celles qui m’attirent, cette émotion de bien-être. J’ai retranscrit et vécu la douceur charnelle, le tactile de peau à peau, comme un don spirituel.

Lorsque (pour les rares fois avec les escortes) j’avais vécu un instant féérique en embrassant les lèvres de la fille, toucher sa peau, caresser ses courbes. Toute la peur, l’horreur cauchemardesque, tout cela s’évaporait momentanément comme dans une parenthèse enchantée.

Je me ressentais vivant, humain, bien, cajolé. D’où l’instant de grâce onirique qui rédige et repeint les mots de mes colères frustratives envers les normaux, lesquels dégueulassent ce don privilégié par leurs décadences et leurs excès sociétaires.

À l’époque où j’écrivais « Gazhell », j’étais un peu plus ‘guéri’, j’avais passé des années destructrices suite aux décès successifs de mon père puis de ma grand-mère. Je me frottais aux autres, je marchais dans la lumière parmi les gens, j’essayais de m’affirmer en tant que Vincent, écrivain gothique, fier de l’être. « l’Enfer-Me-Ment » est mon dix-huitième et j’ai aimé l’écrire, j’ai senti que j’ai affuté, affiné mon écriture, qu’elle est plus adaptable et plus belle pour « l’offrir » à des lecteurs.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

On ne peut pas parler de succès, mais ça va. J’ai pu en vendre quelques exemplaires pour certains d’entre eux. Ce qui me plairait davantage c’est de voir que mes livres ont un retour, un écho d’existence dans le monde. Pas m’imposer ni faire le bulldozer, non. Juste avoir une petite place où j’existe. Que mon écriture plaise ou déplaise mais qu’elle existe.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Jamais, au grand jamais ! Plutôt me shooter avec un fusil AR15, ou me décalquer avec un pompe canon sciée et brûler ma dépouille afin d’éviter que ma famille, MaKKKron et sa clique, les bars Alhambra et tous ces trimards de Montpellier, qu’ils viennent tous danser, s’alcooliser massivement, partouzer et éjaculer un tsunami de giclettes sur ma tombe imbibée de leurs crachats.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai un livre ne préparation chez un éditeur qui a accepté de m’éditer, à compte d’éditeur cette fois. C’est une grande joie pour moi car cela confirme mon statut d’écrivain.

Ce livre est intitulé « Kaléidoscope », il paraîtra prochainement et j’en suis vraiment heureux.

J’ai envie et besoin d’écrire encore et toujours et de continuer à essayer de m’améliorer en tant qu’auteur.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Mes dix-huit premiers livres ont été publiés en autoédition. Parce qu’ils ont respecté le message de mes livres. Parce qu’ils ont été main dans la main avec moi et que le résultat de chacun était conforme à ce que je souhaitais délivrer, à ce dont je voulais témoigner. Parce qu’avec ces éditeurs, professionnels, en autoédition, ils ont la censure avisée et juste. Ils ne sont pas préoccupés par le score des ventes, Tweets, buzz à gogo et papiers culs de ceux qui se prétendent faiseurs ou défaiseurs d’auteurs, pour torcher de complaisance narcissique et flatulences égoïstes, égocentriques. (égo-sans-trique) leurs « élus ».


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

« l’Enfer-Me-Ment » évoque la routine d’un être hors système, limite ‘exsangue’ jusqu’à l’écœurement de la hype attitude sociétale. Avec cet ouvrage je voulais raconter les ravages que mon procuré ces récentes années de socialisation.

Combien le contact est destructeur, venimeux, compressé dans un poison qui vous nécrose l’âme ainsi que la conscience. J’ai écrit en ouverture du livre une introduction métaphorique avec l’image du désir, de l’envie d’être près d’elles. J’ai utilisé le symbole de la rose rouge flamboyante, magnifique, somptueuse, parfumée divinement, très, voire trop, attractive et pourtant très épineuse et empoisonnée.

Longtemps, à travers ma ruée dans les caniveaux de l’underground, j’ai essayé d’approcher ces jonquilles et fleurs de lys. Mais à chaque fois j’y ai trouvé chaos et pulsions mortifères dans un tonnerre d’excès.

Retranscrire également la survie lorsqu’on n’est pas sponsorisé par la palette multiple d’un éventail de cartes bancaires (ou bien les parents des p’tits trimards, faisant croire qu’ils étudient alors que l’unique diplôme qu’ils cherchent c’est alcoolo et Gogols analphabètes W9 NRJ12). Je voulais, tout en améliorant mon style afin qu’il soit plus lisible pour le maximum de lecteurs, témoigner de l’enfer que l’on traverse sans moyen, sans joie, voire sans droits humains.

Dans ce livre j’ai ‘décalqué’ la figure de la prêtrise. J’ai deux amis prêtres, mais j’ai vu et connu de nombreux hypocrites ecclésiastiques. J’ai fréquenté quelques groupes d’intégristes catholiques (cathos-like). Rien d’effarant, c’est juste des cinglés de la bible dogmatique. Je me rendais dans des églises et j’assistais à des réunions de prières. Ça durait 4 à 6 heures.

On commençait par ce que l’on appelle des chapelets puis lecture de passages religieux, entourés d’un « Notre-Père » puis cinq « Je Vous Salue Marie » et des phrases redondantes dogmatiques. Ensuite, une heure de chants religieux et un débat qu’ils tenaient sur comment évangéliser le maximum d’abonnés au club pour l’année à venir.

Par contre des tarés bibliques j’en ai croisés,  parfois on rigole un bon coup mais des fois c’est effrayant. L’un des vieux ronchons intégristes est toujours à zigzaguer dans les rues pour arracher des affiches de nightclubs et concerts afin d’affirmer que c’est l’œuvre du Malin. Jésus va apparaître en pointant les pécheurs de l’index pour le Jugement Dernier.

Une dame, que je n’ai plus revue depuis 2003, s’est coupée de ses petits-enfants et sa fille car ils avaient choisi le diable (en fait, traduction ils choisissent la société). Bref j’en ai vu des vertes et des pas mûres, voire des moisissures nécrosées.

Sinon pour la métaphore des prêtres dans « l’Enfer-Me-Ment », je me suis inspiré de deux autres prêtres, ex-amis à moi qui m’ont menti et trahi. Ensuite j’ai utilisé cette illustration métaphorique sur l’aspect gouvernemental, politique, commercial, l’effet de masse, tout ce qui fait la dictature et le totalitarisme aveuglé. La religion est un vecteur de peur et d’aboiements à l’ordre sectaire, fasciste.

Et puis il y a tous ces « égrégores » que l’on se façonne à force de trop virevolter, vadrouiller toujours dans les mêmes recoins de sa prison. À force on bétonne ses croyances, même si celles-ci sont parfois infondées, voire ‘erronées’, on va croire à tout parce qu’on souffre atrocement. Plus on souffre, plus on est en carence d’oxygène, plus on est soumis à croire à ce qui va s’opposer aux maux qui nous frustrent.

La colère nous prête à plier genoux et louer ce qui affranchit ces émotions renégates qui nous brûlent les lèvres mais que l’on se retient d’évoquer au grand jour, publiquement. 

Ma vision du monde est étroite, restreinte, étriquée. Je ne voyage presque pas, je tourne en rond inlassablement dans le même cercle atmosphérique du centre Montpelliérain. Je ne vois que des jeunes stupides et cruels. Leurs mœurs deviennent trop imposantes sur mon oxygène. Ils sont très intolérants et pour ce qui est des mentalités des « féministes » elles ont la croix gammée dans la « gestuelle » si facilement. À force ma vision des gens est faussée.

D’où mon retranchement à généraliser mes mots et mes actes.

Certaines personnes qui ont l’habitude de vivre ‘pleinement’ la vie ne pourront probablement pas capter les messages sous le texte. Beaucoup ne peuvent concevoir qu’un être, habitué à se déprécier, se négliger, se détruire, se cacher, se minimiser aisément, puisse souffrir de ne pas avoir les mêmes droits. Ils ignorent qu’ils nous infligent l’excès, l’horrifique défécation qu’ils nous jettent et nous force à avaler.

Vivre dans les ténèbres aujourd’hui c’est survivre dans un enfer citadin où les joies, émotions, sensualités avec elles, toutes grâces de l’existence deviennent un prix forfaitaire, packaging de luxe à ceux qui déploient l’éventail des cartes bancaires. Nous non.

À travers ce livre je dénonce, j’accuse même, ce suprématisme ambiant, ambivalent, lequel s’installe, il s’allonge et se prélasse dans l’âme humaine depuis toujours. Pourtant les gens, même nous les « jacquouilles », nous réprimons la vérité, nous sommes dans le déni et cherchons des excuses, preuves à l’appui, avec arguments rusés, roublardises.

Cependant la culture humaine se fonde dans une barricade de tranchées stigmatisées où l’on case les personnalités, les singularités, les individualités, tout ça quoi, dans des genres, des fiches techniques pour applaudir ou pour blâmer, condamner. De nos jours il faut liker ou crucifier celui-ci, celui-là, parce que la tendance du marché va bander fort ou bander mou.

Je n’instaure aucun dogme, aucune politique, que dalle, non.

Tout ce que je fais c’est d’écrire mes sentiments, mes observations et j’essaie de retranscrire du mieux possible ma douleur afin de pouvoir espérer vivre la douceur de ce monde sans prétention, sans despotisme.

Dans cet ouvrage, j’espère que ceux qui liront mes textes percevront mieux ceux qu’ils médisent du coin de l’œil lorsqu’ils paradent quotidiennement, souvent la nuit. Qu’ils comprendront que les « kassos » ont une âme, un cœur et un cerveau.

   


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Oh Dieu, c’est compliqué pour ma part.

J’ai très peu d’occasions d’être inscrit dans les salons littéraires. Ils sont souvent très « élitistes » et les quelques fois où je l’ai fait, j’ai été le « kassos » du salon. Les gens passent devant vous avec un œil de roi médiévaliste pour vous rappeler qu’ils peuvent vous transmettre les miettes de Godefroy ou vous uriner à distance parce qu’ils sont des acheteurs potentiels, c’est-à-dire : « on a la tune et peut-être on te paiera ».

Je vends très peu de livres. J’ai du mal à trouver des retours sur mon écriture. Ça m’est égal de ne pas nager dans une marée de billets, par contre presque pas de réaction envers mes textes, mes livres, presque rien ! Ça, ç’est pour moi une vraie souffrance.

