VINCENT BLENET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Vincent Blénet, je suis écrivain et autodidacte. J’ai développé ma plume par mes propres moyens. Je n’ai pas d’études poussées à mon parcours, mais j’ai vu et vécu pas mal de choses et je les retranscris dans ma prose. J’ai 40 ans. J’ai été diagnostiqué schizophrène à l’âge de 16 ans.

Je suis un écorché vif.  


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Petit je rêvais d’être ‘artiste’, j’échappais aux maux scolaires à travers quelques films. J’étais un enfant, je n’avais aucune notion, ni conscience de la réalité. J’étais dans ma bulle, je n’avais pas encore créé ou façonné mon monde à moi.

Je regardais des films divertissants comme : « Ghostbusters 2 », « Crocodile Dundee 1&2 », les deux « Batman » et « Batman, le Défi » de Tim Burton. Et « la Famille Addams ».

Étant introverti, trop influençable, et trop rejeté par le monde extérieur, je ‘rêvais’ d’être aussi intelligent, marrant et apprécié que le personnage principal de « Crocodile Dundee » avec la force de sa ‘différence’ au monde urbain modernisé.

Longtemps je me suis égaré et oublié dans toute cette industrie du cinéma. J’ai toujours été passif dans la vie au lieu d’essayer de m’imposer. Actuellement j’ai cheminé, mais j’ai plus d’aisance à observer, réfléchir, analyser toute la vie et les agissements des ‘normaux’ plutôt que d’être acteur de ma vie. défaut de parcours et de perception sur moi-même.

En 1995-1996, j’ai fait une tentative d’écrire. Je n’y arrivais pas, impatient, j’ai jeté l’éponge et je pensais mordicus être incapable d’y parvenir un jour.

Pourtant, aujourd’hui l’écriture est ce qu’il y a de meilleur en moi, de plus beau. Je n’en reviens pas d’avoir été capable, sans étude, sans rien, d’être le ‘parent’ de dix-huit livres publiés. Je suis estomaqué d’être à présent un auteur.

J’ai commencé à l’âge de quinze ans, la nuit tard, à écrire une histoire sur quatre pages recto verso, à la main. C’était l’unique moment magique à l’époque, c’était en 1998.

La journée je vivais l’horreur au collège, tabassé, insulté, les gosses m’incitaient à me suicider. Ils y allaient franco, dans le sens qu’ils me plaquaient sur la table et tous en cœur ils essayaient de me frapper en hurlant « à mort ». Alors la nuit après l’affreuse routine des cours, des devoirs, je me planquais dans ma chambre, musique allumée en sourdine et j’écrivais un peu ces quatre pages pendant que ma mère dormait dans sa chambre à proximité de ma chambre.



Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai écrit trois scénarios, longtemps avant de publier mon premier recueil intitulé « Je Suis Mort en 1999 », paru fin 2007/début 2008.

Ces scénarios sont accessibles sur mon site internet :

http://www.vincentblenet.com/

http://www.vincentblenet.com/2018/09/14/jesus-pour-tous-humanite-et-coeurs-emus/

http://www.vincentblenet.com/2007/08/29/repent-day/

http://www.vincentblenet.com/2007/03/15/section-19/

http://www.vincentblenet.com/2007/03/17/sdf/

http://www.vincentblenet.com/2007/03/17/pita-king/

Je n’ai pas publié ces histoires faute de temps, de moyens, et aussi de découragement. Certains furent écrits à des années sombres au début de mon cheminement horrifique lorsque ma vie bascula dans les vingt années de chaos. « Section 19 » est une histoire extrêmement éprouvante et j’ai dû batailler également avec mes T.O.C. en même temps que je l’écrivais.

Cependant c’est un scénario où j’ai construit l’intrigue, comme une toile d’araignée, au fur et à mesure que je développais l’écriture. Et c’est ce qui fait que j’ai des difficultés pour rédiger des gros romans avec intrigues et suspens dans mes récents ouvrages.

Il faut être très habile et très stratège, avec une mémoire à toute épreuve afin de bien ficeler une longue intrigue et toute la narration dans un roman.

J’ai préféré écrire mes textes comme des ressentis, des proses d’émotions, d’analyses. Mais j’aime illustrer ça par des images mystiques, peintures acryliques, peintures de la Renaissance. Après je conserve la narration dans l’idée du texte.

Par contre au fil des livres édités, j’essaie de créer un ouvrage avec un thème qui sera globalisé grosso-modo à travers la palette des textes figurants dans le dernier recueil à paraître.

Sinon, j’aimerais bien, un jour peut-être, je l’espère, faire éditer le scénario sur Jésus qui est coaché par un ange que seul lui peut voir. Cette histoire s’appelle « Le Confident du Christ ».