J’ai déjà mes propres influences artistiques, celles des précédents livres (jusqu’au douzième), ils m’ont violemment craché en pleine face. Ça m’a bien secoué et ‘démoli’. Par contre ça me plairait énormément de converser, d’échanger avec les lecteurs. Ce n’est pas la flatterie qui m’intéresse, pas du tout. En revanche partager avec les autres sur ma plume, ça serait super et vraiment comme une bouffée d’oxygène.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Parce que je n’ai pas beaucoup d’opportunités promotionnelles high tech. Je dis souvent que c’est « le média du pauvre ».

Je suis partisan d’être actif pour promouvoir ses propres œuvres, et mettre la main à la pâte. Cependant passer ses jours et nuits sur le téléphone pour faire QUE les réseaux sociaux c’est un tantinet gavant. Parfois c’est agréable que d’autres plateformes partagent et relaient les textes et les sons. Ça apporte davantage de crédibilité à votre art et ça permet davantage d’objectivité vis-à-vis de votre plume ou de votre composition musicale.

Et puis ça fait plaisir et ça aide le moral d’un artiste lorsqu’un ‘média’ l’interroge, publie une chronique, que l’artiste peut cliquer depuis la plateforme guest, sur « partager » via Facebook et Twitter. Non seulement c’est « professionnel », mais c’est propre et ça aide l’auditeur, le lecteur, à prendre l’artiste au sérieux. Ça prouve également aux gros médias main Stream méprisants et médisants sur nous qu’on est nous aussi des artistes et qu’avec les plateformes qui nous questionnent et nous partagent  nous sommes crédibles et pas de la poussière.

Grâce à des plateformes comme vous chère « heylowdylitdeslivres », « l’ami des auteurs », « love sisters TV », « Radio Sensations », « la lectrice compulsive », « le nouveau Montpellier », « à plumes d’elles ». Grâce à vous tous et toutes vous prouvez que nous existons et vous démontrez que l’aboutissement de nos œuvres est bien plus qu’un packaging pour agonie de clics et Tweets.

Grâce à mes deux amis musiciens, les deux projets artistiques musicaux (« DHELLBOR » & mon ami VanJarre) qui permettent à mes livres – à travers des lyrics en anglais et des extraits de textes français et également le vecteur musical – de faire voyager mon écriture à travers le monde via YouTube et Instagram.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’ai un énorme déficit de l’attention, je n’arrive pas à me plonger dans un épais roman. D’où le bienfait et l’aide de la musique lorsque j’écris.

Mais j’aimerais beaucoup lire les ouvrages des autres, ça me plairait énormément de découvrir d’autres écrivains et d’enrichir mon écriture ainsi que mon inspiration.

J’aime beaucoup la plume de Baudelaire, celle de Voltaire, William Blake et Anne Rice.

En revanche je lis beaucoup de lyrics des musiciens que j’écoute. J’adore la combinaison entre métaphores et poésies. Ça m’aide beaucoup à garder un enrichissement d’écriture.

D’où la logique de mes publications rageuses sur mes réseaux sociaux à l’égard des trimards commerciaux de l’industrie musicale main Stream actuelle. Si la créativité musicale et parolière deviennent gâteuses, accessibles aux analphabètes de télés réalités, là ça va être un drame, pour moi-même, mais pour les générations à venir. Certes on sera équipés en gadgets technologiques, certes. Mais sinon on aura un cerveau moins performant que Jordy chantant « dur dur d’être un bébé, imbibé ».


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

« Entretien Avec Un Vampire », c’est une œuvre majeure dans mon existence. Lorsque j’étais un des leurs dans le clivage des « vivants ». C’est l’ouvrage référence d’Anne Rice. Ce qui m’a marqué, bien avant de savoir qu’à l’origine il s’agissait d’une œuvre littéraire, c’est que je m’identifiais au personnage de Louis. J’avais été voir ce film au cinéma avec ma tendre grand-mère.

Elle m’a quittée en 2014, dix jours après mon anniversaire, de manière abrupte. Je n’ai pas pu lui dire au revoir compte tenu de l’attitude du SAMU qui l’a laissée s’étouffer. Ils étaient focalisés sur son grand âge et c’est ma mère qui a dû faire un forcing afin qu’ils daignent l’emmener aux urgences où elle décèdera dans des souffrances respiratoires durant cinq longues heures et après trois infarctus successifs.

« Entretien Avec Un Vampire » fut une révélation gothique pour moi, j’avais douze ans. J’étais déjà fasciné par le fantastique, très intrigué et intéressé par le spirituel, le style ésotérique. Par exemple quand je regardais des films, très jeune, comme « Le Choc des Titans » la version originale des années soixante, j’imaginais des scènes, comme un enfant créatif, cherchant à inventer une histoire pour jouer. J’imaginais qu’il y ait des royaumes religieux multiples coexistant, entre les Dieux de l’Olympe Grec, les Divinités de l’Egypte Ancienne, et bien entendu le Ciel et l’Enfer. Je pré visualisais dans mon imaginaire d’enfant que tous les Dieux se rassemblaient autour d’un bureau pour un brainstorming des affaires communes sur la terre.

Une réunion syndicale ou autre. Pourquoi cette image-là, je ne sais pas mais j’ai toujours aimé la coexistence entre les univers mystiques confondus. Bien des années après je découvre qu’un auteur y a déjà pensé et l’a retranscrit dans plusieurs de ses livres, il s’agit de l’écrivain Neil Gaiman.

Pour revenir à l’ouvrage d’Anne Rice, lorsque j’ai vu ce film adapté de son roman, au départ j’étais encore en quête de matérialiser mon univers, mon style. Je me cherchais et je n’avais pas d’arme pour me représenter face aux hordes d’enfants violents et virulents qui me déchiquetaient chaque journée scolaire. À travers ce film, j’ai découvert la prose poétique des siècles passés, la verve incisive dans un gant de velours, la philosophie d’un être immortel traversant l’éternité dans une mélancolie et ses émotions regrettées. Tout petit, j’avais la terreur absolue des vampires, lesquels n’étaient représentés que par des visages déformés horrifiques et surtout par la prestation vertigineuse de l’acteur Britannique Christopher Lee. Son rôle de Dracula glacial, dans un château lugubre et sa posture sociopathe avec ce regard etc. j’étais terrorisé très vite comme enfant. C’est grâce à l’œuvre d’Anne Rice, écrivant les états d’âmes d’un être prisonnier dans l’immortalité, condamné à assassiner pour survivre. Préférant tuer par crainte de mourir, car devant le néant tout être, toute entité est apeurée. C’est avec cette œuvre qu’une petite partie de moi a pu naître. Cette partie s’est développée pour parvenir à devenir l’écrivain que j’espère être et que j’affine au fil du temps. « Entretien Avec Un Vampire » a empreint une pâte dans le caractère narratif des protagonistes de mes textes. J’ai amené des anges et des démons à décrire leurs ressentis, leurs angoisses dépressives, à travers le ravage, le carnage cacophonique des éternités, lesquelles balayent froidement les émotions, les regrets, sans ménagement.

« Constantine » est également une œuvre que j’aurais aimé écrire. Certes, c’est d’abord un comics DC, mais (oui je l’ai aussi découvert en film, mais en DVD), je trouve l’inspiration et la créativité ‘acrylique’ fascinante. Cette œuvre m’a beaucoup marqué et elle m’a amené dans des directions d’écritures pour mes ouvrages.


Avez-vous d’autres passions ?

Mes deux projets musicaux et la sensualité oniriques avec les femmes. J’aime les animaux, je trouve fascinant l’art des photographes, des dessinateurs et des monteurs d’images.

Mais l’écriture est ma vie, mon être, ma raison ainsi que mon oxygène. C’est ma vocation et l’unique don merveilleux que la vie m’a donné. Comme dirait ma sœur d’écriture et poétesse, Mlle Sandrine Turquier : « ma vie est écriture ».


Un dernier commentaire ?

Vive l’écriture, vive l’art conscient, les artistes, auteurs libres et authentiques.

Merci de tout cœur à l’auteure Brigitte Bianco, ma bienfaitrice et ange gardien depuis 2021. C’est grâce à elle que j’ai pu vivre un peu mes activités littéraires. Merci à VanJarre qui est un amour, il m’aide énormément, faire des sons ensemble m’apporte un soutien précieux.

Merci à Sandrine Turquier, auteure et poétesse, elle est ma sœur d’écriture. Sandrine a une remarquable plume poétique, son talent est immense. Elle m’a soutenu et je l’aime beaucoup, elle est une amie en or. Merci à Mr Fredel Silereves également, et mon ami Frédéric Candian.


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BIBLIOGRAPHIE

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Phil KALEAN

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Phil Kalean,

J’ai écrit 3 romans (“Jana” (2016), “Le journal d’Eden (2018) et “Entre rêve et tourments (2021)”.

Je travaille à Nantes en tant que manager des risques pour une entreprise du secteur du courtage assurance.

Marié, 54 ans, j’ai deux enfants.

Curieux de tout, j’adore les voyages.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Archéologue, écrivain, reporter étaient les métiers qui me faisaient rêver dans mon enfance.

J’adorais les rédactions qui donnaient libre cours à mon imagination fertile. Dans mon enfance et mon adolescence, j’écrivais de petits textes. Je me suis lancé le défi d’écrire un long texte avec l’écriture de mon premier roman à 46 ans.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Sur tous mes bulletins d’écolier, il y avait toujours la même critique : “dans la lune”. J’ai juste voulu raconter les choses fantastiques que j’ai vécues sur cette planète où je passe tellement de temps…

Une anecdote : quand mes fils étaient petits, je leur racontais tous les soirs une histoire inventée à la minute, ce qui ne manquait pas d’étonner mes proches…


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non. Dès mon premier roman, j’ai eu la chance de trouver un éditeur (les éditions du Menhir) qui a cru en mon œuvre et m’a attribué son coup de cœur d’automne. Et ensuite, ce fut la même chose avec mes deux romans suivants pour lesquels deux maisons d’édition différentes m’ont fait confiance. À ce jour, je possède plusieurs pistes de manuscrits embryonnaires ou inachevés qui sont autant de pistes pour de futurs romans.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux.

À part les écrivains publics qui peuvent potentiellement faire ce métier sans passion, écrivain(e) est d’abord une passion. D’autre part, je considère que dès lors qu’un écrivain est édité, cela devient aussi un métier qui demande une collaboration avec l’éditeur lors des différentes phases de création puis de communication. J’aime bien ces facettes, et en particulier participer aux interviews des médias ou des chroniqueuses passionnées. 😉


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les retours des lecteurs auxquels s’ajoute la fameuse question impatiente des mordus “quand sort votre prochain roman ?” sont pour moi la récompense de tous mes efforts et une source importante de motivation.

La saturation actuelle du marché du livre ainsi que les difficultés à trouver un éditeur ou à obtenir de la visibilité correspondent à la face obscure du monde de l’édition.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris quand j’ai le temps et trouver ce temps est mon principal problème. Ainsi, c’est essentiellement en soirée, après la journée de travail que je plonge dans l’écriture, dans un état de grande concentration.

J’utilise des playlists que j’ai constituées moi-même et qui portent des noms explicites en fonction du passage que j’écris : mélancolie, action, fiesta, zen, grandiose, tension, etc. Elles m’aident à me plonger plus rapidement dans l’atmosphère recherchée.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Pour mes trois premiers romans, j’ai adopté la méthode classique qui consiste avant d’écrire le roman à construire un story board avec les personnages, les lieux, le fil simplifié de l’histoire, etc. Cela permet de rester plausible tout en proposant des rebondissements et retournements de situation surprenants mais crédibles.

Pour mon prochain roman, j’ai décidé de casser les codes par défi, en faisant confiance à mon instinct. Cela devrait renforcer l’originalité et la spontanéité du récit.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Le plus difficile est de trouver “l’arc narratif original” : la bonne idée de départ. Celle qui est nouvelle, que les autres auteurs n’ont pas encore exploitée ou exploitée différemment.

Ensuite l’inspiration vient toute seule.

Cette idée de départ peut provenir de mes voyages, de mon expérience, de rencontres fortuites, de l’actualité ou bien d’un rêve. Pour que cette idée soit viable, elle doit être particulièrement chargée en émotion.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Elles sont un tissu dense composé de fils issus du réel (mon expérience ou celles d’autres), entremêlés d’autres fils issus de l’imaginaire. Plus le tissu est tissé dense, plus on croit que tout est vrai, et plus le lecteur s’immerge facilement.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Dans “Jana”, un jeune lycéen nantais possède un don hérité de son grand-père qu’il utilise pour protéger une jeune Russe qu’il a rencontrée dans la forêt. C’est une romance, un road movie bourré d’adrénaline et de mystère.

“Le journal d’Eden” est un thriller redoutable : la quête d’un jeune homme qui cherche à comprendre pourquoi son amour de jeunesse s’est donnée la mort. La lecture du journal intime de la victime ravive les souvenirs du héros. Le lecteur navigue entre la nostalgie de ce paradis perdu très fort en émotions et le présent terrible où mystère et dangers sont omniprésents. Il se déroule en Bretagne et dans les brumes du Marais Poitevin.

“Entre rêve et tourments” est un thriller historique qui prend racine dans la révolution tunisienne de 2010. Par amour, un journaliste français en vacances va aider une Tunisienne, cyber dissidente, sans se douter de l’effroyable aventure qui les attend.  

Ces 3 romans ont des sujets très différents mais ils ont un point commun : le synopsis de départ a provoqué à chaque fois une émotion puissante qu’il ne me restait plus qu’à transmettre au lecteur. Ils partagent également des ingrédients qui me sont chers : une histoire d’amour impossible, du frisson (dangers, suspens et rebondissements) et des personnages forts auxquels mes lecteurs me disent beaucoup s’attacher.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus simple a été le premier (Jana) car il se déroule à Nantes et dans des lieux que je connais en faisant appel à des souvenirs ou expériences vécues.

Le plus complexe est le dernier (Entre rêve et tourments) : un an et demi de recherches sur la Tunisie avant de commencer l’écriture.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non, ils sont tous différents. À chaque fois, j’ai “cassé le moule”  et me suis lancé un nouveau défi.

Je pense qu’ils feraient tous de très bons films.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Oui si je tiens compte des retours des lecteurs, des chroniqueurs et des ventes (que je relativise dans notre conjoncture difficile). Non, quand je pense que très peu de librairies les distribuent : ils n’ont donc pas la même chance que d’autres.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui cette année, je fais une pause, en raison des difficultés que j’ai déjà évoquées et du peu de temps dont je dispose.

Mais ce n’est qu’une pause.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai commencé mon quatrième roman mais comme je l’expliquais supra, je vais me donner du temps.

Et puis la promotion de mon dernier roman continue…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maisons d’éditions (une différente par livre) parce qu’elles m’ont fait confiance.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

“Entre rêve et tourments” est sorti en novembre 2021. Comme l’a écrit le webzine “Branchés Culture”, il s’agit d’une “plongée passionnelle au cœur de la révolution tunisienne”.

L’héroïne centrale est Fatine, une jeune femme cyberdissidente, généreuse, moderne et très courageuse. Le deuxième personnage important est Bastian, journaliste français en vacances en Tunisie, qui propose son aide à Fatine, sans se douter de l’aventure effroyable qui les attend dans un pays au bord de l’ébullition.

De nombreux personnages secondaires, attachants, forts en caractères ou terrifiants les entourent.

   


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’adore les retours sur mes livres. Les réseaux sociaux le permettent à grande échelle. J’ai aussi des échanges directs avec mes fidèles lecteurs de Nantes qui me motivent à poursuivre l’aventure de l’écriture.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Facebook, Instagram et LinkedIn. J’ai juste diffusé la vidéo de bande annonce d’”Entre rêve et tourments” sur Tik Tok.

Je suis plus actif sur Facebook qui seul permet de réaliser de vrais articles avec du texte mêlé d’images et de liens, en offrant un confort visuel optimal. Instagram, LinkedIn et Tik tok sont moins adaptés à la littérature. C’est dommage que Facebook soit de plus en plus délaissé. Mais je pense que le regain d’intérêt pour ce média reviendra.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui je lis beaucoup et de tout. “J’adore l’éclectisme, le saut en longueur, tout ça…mais là j’ai arrêté car c’est fatigant l’éclectisme.” (“Tournez Ménages” Les Inconnus) 😉

J’alterne en permanence thrillers (mon pêché mignon) et littérature générale très variée par curiosité et désir de ne pas m’enfermer dans un genre. Je lis aussi des ouvrages pour me documenter en amont de l’écriture de mes romans.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je laisse les chefs d’œuvres à leurs auteurs et autrices : je ne les envie pas. Je les admire. J’aime 95% des livres que je lis grâce aux avis que je glane sur les réseaux sociaux et qui orientent mon choix. Parmi ces livres j’ai deux ou trois coups de cœur par an. Mon dernier est pour “Là où chantent les écrevisses” (je sais, ce n’est pas original). En général mes coups de cœur sont des best-seller comme (liste décousue qui m’arrive de tête) : un été sans miel, l’amie prodigieuse, l’Arménien, miséricorde, la cucina, le livre des baltimore, nymphéas noirs, la chambre des morts, en attendant Bojangles… bref éclectique, quoi ! 😉


Avez-vous d’autres passions ?

La randonnée, le Pays Basque, la Bretagne, l’archéologie, la culture, la cuisine, la bourse (cherchez l’intrus), mais surtout partager tout ça avec d’autres passionnés !


Un dernier commentaire ?

Merci Elodie ! Le lecteur et l’auteur que je suis te remercient tous les deux pour tes chroniques passionnées !


CONTACTER L’AUTEUR

Site : https://www.phil-kalean.com/

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BIBLIOGRAPHIE

Fabrice DEFFERARD

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis professeur de droit à l’université de Reims, plutôt spécialisé dans les sciences criminelles. J’ai aussi un diplôme d’avocat, mais je n’exerce pas la profession.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Cela peut paraître un peu « cliché », mais oui, aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit et, assez vite, j’ai voulu devenir écrivain. Mes premiers « textes » étaient les dissertations que je rédigeais pour l’école. J’avais vers dix, onze ans. Je ne voyais pas ces exercices comme un travail obligatoire à faire, mais comme un moyen de raconter des histoires. C’est après que j’ai pu comprendre que c’était un désir d’écriture.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je ne sais pas. Cela s’est imposé à moi. Comme je me sentais seul, cela m’aidait aussi à voyager.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Plein ! Le monde de l’édition est féroce. Un éditeur qui refuse un texte ne trouve pas forcément le livre mauvais, mais parce qu’il y a trop de demandes ou parce que ce livre ne correspond pas à la ligne éditoriale. Donc, il ne faut jamais se décourager.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. Un métier parce que c’est beaucoup de travail, il faut s’y mettre, trouver un certain rythme et le garder, sinon, on ne termine jamais. On n’écrit pas en dilettante, je ne crois pas à ce stéréotype. Mais écrire est surtout une passions au sens où tout m’y ramène toujours. Le simple fait de penser à écrire suffit, puis il y a l’acte d’écrire et, enfin, le résultat, les phrases sous vos yeux.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Il n’y a pas vraiment de mauvais côté, si ce n’est lorsque je trouve un passage mal écrit et qu’il faut recommencer. Parfois, c’est difficile.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris chez moi dans le silence le plus absolu possible.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Secret professionnel !


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Cela me vient souvent la nuit (ce qui me réveille), en marchant ou en conduisant. Il y a des moment où je n’arrive à rien, mais je ne lutte pas. J’attends que cela vienne car en réalité, j’y pense en permanence. Mais un écrivain ne décide pas de tout.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Oui, je suis un peu comme une éponge. Tout est matière à histoires, que cela provienne de ses propres expériences, des celles des autres ou qu’il s’agisse de pures inventions. Mais je ne crois pas qu’on invente ex nihilo une histoire, des personnages ou un univers. On subit des influences visibles et invisibles, un auteur s’inscrit dans un courant littéraire déjà existant, etc. 


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’ai écrit deux essais sur des œuvres cinématographiques (Le droit selon Star Trek et La pensée juridique de Sheldon Cooper ou Comment faire du droit avec The Big Bang Theory) et un essai sur le grand dialoguiste Michel Audiard (tous ces livres publiés aux Édition Mare & Martin). J’ai choisi ces sujets par pure passion. Je voulais écrire quelque chose sur ces sujets, apporter ma contribution, faire partie du paysage.

J’écris aujourd’hui des romans et des nouvelles de science-fiction. Mais je le fais également par amour pour la SF en général, et le genre « cyberpunk » en particulier. Mon dernier roman s’intitule Criminodroïdes.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

J’ai terminé il y a quelques mois un récit sur la célèbre série policière Columbo, une sorte de biographie imaginaire du fameux lieutenant. Ce livre devrait paraître bientôt aux éditions de L’Herbe rouge. Celui-ci a été très difficile à écrire. J’en ai bavé. Pourquoi ? Je l’ignore. Je me suis accroché, c’est tout. L’écriture, cela peut se transformer en vie de bagnard.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je les aime tous, mais j’ai un petit faible pour le « Audiard » et pour mon tout dernier, Criminodroïdes, qui est mon premier roman policier de science-fiction.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Comme tout le monde, j’aimerais en vendre plus pour faire plaisir à mon éditrice et que le cinéma s’intéresse à mes bouquins. Mais être publié à compte d’éditeur est déjà en soi une énorme satisfaction.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Never !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, plusieurs. Mon récit sur Columbo (intitulé L’Affaire Columbo) devrait sortir en début d’année prochaine chez L’Herbe rouge. Sinon, j’ai commencé un cycle avec Criminodroïdes , publié aux éditions Ex Æquo, intitulé Chroniques de la Cité-Monde. Je suis en train de préparer le deuxième tome et je pense déjà au troisième et à un quatrième. C’est cycle de science-fiction dystopique, inspiré des maîtres en la matière, Isaac Asimov et Philip K. Dick notamment. On y retrouvera une unité de temps, de lieux et de personnages.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je n’ai pas eu besoin de faire ce choix. J’ai toujours été édité à compte d’éditeur.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Criminodroïdes est un roman policier de science-fiction, ou plutôt d’anticipation, dans le style cyberpunk (popularisé par Philip K. Dick et le film Blade Runner). Il comporte trois histoires qui sont liées par un fil rouge. Les intrigues se déroulent au début du XXIIe siècle dans une ville immense et tentaculaire. On y retrouve deux personnages principaux, le lieutenant Smog, un officier de police, et S’hin, une androïde parahumaine affectée à la prostitution. Ce sont les deux personnages principaux qui sont liés et se retrouvent dans des enquêtes et des aventures. Cela me permet également de faire une étude de mœurs, de proposer une vision du monde dans quatre-vingts ans.   


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Oui, en général lors de salons ou parfois sur les réseaux sociaux.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, mais uniquement pour parler de mes livres et entendre parler des livres des autres. Sinon, j’évite. Trop de haine.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, je lis le plus possible, avec une prédilection pour la littérature générale de tous pays (France, Etats-Unis, Amérique du sud, pays scandinaves, Japon, etc.). J’adore les romans policiers à l’anglaise ou les romans noirs. Et bien entendu, de la science-fiction.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aurais aimé écrire un roman de Patrick Modiano, De si braves garçons ou Remise de peine, par exemple. Ce sont des chefs d’œuvre d’atmosphère et de maîtrise d’un style totalement sobre. Sinon, Les Passions partagées, de Félicien Marceau. Une ode à la vie écrite dans un style drôle et endiablé. Mais j’aurais voulu écrire des dizaines d’autres romans. 


Avez-vous d’autres passions ?

La littérature et le cinéma occupent une large part. J’aurais aimé voyager plus.


Un dernier commentaire ?

Ce que m’a écrit un jour Robert Badinter, à qui j’avais envoyé l’un de mes livres et qui a eu la gentillesse de me répondre : « Et surtout, ne cessez jamais d’écrire ».


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BIBLIOGRAPHIE

Bobby LARSON

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

J’habite à Toulouse et je viens de la Guadeloupe. Mon genre de prédilection est le thriller. J’aime les histoire dramatique et je suis sous contrat avec Le Lys bleu éditions pour la 1ere partie de mon roman « Unis malgré tout – livre 1 »


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non. Je voulais être cuisinier, comme mon père. Ce n’est pas arrivé et tant mieux. J’ai commencé à écrire exclusivement des fanfictions quand j’étais au lycée ou au collège, mais sans jamais aller au bout de mes histoires. J’ai commencé à écrire mes propres histoires durant le confinement.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Mon imagination, mon côté solitaire. Toutes ces histoires qu’on m’a fait lire pendant ma scolarité et que je n’ai pas aimé. J’ai toujours eu tendance à imaginer davantage que ce proposait les fictions que je lisais ou voyait. Je pense que j’étais frustré par toutes ces histoires qui n’allaient jamais assez loin selon mon point de vue.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non. Je suis allez au bout de très peu d’histoires, et les quelques-unes que j’ai terminé ont été publiées. Mon 1er livre en auto-édition, le second avec Le Lys Bleu éditions.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion et ça doit le rester. Je ne veux pas prendre le risque de perdre du plaisir à cause du stress et de la pression ; ni me mettre à faire n’importe quoi pour attirer l’attention et de potentiels lecteurs. L’écriture c’est avant tout mon échappatoire.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Il n’y a que des bons côtés, à part cette petite frustration que je ressens quand je me demande ce que je pourrais accomplir si j’essayais d’en faire mon métier. J’y pense régulièrement. Juste le temps que je pourrais consacrer à prospecter les librairies. Le genre de vidéo que je pourrais faire avec ma chaine youtube. En vrai, j’essaye de garder en tête que j’ai la chance de ne pas dépendre financièrement de cette activité


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

La plus importante, c’est mon cahier des charges. Mes bons projets sont ceux qui se construisent tout seul, avec des idées qui me viennent comme ça, sans que je cherche forcément à imaginer mon histoire. Je note ces idées dans un bloc-note pour les utiliser et même les développer.

Je me relis beaucoup ; au point que je pense que mes textes sont bons parce que je les travaille et non parce que j’ai du talent. Par exemple, je relis régulièrement un chapitre, puis des chapitres à haute voix pour juger de si la lecture est facile, agréable… voir si l’histoire, les dialogues et les détails fonctionnent ensemble. Je me relis avant et après correction, en plus de me relire plusieurs fois après la réécriture.

Mes idées ou projet naissent soit pendant que je travaille soit pendant que je me détend. Mes histoires contiennent toujours une relation parent-enfant compliqué. J’essaye aussi de ne pas sexualiser à outrance la femme ; de pas juste en faire un objet de désir et de plaisir dans l’histoire et pour les lecteurs.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Pour faire simple, prendre mes notes, penser à ce que je veux faire et surtout où je veux aller avec ce récit. Écrire, relire, écrire ou réécrire puis écrire.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Quand je pense à mes deux livres, je pense que mon inspiration vient de mon propre vécu et de toutes les fictions que j’ai vu ou lu. Oui, c’est là que c’est avantageux d’écrire juste par passion. Je me permets de faire des pauses, d’écrire autre chose, puis de reprendre là ou je me suis arrêté. Malheureusement, ça me force à relire tout mon texte pour savoir où j’en suis et ce que je ne dois pas faire. Là je vais reprendre l’écriture de « Unis malgré tout », mais avant ça je dois relire le livre 1 et ce que j’ai déjà écris pour le livre 2. Ça va être horrible et plaisant à la fois.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Dans « libre et digne d’être moi », il y a un peu de moi-même, de mon vécu et de mes sentiments. Il y a clairement un passage reflétant exactement un moment de mon adolescence. J’espère que mes proches ne s’en rendront pas compte. Je n’ai aucune envie d’avoir une conversation à cœur ouvert sur le sujet.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mon envie de soutenir certaines luttes, de soutenir les victimes. C’est pour ça qu’il y a toujours un petit message destiné aux lecteurs dans mes livres. J’ai envie de dire aux lecteurs, surtout aux jeunes lecteurs, ce que j’aurais voulu qu’on me dise à leur âge.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Oui et non. « Libre et digne d’être moi » a pris du temps à écrire parce que je devais puiser en moi les ressources sentimentale puisqu’il parle de sujets sensibles, comme le traumatisme, les violences domestiques et l’homophobie.

« Unis malgré tout » est et sera plus difficile parce que c’est une histoire longue. C’est une histoire dans une autre histoire. Je dois donc écrire en pensant à ce que je veux faire avec ce qui va suivre. Elle me demande plus de minutie.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

« Unis malgré tout » parce que je touche à plus de chose. Je construit davantage que pour mon autre livre. La romance d’un des deux personnages principaux, la complexité des relations et réactions, ainsi que la façon de retranscrire les émotions, de rendre le tout vraisemblables ; tout ça est un défi.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

En attente du succès, je suis satisfait des avis et des critiques. Ils sont positifs et c’est encourageant.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non. J’ai des exigences personnelles à respecter et donc des difficultés ; c’est pour cela que j’ai décidé de mettre en pause l’écriture du 2nd livre de « Unis malgré tout », mais jamais je n’ai eu envie d’arrêter. Écrire fait partie de mon identité.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai un projet en cours, le récit de « Unis malgré tout » dont j’écris le livre 2 en ce moment. Il sortira sans doute au cours de l’année 2023.
J’ai un projet de roman que je n’ai pas encore commencé. Je ne sais pas s’il verra le jour. Pour le moment, il ressemble plus à une idée banale qu’à un projet concret.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Autoédition de préférence. Je ne veux pas avoir à rendre des comptes à qui que ce soit. Si je passe par un éditeur, ou un intermédiaire avec de bons services (comme librinova), c’est parce que les auteurs auto-édités sont souvent marginalisés par les libraires.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

« Unis malgré tout » est un drame familial et social. Il montre le pire que chacun peut faire en prenant les mauvaises décisions. En toute honnêteté, je pense prendre cinq ans pour le terminer ; surtout si je publie un livre par an. Mes personnages principaux sont des cousins.
L’aîné est un ex-prisonnier, le cadet est un lycéen. Les deux sont des motards. Le plus jeune sera amené vers le pire à cause de sa façon de gérer ses relations. Son cousin est en quête de vengeance, mais prendra la direction inverse. Le « lâcher prise » est le thème sur lequel je construit leur vécu et leurs défis.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’aimerais réellement que chaque personne qui lira mes livres écrive son avis dans un espace commentaire, ou vienne discuter avec moi.
Je veux connaître le ressenti de ceux qui me donneront une chance.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, je suis présent surtout sur instagram et twitter. J’ai un compte facebook, mais ce n’est vraiment plus un réflexe d’y aller.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Il fut une époque, je lisais tellement que je commençais à avoir une bibliothèque. Je lis bien moins aujourd’hui, mais c’est toujours un de mes passe-temps. J’aime les thriller. S’il y en a un qui m’a marqué, c’est Vendetta de R J Ellory.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aimerais écrire une histoire dans laquelle même le personnage le moins important est, en quelque sorte, mis à l’honneur et développé si c’est intéressant. Je veux écrire un drame familial qui peut permettre à un lecteur de constater qu’il a eu un comportement toxique avec quelqu’un. Je veux faire quelque chose qui peut pousser le lecteur à se poser des questions sur lui-même.


Avez-vous d’autres passions ?

Les jeux vidéos, les manga, les films, l’humour de Bob Lennon.


Un dernier commentaire ?

Que la passion vous guide.


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Email : ludosworkforce@gmail.com

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BIBLIOGRAPHIE

Jonathan LAIXHAY

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour à tous, je m’appelle Jonathan Laixhay, je suis belge et j’ai sorti un premier roman qui s’intitule Noir Amer en novembre 2021.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire à l’adolescence, vers 15 ans, je dirais. Cela me plaisait énormément, j’écrivais des poèmes, des textes de chansons…


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai parfois l’impression qu’une quantité si intense de choses cogitent dans mon esprit qu’il m’est presque nécessaire au bout d’un moment de les coucher sur papier. C’était déjà comme ça quand j’étais jeune.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Entre 25 et 30 ans, j’ai écrit une histoire qui s’intitulaient Le Festin des cigales (rien à voir avec du Pagnol LOL) mais j’ai abandonné par manque de temps… J’y reviendrai peut-être un jour…


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est bien évidemment une passion et ça le restera, même si un jour, je peux m’y consacrer uniquement.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le processus d’écriture est magique. Cela me procure vraiment un incroyable épanouissement personnel. La recherche d’une maison d’édition est un aspect plus stressant mais ce n’est pas pour autant déplaisant. Et la relation avec les lecteurs, tout ce qui vient après est, pour l’instant en tout cas, très gratifiant également. Bref, très peu de négatif.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Il y a des moments d’écriture que je m’impose avec, comme rituel, la musique et le verre de rhum. Et des moments spontanés, raison pour laquelle, j’ai presque toujours un carnet avec moi. Ça surgit à n’importe quel moment. La nuit, en voiture, au boulot…


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Comme je viens de le dire, la musique me donne souvent le ton et l’ambiance de ce que je vais écrire.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Voilà bien, une chose difficile à expliquer. Je pense que je suis un peu comme une éponge, tout m’inspire, le réel comme la fiction. Et, pour le moment, cela a plutôt tendance à venir tout seul. Pas de panne. Il faut que j’en profite…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Pas de faits réels non mais il est sûr que certains événements de ma vie peuvent m’inspirer, certaines personnes aussi.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Bonne question. Jusqu’à présent, les idées sont un peu tombées comme ça. Comme si je voyais un bout de ficelle et, qu’en tirant dessus, toute la pelote de laine venait avec…


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Noir Amer m’a pris 5 ans, principalement pour des raisons d’emploi du temps, de vie de famille, de boulot. En revanche, je viens de terminer l’écriture du second en moins de dix mois.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Dans mon esprit, le suivant sera toujours meilleur que le précédent…


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Noir Amer s’est écoulé à presque 350 exemplaires. Quand vous sortez de nulle part, via une petite maison d’édition et que votre but était simplement de voir un jour vos histoires en format livre, c’est en effet très satisfaisant. Mais l’appétit vient en mangeant. LOL.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Plus maintenant, non.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Le deuxième est terminé. Son titre provisoire (même si j’espère qu’il restera) est Écorce pâle. J’aimerais qu’il sorte fin d’année. On verra.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition. L’idée était de toucher un maximum de gens.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Il s’agira d’un mélange entre drame et thriller psychologique. L’histoire démarre avec une tragédie dans une école. Un élève qui tue l’un de ses camarades de classe. Un sujet hélas souvent d’actualité, en tout aux Usa. Les personnages principaux sont donc des adolescents. Et le récit, comme pour le précédent, détricote ce que l’on croit savoir ou penser. Des fausses pistes et des changements de caps qui incitent le lecteur à se poser beaucoup de questions.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Je n’allais jamais sur les réseaux avant mais je m’y suis mis et j’alimente désormais ma page aussi souvent que possible. Les retours sont jusqu’à présent très positifs, c’est donc très plaisant. Les contacts lors des salons sont également très sympathiques.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Voir réponse précédente.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis plus ou moins 2 ou 3 romans par mois. J’aime tous les genres, même si j’ai une préférence pour les thrillers.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

City on fire de Garth Risk Hallberg, parce que c’est un roman choral flamboyant qui réunit pratiquement tout ce que j’aime. Autrement, Misery et Simetierre de Stephen King, j’ai toujours été fan.


Avez-vous d’autres passions ?

La musique surtout, j’en suis un grand consommateur. Les concerts donc aussi forcément. Et le cinéma, les séries aussi beaucoup.


Un dernier commentaire ?

Merci tout simplement de nous offrir l’opportunité de nous présenter un peu plus et ainsi de créer un lien plus intime avec les lecteurs.


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Le livre : https://www.lysbleueditions.com/produit/noir-amer/

L’auteur : https://www.servicedulivre.be/Auteur/laixhay-jonathan


BIBLIOGRAPHIE

Patrick AGOSTINI

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Enseignant de profession, je suis un « touche à tout » : batteur chanteur auteur compositeur. J’ai glissé naturellement vers l’écriture par le biais des chansons et de la poésie. Je m’en tiens aujourd’hui au format long, le roman.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Lecteur à 4 ans, j’ai commencé à écrire très tôt, sur le mode épistolaire. À l’enfance, vouloir devenir « Écrivain », c’était conçu comme inaccessible, voire prétentieux !


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je crois que derrière tout cela, il y a simplement le plaisir qu’on prend à raconter, à inventer, à donner à rêver. Et puis aussi cette bulle qu’on pose au-dessus de soi, dans un monde qui, initialement, n’appartient qu’à vous, où vous êtes totalement libre, sauf à s’astreindre aux contingences de notre belle langue. Je parle davantage de « besoin » que « d’envie ».


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Un ou deux, ils n’avaient sans doute pas la dimension, ni la forme ad hoc. L’arrivée de l’informatique a profondément aidé les autrices/auteurs à mettre proprement leurs productions en forme.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Oh ! Une passion, bien sûr, absolument dévorante !


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés, c’est de pouvoir assouvir sa passion pour les mots, de construire des univers, d’aller au bout de l’idée de partage même s’il a tendance à « suralimenter » sa propre image narcissique. 

Les mauvais côtés, il y en a quelques-uns. L’âpreté à se faire reconnaitre, à être diffusé, les traquenards d’éditeurs pas toujours à la hauteur de leurs promesses. Mais il y a aussi l’effet miroir, l’écriture renvoie à soi-même, et ce n’est pas toujours si simple.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Quand je me sens prêt, que ça déborde… Parfois en musique, à n’importe quelle heure de la journée. Le cœur de la nuit est absolument jubilatoire.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Non, aucun process. Peut-être au début installer des arborescences pour ne pas faire dans l’anachronisme et l’invraisemblable. Ou des post-it.  Je pars d’une situation clé qui va déterminer un développement, que je ne connais pas pour autant. Je m’en vais la plupart du temps à l’aventure avec mes personnages, au fur et à mesure qu’ils se dessinent. Le plus difficile pour moi est d’expurger, de toutes les scories dont un texte peut se gorger dans la spontanéité, sans qu’on n’y prête attention, les répétitions, les redondances, les mots inutiles.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je retire un mot de l’œuvre d’Alain Bashung : « Malaxe ». Malaxe, triture, torture toi la tête… J’aime à imaginer les atmosphères à la Boris Vian, où se mêlent le drame, l’humour, la poésie, le détachement… L’inspiration me vient de mes personnages, ils me conduisent dans ce que je tente de raconter. Alors je malaxe les idées, les suppositions, les caractères, jusqu’à ce que cela présente une espèce de rotondité, de plénitude, que chaque mot ait sa place dans le récit, sans trop en faire,  sans trop en dire… Allez, lâchons le mot, cela devient obsessionnel ! Mais si l’inspiration n’est pas là, je fais du pratico-pratique, relecture, mis en abyme, orthographe etc… Ou chaise longue !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

C’est arrivé, pour donner de la consistance et de l’épaisseur au récit. Mais il faut faire déraper assez vite les choses. Par contre j’aime à faire apparaitre des silhouettes disparues, et leur faire endosser des rôles qu’ils auraient adoré faire ! Ce sont de petits hommages.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Souvent, il y a un contexte de fond. « Madame boule d’ogre » c’était la maltraitance au travail, l’avènement d’un état tyrannique en France, « Une hirondelle dans la tête », c’est le problème des migrants, les dangers de l’informatique, encore aussi la tyrannie. Mais aussi l’amour et les grandes valeurs humanistes. Il en va de même pour le prochain, « L’or au pied des narcisses » qui évoquera en fond d’écran les enfants soldats et la place des pères dans la société moderne.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Lorsqu’on est dans l’écriture passion, la difficulté tient à l’exigence qu’on a de rendre « une copie idéale ». Et rien n’est plus simple que lorsque l’inspiration vous guide.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je n’en suis pas là… Je les aime tous !


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Comment ne pas être satisfait du succès d’un livre ! Cela dit, tout reste relatif… Pour ce qui est de « l’hirondelle », je considère qu’elle me donne énormément, et qu’on peut encore aller avec elle et Ilion Éditions beaucoup plus loin, beaucoup plus haut…


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je viens à peine à me considérer un peu comme un écrivain, sous l’impulsion de mon égérie Amélie Nothomb, qui m’encourage à y croire, de mes nombreux lecteurs et d’Ilion Éditions qui a cru en moi. Alors, pour l’instant, je n’imagine pas arrêter.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

« L’or au pied des narcisses » est dans les tuyaux. Des nouvelles dans les mois qui viennent.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

On va sur une arche de progression, l’auto édition peut être un commencement, mais il faut clairement tendre vers l’édition à compte d’éditeur, c’est la marque d’un talent qui se confirme, même si tant d’autres restent sur le bord du chemin. J’ai connu plusieurs formules. Mais je ne sais pas si on peut parler de « choix ».


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

J’en ai déjà touché quelques mots. C’est un peu comme « l’hirondelle », un conte moderne qui part d’une situation proche d’un polar.  J’ai mis presque un an à articuler plusieurs idées, dont une qui m’emmènerait immanquablement au mont Saint Michel. Et d’autres où la légende préside aux destins de mes personnages, « sur la terre comme au ciel », c’est un clin d’œil ! L’histoire d’une enfant soldat et de « paternitude ». Un énorme pied à écrire cela !


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’ai quelque fois des retours directs. D’autres à travers les réseaux. Bref, il y a du retour auquel il n’est pas toujours facile de donner sa voix. Des chroniques, des articles, sont des moyens de communication, mais un peu à sens unique. Trois interviews radio m’ont permis de m’adresser sur un autre mode aux lectrices/ lecteurs. Il y a aussi parfois de grands silences qu’il faut se garder d’interpréter.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Les réseaux, c’est le moyen pour un auteur de promouvoir son œuvre, à la marge de ce que l’éditeur est censé faire ! Parfois malheureusement, il n’y a que cela pour faire connaître le livre. C’est là où j’évoquais les promesses non tenues par de pseudos éditeurs.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, j’ai avant tout été un grand lecteur, la littérature a fait mes humanités. J’aime les romans psychologiques, la science-fiction pas trop délirante, les histoires bien ficelées, l’humour, les grand(e)s autrices/auteurs.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

« Soif », d’Amélie Nothomb et « Moderato cantabile », de Marguerite Duras, deux cristaux, deux monuments. « L’écume des jours », de Boris Vian, mon livre totem.


Avez-vous d’autres passions ?

La musique, la poésie.


Un dernier commentaire ?

C’était très agréable de répondre à cette interview. Des questions qui invitent à jeter un œil dans le rétroviseur et aussi à se mettre en projet. À porter un regard sans complaisance, si possible, ce n’est pas le plus facile. Merci à Heylowdylitdeslivres pour cette belle initiative et cette invitation.


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BIBLIOGRAPHIE

Hervé BERTOLI

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis Hervé Bertoli, auteur de romans à priori pour jeunes adultes, mais les ventes montrent que ce n’est pas complètement le cas.

J’ai eu une carrière professionnelle éclectique (du bâtiment au ressources humaines, en passant par le creusement de galeries dans une mine de charbon) qui n’avait aucune chance de me conduire vers l’écriture, et pourtant… me voici auteur !


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai toujours aimé écrire, et je me souviens qu’à l’école je rédigeais de trèès  longues rédactions.

Adolescent, je rêvais de devenir journaliste, mais cela ne s’est pas déroulé ainsi et j’ai dû mettre cette passion en veille, jusqu’il y a peu.

Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour assouvir mon envie d’écrire et je savoure ce moment.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Comme beaucoup je pense, mes lectures. Les romans d’aventure que je lisais dans ma jeunesse. Je suis aussi quelqu’un d’assez créatifs, j’ai toujours plein d’idées d’histoire en tête que j’avais envie de partager. Et puis le sentiment que j’en étais capable, alors je me suis lancé sans complexe.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je débute dans l’écriture. Pour l’instant, j’ai commis deux romans. Le troisième est en préparation. D’autres suivront certainement.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Si l’écriture était un métier, je serais contraint de sortir des romans à échéances régulières pour gagner ma vie, et cela se transformerait vite en fardeau. Je ne veux surtout pas que l’écriture devienne une obligation. De fait, le plaisir est le maître mot.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés, c’est d’imaginer une histoire et la voir prendre forme jour après jour. Vivre avec les personnages, les regarder évoluer, parfois m’échapper (ils n’en font qu’à leur tête ! Lol !), et ensuite avoir le retour des lecteurs qui me disent avoir voyagé, rêvé, tremblé… Passé un bon moment.

Les mauvais, c’est que pour arriver à ce résultat, cela demande une somme de travail considérable, que je n’imaginais pas avant de me lancer dans cette aventure. Le pire je pense, ce sont les multiples relectures et corrections (syntaxe, orthographe, ponctuation, traque des répétitions, etc). C’est un travail indispensable, mais fastidieux et pas marrant !


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Quand j’ai commencé à écrire, je me suis dit que je le ferais quand j’en aurais envie. Mais… cela ne fonctionne pas de cette façon. Si on écrit ainsi, on n’avance pas. Il est nécessaire, d’écrire tous les jours si possible, ou en tout cas régulièrement.

J’écris le matin et l’après-midi. J’ai besoin de tranquillité et surtout de silence pour m’immerger dans l’histoire, car je vis les scènes que j’écris.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En travail  préalable à l’écriture, je découpe mon histoire en séquences, et non pas en chapitre. Chaque séquence représente une action qui fait avancer l’histoire. Pour chacune d’elle, je rédige un résumé de quelques lignes dans lequel j’indique ce qu’il s’y passe. Je note la temporalité  (à quel moment on est de l’histoire), la justification : pourquoi cette séquence est nécessaire, et enfin le registre : quel est le ton de la séquence : joyeux, on se dispute, on s’aime, on crie, c’est violent ou doux…

Toute l’histoire est ainsi découpée comme un scénario de film. A ce titre de nombreux lecteurs m’ont dit avoir eu le sentiment d’être dans un film. C’est dû à ce séquençage.

Cela demande un long et gros travail  préparatoire, mais lorsque j’ai fini, je n’ai plus (façon de parler !) qu’à remplir les blancs. Je sais où démarre la séquence et où et comment elle se finit. C’est un guide qui permet de ne pas se perdre et évite de partir dans une voie indésirable. Cela permet aussi de voir si tout est utile. Si une séquence ne fait pas avancer l’intrigue, cela veut dire qu’elle n’a pas sa place dans l’histoire. C’est le meilleur moyen de ne pas se retrouver un matin avec une feuille blanche à ne plus savoir quoi raconter.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Les idées ne me manquent pas. Comme je le disais, je suis quelqu’un à l’imagination débordante, donc je n’ai pas de souci d’inspiration. J’ai au moins quatre histoires en tête qui n’attendent plus qu’à être écrites.

L’idée du prochain roman m’est tombée dessus en regardant le journal de 13H. Je me suis fait une réflexion sur le reportage en cours et je me suis dit : « Cela ferait une super histoire ! ». Et maintenant je suis sur le fameux séquencier !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

L’histoire du premier roman, je l’avais en tête depuis longtemps déjà. J’adore depuis mon enfance l’univers Marvel et elle en est inspirée. Le second roman est la suite. Le prochain, comme je viens de le dire, a trouvé sa source dans l’actualité. Mais tout est prétexte à histoire.

Le problème n’est pas tant les idées, on en a toujours,  le vrai sujet, c’est l’imagination. Que fait-on de ce petit bout d’idée à priori insignifiant ? Rien, sans une imagination fertile. Le secret est de voir au-delà de ce que l’on a sous les yeux.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour les deux premiers romans, l’envie de donner vie à des personnages extraordinaires, à un futur possible, à poser quelques questions d’ordre éthique en l’occurrence.

Pour celui à venir, qui sera un roman d’anticipation, c’est de montrer ce que pourrait être le monde de demain si on ne se réveille pas très vite au sujet du réchauffement climatique.

J’aimerais qu’au-delà de l’histoire et de l’évasion procurée par celle-ci, que le lecteur se pose deux ou trois questions.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le premier a été assez facile car j’avais toute l’histoire très claire dans ma tête.

En revanche le second a été assez compliqué, car je n’avais pas l’intention d’écrire la suite si vite. J’étais attelé à un autre projet lorsque les premiers lecteurs m’ont réclamé la suite. Et comme Projet Hurricane a eu beaucoup de succès, cette demande a été de plus en plus pressante. Je me suis donc vu « obligé » d’abandonner  le projet en cours pour me plonger dans une suite dont je ne savais rien.

Il a donc fallu tout imaginer dans « l’urgence » avec des questions du genre : duologie ? Trilogie ? Est-ce qu’il y aura matière à faire durer l’histoire ? Est-ce que je visite des histoires annexes dans le deuxième volume ou je trace dans l’histoire principale ?

J’ai trouvé qu’écrire une suite était compliqué. Là encore, plus que je ne croyais.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je n’en ai que deux qui font partie d’une seule et même histoire, donc j’aime les deux qui sont indissociables.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Oui très ! Satisfait et surpris. À la sortie de Projet Hurricane, j’avais deux objectifs secrets… : le premier était de vendre au moins 100 exemplaires (car 90 % des livres qui paraissent se vendent à moins de 100 exemplaires. Je voulais faire partie des 10 % !). Le second était le chiffre de 500. C’est le seuil dans le monde de l’autoédition où l’on considère que le roman est un succès. En édition classique, ce que l’on appelle un succès de librairie est à 5000 bouquins vendus.

À ce jour Projet Hurricane s’est écoulé à plus de 2000 exemplaires. Je suis donc très très satisfait. D’autant plus que les ventes ne s’essoufflent pas.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je viens de commencer, donc non, je ne m’arrête pas ! Lol !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Le prochain roman s’appellera normalement Katharsis. L’histoire se déroulera en 2062 et traitera des migrants climatiques qui vont se masser aux portes de l’Europe. Question : que va-t-elle faire ? J’espère une sortie en début d’été prochain.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

La première tient au fait que je voulais avoir un retour rapide sur mon travail. Je voulais savoir si j’avais un quelconque talent ou si j’écrivais de la daube. Les grosses maisons d’édition, qui d’ailleurs ne prennent plus de manuscrits depuis le covid, mettent des mois, voire des années avant de répondre. Et toutes ne répondent pas. Je n’avais tout simplement pas envie d’attendre.

La seconde est que lorsqu’on retire les grosses maisons d’éditions, il reste les petites (forcément !), et là… c’est n’importe quoi pour l’essentiel. Il y a aujourd’hui des tonnes de ME ou pseudo ME qui n’ont pas les ressources, humaines et financières, pour faire le job. La plupart éditent sans même lire le manuscrit, si bien qu’on se retrouve avec des bouquins truffés de fautes et de coquilles. Certaines demandent même de l’argent à l’auteur pour le publier ! Sans parler des difficultés pour récupérer la part qui revient à l’auteur sur les ventes, et ses droits sur l’œuvre quand la ME coule.

Beaucoup d’ennuis, beaucoup d’énergie perdus en de vains combats. Et je ne parle même pas de la rémunération : 10 % maxi en ME (si vous la touchez un jour!). Évidemment beaucoup plus en autoédition.

Moralité : pour aller en édition classique, il faut que la maison d’édition tienne la route et fasse son job d’accompagnement, de relectures, de corrections, de promotions, etc. Si ce n’est pas le cas, il faut oublier.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Je vais parler de mes deux romans, car le second est la suite du premier et que l’un ne va pas sans l’autre.

Le genre auquel ils appartiennent n’est pas évident à définir (il y a toujours débat sur le sujet !). Ils peuvent se classer dans le genre fantastique, voire anticipation, car ils montrent un futur possible. Mais les lecteurs l’ont plutôt positionnés dans le genre thriller car il s’agit d’une aventure où le suspense est très présent. Personnellement j’en parle comme de thrillers à la frontière du fantastique. En vérité ils se situent à la croisée de plusieurs genres : fantastique, aventure, suspense, thriller, yougadult).

Les romans traitent de plusieurs sujets :

Le sujet pourrait être la folie des hommes. De quoi sont capable les hommes, une nation, l’humanité pour détenir le pouvoir, dominer, asservir les autres ? L’histoire nous a déjà montré que l’homme est capable du pire pour cela. Et c’est encore le cas dans mes romans. Kane est une jeune femme différente, aux capacités exceptionnelles, et elle suscite la convoitise.

Les livres abordent avec plus ou moins de force, la différence, l’identité de genre, la violence familiale, l’inceste, la science, l’éthique, mais aussi l’amour et surtout, si l’on ne devait conserver qu’un sujet, l’amitié. Celle avec un grand A. Celle dont tout le monde rêve, celle à la vie à la mort. Projet Hurricane et Les Suprématis sont avant tout une aventure humaine comme peut l’être le Seigneur des Anneaux ou Harry Potter.

J’ai mis environ un an pour écrire le premier volume sorti il y a un peu plus d’un an et un peu moins pour le second sorti fin juillet.

Les trois personnages principaux sont là depuis le début. Les autres sont nés en cours de route (pendant le séquencier) où certains se sont imposés de fait. Tout n’est pas comme cela était prévu, mais le chemin pris par l’histoire a notamment imposé le genre et l’orientation sexuelle de quelques personnages.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’ai la chance, en fait c’était ma volonté ! Lol ! D’avoir mon propre site internet sur lequel je vends mes romans. Cela me permet de converser avec les lecteurs et  parfois de nouer de belles histoires. J’échange régulièrement avec certains d’entre-eux (par mail pour l’essentiel, mais aussi sur messenger ou what’app) et c’est toujours très intéressant. Je ne peux que regretter que si peu le fasse.

Les occasions d’échanger sont également présente lors des séances de dédicaces ou les salons. C’est un des intérêts de l’exercice.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présent mais peu actif, car je ne suis pas certain que cela ait autant d’intérêt qu’on veut bien nous le laisser croire. Je poste quand j’ai quelque chose à dire ou présenter et ça s’arrête là.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Bien sûr j’aime lire ! Je lis beaucoup de fantastique, du thriller, un peu de polar et parfois des romans historiques.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Le seigneur des anneaux  ou Game of Thrones qui sont à mes yeux les deux plus grande saga de fantasy. Un univers incroyable, des personnages attachants (si si, même les méchants dans GOT sont attachants!). Il est difficile de faire mieux.


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime la BD que je lis beaucoup aussi. J’aime voyager, je rentre des USA où j’ai fait les grands parcs de l’ouest, et j’aime surtout rien glander. Lol !


Un dernier commentaire ?

Lisez Projet Hurricane et ensuite retrouvez-moi sur mon site, on en parle.


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BIBLIOGRAPHIE

Chris WOOD

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Mon nom de plume est Chris Wood, j’ai quarante ans et je suis le papa de deux enfants. Je vis dans le Cher après de grandes aventures en Touraine puis en Alsace et enfin dans le Loiret.

Je suis formateur de métier dans le domaine optronique (optique + électronique).

Passionné par mon travail, je partage mon temps libre entre le volley et l’écriture de mon univers littéraire.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ? Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Cela n’a jamais été dans mes projets de jeunesse. J’ai suivi des études scientifiques. La littérature et moi n’étions pas tout à fait d’accord. Enfin à nos débuts. Puis, un voyage scolaire en Italie… auquel je n’ai pas pu participer. Au retour, un petit devoir de rédaction nous attendait, alors, à l’aide de photo, je me suis laissé guider et j’ai écrit. Le résultat fut une évidence. J’ai aimé, mais surtout ma prof de français a été embarqué par mes émotions. La naissance de ma plume date de ce jour.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Un jour, j’avais préparé un recueil de poème que j’avais intitulé « tels que nous sommes ». Les textes étant très intimiste et moi très réservé, je n’ai jamais fait ce pas. Avec recul, je ne le regrette pas.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion. L’envie de partager, de faire voyager, le tout sans arrière-pensée. Pour que cela devienne un métier, il faudrait que la balance financière soit à l’équilibre. De nos jours, ce n’est pas une mince affaire, alors, étant jeune écrivain, je préfère garder cette notion de passion. Cependant, je ne ferme pas la porte un jour à ce métier-passion.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés ? Cette liberté de voyage, cela transcende. Puis partager avec les lecteurs et les lectrices, voir leurs sourires, tout cela n’a pas de prix, c’est émotionnellement fort. L’avantage, c’est que la seule barrière que nous avons c’est la nôtre.

Pour les mauvais côtés, je dirai que ce sont les regards de certains. Genre écrire, c’est une perte de temps, c’est inutile. Parfois c’est blessant. Puis en tant qu’auto-édité, la tâche devant nous pour se faire connaître est monstrueuse. Pour un réservé comme moi, cela ressort de l’épreuve insurmontable. Je l’ai vécu hier en allant à Cultura par exemple. Une réussite mais un moment de torture.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Habituellement, j’écris souvent pendant ma pause déjeuner seul et parfois le dimanche après-midi avec un groupe d’écriture « L’académie ». Nous nous soutenons et cela nous pousse vers le haut quand nous bloquons. Pour les lieux, je n’ai pas spécialement de préférence. En revanche, ce que j’ai besoin c’est de ma musique. Je parle bien de musique pas de chanson. J’ai besoin de cet élément pour me faire partir dans mon propre univers. Comme une séance de relaxation.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Alors oui et non. J’avais une façon de travailler avant le nanowrimo de Novembre 2021. Mais depuis, j’ai tout changé et cela me convient parfaitement pour le moment. Quoiqu’il en soit, j’ai bien ma phase d’écriture papier en tout premier, puis ma version numérique. Après viennent les multiples corrections, les envois aux bêtas-lecteurs-trices, nouvelle phase de correction et envoie final à ma fidèle amie et correctrice.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Mon inspiration me vient dans mes rêves. Après, chaque petit détail peut m’inspirer. Un arbre, une sculpture, une musique. Tout va dépendre de la réceptivité de mes neurones je dirai^^. Ensuite, j’aime puiser dans les références de nos histoires en me les appropriant comme les ondines, les chamanes etc..


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

J’écris de la Fantasy. Ce qui m’amène dans un monde complètement imaginaire. Attention, les traits de mes personnages, ou les relations qu’ils peuvent avoir entre eux proviennent souvent de personnes que j’ai dans mon entourage, voire de moi-même parfois.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mon imaginaire. Seule la Fantasy pouvait répondre à cette limite infinie d’imagination. J’avais ce besoin d’évasion. M’échapper là où le quotidien n’a pas sa place.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Je n’ai écrit qu’une nouvelle « Kirya » et mon premier tome « Malédiction ». Pour le moment cela s’est très bien passé. En revanche, la difficulté n’est pas comparable entre les deux. Les incohérences peuvent très vitre prendre le dessus sur un roman. Il faut tout suivre sans pour autant se brider.

Et puis, dans la vie, parfois, nous pouvons rencontrer des difficultés qui freinent notre créativité et notre capacité à écrire. Cette baisse a beaucoup plus d’impact sur un roman que sur une nouvelle. Je pourrai comparer les deux à un 100 m et à un marathon. L’un est explosif sur un court temps, le second, il faut doser l’effort et le travail.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Sans hésitation je dirai le roman. Pourquoi ? Contrairement à une nouvelle, je peux me permettre plus de liberté (niveau profondeur etc…). Et puis, dans le roman, j’ai plus de temps pour jouer avec mes personnages. Alors à l’heure actuelle, oui je préfère mon roman.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Le jour où j’ai publié ma nouvelle, je ne m’attendais pas à la vendre en grande quantité puis le temps passe. Une dizaine puis une autre, vint la centaine puis la seconde… La trouver sur les plates-formes comme amazon, cultura, fnac etc… c’est juste … sans mots. Le succès je le vis surtout à travers le retour des lecteurs et des lectrices. Une première séance de dédicace où je n’ai pas vu le temps passer.

Pour le roman, c’est dans la continuité, une belle campagne ulule parfaitement réussie puis les premiers salons littéraire. Alors oui, je suis heureux de ce partage auprès du public.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Alors oui j’ai failli tout lâcher lors d’une période de ma vie où l’obscurité était dominante. J’ai dû mettre plus de sept ans avant de reprendre ma plume. Avec le recul, je ne le regrette pas, j’ai pu mûrir tout comme mon projet. Mon univers s’est étoffé. Nous pouvons dire qu’au bord de l’arrêt cardiaque, mon projet a connu un nouvel élan.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon premier tome de ma série va sortir courant Octobre 2022. Il s’inscrit dans tout cet univers créé qui sera composé de quatre nouvelles et de trois tomes. La première nouvelle : Kirya, étant déjà sortie.

Sinon, je suis en cours d’écriture de ma deuxième nouvelle. Le temps de me poser entre les deux tomes^^.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je suis en autoédition pour plusieurs raisons. La première mise sur cette liberté que je chérie. Je suis le seul décisionnaire de mon projet. Alors certes je fais appel à des professionnel-le-s pour certaines parties comme la correction finale, la mise en page, la couverture, les illustrations. Pour le reste, je décide et je n’ai pas de pression d’objectif et de finance derrière.

Ensuite, j’ai vu nombres de jeunes auteur-e-s être malmené-e-s par les maisons d’éditions. Avouons-le, si notre nom n’est pas déjà rentable, peu de maison se mouillent.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Malédiction des Cycles d’Eriane est un roman débuté il y a fort longtemps avec une longue interruption. Sa reprise date de 2020. Il ne reste que l’ultime correction et tout sera prêt pour la sortie officielle en Octobre 2022. Pour mes personnages, le choix est complexe. En effet, je suis sur plusieurs story-line. Bien que le 1er tome soit centré sur une histoire en particulier, mes personnages ont tous une importance immédiate ou à long terme. J’essaie de les diversifier et de miser sur des chassés-croisés entre eux.

Chaque individu possède ses traits de caractères. Ils plairont ou pas, l’objectif étaient de créer des personnages où nous pouvons nous identifier. Pour leur donner de la crédibilité, chacun (enfin les principaux) possède sa propre fiche (ce qui donne un document word entre 5 et 7 pages.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Les lecteurs-trices sont ma réussite. Alors j’aime discuter avec eux. Connaître leurs avis, leurs appréhensions sur la suite, leurs attentes. J’aime répondre (dans la mesure du possible pour ne pas divulgâcher) à leurs questions. Ma porte est ouverte. L’une des raisons pour laquelle j’écris c’est pour partager. Ce mot porte toute sa valeur avec les échanges des lecteurs-trices. Et encore plus depuis que j’ai goûté au salon littéraire. Je l’ai vécu avec des étoiles dans les yeux. Tant de partage. Il n’y a pas de mots pour d’écrire ces moments.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

J’essaie… Autrefois, j’ai été un grand réfractaire aux réseaux sociaux en raison de tout le mal que cela peut créer. Mais avec le temps, c’est l’un des meilleurs moyens de communiquer à travers le monde. A l’exeptions des ouvrages dédicacés lors de la séance prévue à cet effet, tous mes livres dédicacés ont pu se faire via les réseaux sociaux. Ils ont un pouvoir hors norme. La preuve en est, cet interview n’aura pas eu lieu sans ces réseaux.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui je lis mais très lentement…. Si je suis en phase d’écriture intense, je ne peux me laisser aller à la lecture. Peur de m’y perdre, de faire un amalgame entre ce que je lis et écris. Du coup, j’ai pris une certaine cadence très faible. Entre deux à cinq livres par an au lieu de la quinzaine autrefois. Je lis essentiellement de la Fantasy. Récemment, j’ai lu un feel-good. Comme quoi tout peut arriver.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Aucun. Je ne dis pas que les autres livres ne me plaisent pas ou autres. Mais ce que j’aime dans un livre, c’est l’univers de l’auteur-e. Si j’en étais l’auteur, alors le livre ne serait pas ce qu’il est car chacun est différent. Je sais que je chagrine quelques personnes quand on me pose ce type de question ou alors quel auteur aurais-tu voulu être. Je suis moi avec mes écrits, c’est tout. Et les livres que j’ai dévoré et adoré, je les ai aimés car ils proviennent de quelqu’un d’autre qui a su me transporter.


Avez-vous d’autres passions ?

Je suis un drogué du volley… Je ne loupe une séance que très rarement. Limite ça me rend malade. C’est une vraie drogue… Cela me permet d’évacuer, d’extraire les tensions dans mon corps. J’aime être transcendé aussi quand je regarde les pros. Cela tombe bien je suis tourangeau alors allez le TVB !


Un dernier commentaire ?

Pour ceux et celles qui le désirent, n’hésitez pas à me contacter pour découvrir mon univers, ma porte est ouverte, je ne mords pas. Enfin pas encore. Et merci à Heylowdy Lit des Livres pour ce temps qu’elle accorde à nous les auteur-e-s.


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BIBLIOGRAPHIE

MAX CLANET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis journaliste d’investigation issu de l’École de journalisme de l’Université de la Méditerranée après avoir effectué 20 ans de carrière dans la justice. J’ai publié 3 ouvrages d’investigation journalistique dont l’un a été sélectionné en 2014 pour figurer dans la bibliothèque du Congrès américain à Washington.
Aujourd’hui, j’écris des thrillers et des romans d’espionnage. Je viens de publier mon premier roman d’espionnage. Le premier volume d’une série.
J’écris aussi des scénarios pour le cinéma et la télévision


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire tardivement. J’ai d’abord étudié l’écriture juridique, puis l’écriture journalistique, enfin l’écriture littéraire. Cette dernière est arrivée tardivement.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

L’envie d’écrire ne s’explique pas. Il s’agit d’un désir qui se cache au fond de soi et qui apparaît à un moment de sa vie. Le fait de tracer des signes pour s’exprimer appartient à l’inconscient de l’Homme. Il fait partie de lui.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Il faut avoir la lucidité d’éliminer les projets qui ne conviennent pas. Cela permet de se remettre en question, de s’interroger sur ce que l’on écrit. J’ai connu cette situation il y a quelques années.

J’avais écrit un roman que « je ne sentais pas ». L’histoire me paraissait bancale et je n’étais pas à l’aise dans la rédaction. J’ai laissé le manuscrit de côté. J’ai choisi de l’éliminer.
La peine de mort existe chez les auteurs !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. On a besoin de passion pour écrire, encore faut-il que le travail de l’écrivain soit récompensé par l’adhésion des lecteurs.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Écrire demande beaucoup de travail. En réalité, ce que l’on nomme « talent » n’est souvent que le résultat de plusieurs centaines d’heures que l’auteur doit passer sur son texte afin de le rendre le plus parfait possible, même si la perfection n’existe pas en matière d’écriture.
Il faut surtout respecter la langue, écrire en français. La langue est notre patrimoine commun, on se doit de la respecter et au-delà, respecter notre littérature.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris en général chaque jour. Je ne respecte aucune habitude à ce niveau, je ne veux pas devenir prisonnier de ma propre passion en m’imposant des normes, l’essentiel étant d’écrire régulièrement. En revanche, j’écoute souvent de la musique en écrivant.
Je suis surtout un perfectionniste, un « maniaque » du mot juste, de l’expression exacte, de la concordance des temps, de la dynamique de la phrase. L’écriture requiert beaucoup d’efforts dans le choix des mots.!
Dans le champ sémantique, un vol est différent d’un cambriolage, d’un larcin, d’une filouterie, d’un pillage ou d’un chapardage. Le travail de l’écrivain consiste à bien choisir chaque nom, chaque verbe, chaque adjectif, chaque expression, chaque phrase. L’écriture s’apparente parfois à de la haute-couture.
L’auteur doit sans cesse travailler son texte, le travailler encore et toujours. Le travail est la seule condition pour pouvoir être édité. Si votre texte est mauvais, rempli de fautes d’orthographe, mal écrit, vous ne convaincrez jamais un professionnel. Si au surplus, votre histoire manque de crédibilité ou de matière, vous ne pourrez jamais publier non plus.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas de méthode particulière. En revanche, je n’écris pas pour moi, mais pour mes lecteurs et uniquement pour eux. La première qualité de l’auteur doit être l’humilité. Il faut laisser son orgueil à la porte de la littérature.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration fait appel aux souvenirs et au passé de celui qui tient la plume, même inconsciemment. Sur le papier, on laisse toujours une partie de soi, de ses idées, de sa culture, de son éducation, de sa vie…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Je m’inspire parfois de ce que j’ai connu dans mes différentes vies professionnelles, de ce que j’ai vécu, mais en règle générale, l’inspiration arrive sans souci. Lorsque l’on écrit, il faut se laisser conduire par son personnage, par l’histoire que l’on raconte… En revanche, s’agissant de romans d’espionnage, il faut rester très précis sur l’Histoire, la politique, la psychologie des personnages etc. C’est la condition essentielle pour crédibiliser son récit.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Le seul intérêt est celui que peut trouver les lecteurs dans les histoires que j’écris.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Mon premier ouvrage journalistique s’est avéré long à démarrer. Je disposais de plusieurs centaines de documents, de dizaines d’interviews que j’avais réalisées, de dossiers judiciaires, de photos, de sources diverses… j’ai attendu quatre mois avant de trouver un plan cohérent. A partir de là, tout est parti très vite. Quand l’auteur a trouvé l’ossature de son livre, il a réalisé l’essentiel de son travail, que ce soit pour écrire un ouvrage de journalisme ou pour un livre de fiction. Le grand Corneille disait « j’ai trouvé le plan, j’ai fini mon livre… » Il n’avait pas tout à fait tort.
Un livre c’est la somme de centaines d’heures de travail. L’écriture demande de s’y consacrer pleinement.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’aime tous mes livres parce que j’ai longuement travaillé sur chacun d’eux.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je n’ai pas pour objectif de me jeter des fleurs, ni d’ailleurs de me flageller. En revanche la série espionnage semble bien fonctionner, l’histoire a fait l’objet d’excellents retours de lecture. Là est l’essentiel. La trilogie espionnage sera adaptée à la télévision.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais. J’ai choisi tardivement de me consacrer à l’écriture de fictions, je ne pense pas que j’arrêterai un jour.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon prochain thriller « Les nuits de la Bête » sort au printemps 2022. Ensuite, je dois publier la suite des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE» ce sera la deuxième histoire de ma série espionnage. Le 3ème volume est également prêt. Le 4ème est en route… dans ma tête !
Parallèlement, je suis en train de préparer l’adaptation de cette trilogie au cinéma ou à la télévision.
Le projet avance, mais je ne peux en dire davantage pour l’instant.
J’ai également coécrit l’adaptation de mon ultime ouvrage d’investigation journalistique.
« L’encre de la Liberté » (Éditions la Boîte à Pandore, 2021) qui fera lui aussi, l’objet d’un film
cinéma.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je publie mes romans chez LBS Éditions qui appartient au groupe ALBIN MICHEL.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

A l’heure où je vous parle, il s’agit de la première aventure des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE- L’affaire Kior ». Les autres volumes suivront bientôt. Ce livre est sorti fin mai 2021.
Il s’agissait de la première fiction que j’écrivais. Mon travail de manuscrit a duré presque cinq ans. Je l’ai travaillé, trituré, modelé, pris et repris des centaines de fois avant d’arriver à un résultat final qui soit accepté par un éditeur et qui plaise aux lecteurs


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

La relation avec les lecteurs est essentielle. Ce sont les lecteurs qui doivent guider l’auteur et non l’inverse. Leurs avis nous confortent et aident à nous remettre en question. J’écris pour eux.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Ils sont aujourd’hui indispensable pour diffuser les livres. On ne peut pas les ignorer.
Je suis aussi très présent dans les salons, les manifestations et les séances de dédicaces. Le contact physique avec les gens qui aiment le livre est un réel plaisir. On ne peut pas les ignorer.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’ai été avant tout un lecteur. Dès l’âge de sept ans, je dévorais les bandes dessinées. J’ai grandi avec les albums de Tintin et de Spirou.
Plus tard vers douze ans, j’ai lu Balzac, Sartre, Zola, Camus… tous les grands auteurs. J’aime aussi Boris Vian lorsqu’il joue avec les mots. Je suis un admirateur de Marcel Pagnol, de sa simplicité dans la phrase et dans ses histoires qui sentent bon le soleil et la lavande.
En réalité, je n’ai pas de préférence affichée pour tel ou tel auteur, je ne veux pas devenir le prisonnier de mes propres goûts. Lorsque je lis, il m’arrive d’aimer le livre, parfois de le détester, quel que soit l’écrivain.
Je vous donne un exemple : j’aime beaucoup « L’assommoir », mais je n’aime pas « Nana » et pourtant, les deux livres ont été écrits par le grand Émile Zola.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je ne me pose pas cette question parce que je ne peux pas me mettre à la place de tel ou tel auteur, de sa psychologie, de ses idées, de son parcours…


Avez-vous d’autres passions ?

Je me passionne pour tout. Je suis un curieux de la vie. J’aime les voyages, l’archéologie, la musique et la famille. Je m’intéresse aussi à l’histoire des civilisations anciennes, à l’égyptologie, aux écritures anciennes…


Un dernier commentaire ?

Merci infiniment de m’avoir consacré cette page. Je salue nos amis lecteurs. Il faut continuer la
lecture, la promouvoir, il faut soutenir le livre et la lecture.
Lire permet de se cultiver, de s’ouvrir à toutes sortes de curiosités, mais aussi de fortifier son sens
critique.


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BIBLIOGRAPHIE