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est ma vie, c’est mon être, mon oxygène, mon tout. Je ne vis que pour mon écriture. L’écriture c’est ma vocation, ma raison d’exister. Je n’aurais pas pensé que je parviendrais à écrire lorsque j’étais jeune. Pourtant l’écriture est venue à moi et c’est l’écriture qui me donne un sens, une raison de vivre. L’écriture m’a sauvé d’un abime dans mon chaos existentiel. Ce qui restera dans la case du « métier » c’est toute la partie recherche (traque incessante) pour trouver des médias sympas qui acceptent de faire des interviews, reportages YouTube ou interviews écrites, chroniques sur le livre que j’ai réussi à publier. Je suis un petit auteur compte d’auteur certes, mais je suis écrivain avant tout.

J’aime tout ce que je fais vis-à-vis de mes livres. Le seul point où j’ai moins d’aisance c’est la vérification des BAT, la recherche (pas toujours acquise et facile) de médias ok.

Par exemple avec « l’Enfer-Me-Ment », j’ai passé quatre semaines pour bien peaufiner le BAT. En effet il est préférable d’être à deux (au moins) pour bien relire, à la fois le fichier Word et le fichier PDF du BAT de l’éditeur (en tout cas c’est le procédé des comptes d’auteur).

Il y a la correction des fautes, mais également la mise en page. D’ailleurs lorsque j’écris un ouvrage, je passe beaucoup de temps sur mon ordinateur à peaufiner, améliorer le placement des paragraphes, les outils de police d’écritures (italiques, gras etc.).

J’ai eu l’aide de ma mère et de Catherine Meylan, lesquelles avait des emplois du temps compliqué, quant à moi mes neuroleptiques ne sont pas très laxistes en ce qui concerne la vaillance de mon cerveau.

J’évolue en tant qu’artiste au fil des ouvrages, je suis, par étapes, devenu de plus en plus consciencieux. J’essaie de garder les pieds sur terre le plus possible. Et j’essaie de trouver la plume juste. J’espère un jour que ma prose sera digne des écrivains du passé, ces majestueux auteurs et poètes dont l’incisive dans un gant de velours était de toute beauté.

Je ne pourrai faire autre chose que mes livres et mes deux projets musicaux, auxquels je suis très attaché et que j’écris et interprète avec mes deux amis respectifs. L’un en duo pour le projet « DHELLBOR » et le second avec un ami compositeur VanJarre. D’ailleurs VanJarre et moi on a beaucoup de points communs et il a énormément de talent. Il est capable de rendre vivante sa musique. Il compose comme s’il donnait vie à un corps humain. Mary Shelley en serait déguingois par les vibrations de mon poto VanJarre. 

Le hic aujourd’hui dans la culture, c’est que beaucoup ont combiné art avec argent. Énorme maldonne, malsaine et empoisonnée.

Désormais l’obsession n’est plus d’apporter une œuvre riche en émotivité, riche en créativité. Non. Désormais les boutiquiers se croyants artisans, ils poussent les créatifs à taire la beauté, l’émotion, le ressenti et autres. L’unique objectif étant d’accumuler des vues, des Tweets, du buzz, des postures flashions, vêtements, sponsors, marchandising. Que du matériel.

Tout ça c’est froid, ça n’emmène rien ni personne dans un voyage psychique, émotionnel, lesquels nous transportent, nous apportent les larmes de joie ou des larmes de condoléances.

La force d’une œuvre artistique, c’est avant tout de réunir les gens, de changer le monde par le cœur ou la tristesse. Que ce soit la musique qui procure passion et révolution, ou bien l’écriture qui retrace les siècles, les mots et les maux des époques.

Fabriquer de la daube « naphtal-aryanisée » en industrie packaging ça rapporte certes mais ça se jette aussi sec pour relancer sur le marché la bouse fraîchement déféquée de la précédente fournée dite ‘culturelle’.

Pour moi l’écriture, mes deux projets musicaux avec mes deux amis, être artiste, c’est une joie merveilleuse. Mais je reste le plus conscient possible et je préfère être en échec de vente, ne pas enchainer des signatures à tout va, faire des podiums de rayons en librairie à gogo.

J’aime partager mes écrits, faire des interviews propres avec des chroniqueurs(ses), des radios et télés YouTube dites ‘underground’, faire voyager mes livres, mes textes, les sons avec mes deux potes. Du moment que je peux vivre (à mon échelle modeste) ma vie d’écrivain, d’artiste, normalement, sans outrance ni démesure, ça me convient parfaitement. Ça me navre, m’attriste même, de voir et d’entendre de la musique sans musique, des textes sans histoires, sans retranscrit, sans âme. Ça fructifie des billets, mais c’est froid et vide de sens. C’est comme pour les déforestations. Lorsqu’il n’y aura plus un arbre, donc zéro oxygène, ce n’est pas les billets verts qui nous aideront à respirer. Sans air et sans vie, faire la bringue en boites VIP mode trisomiques W9 NRJ12… Macache glawis.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Lorsque j’écris, même une petite prose qui sera sur mon Instagram, c’est une grâce, une victoire. Être apte à retranscrire mes maux par des mots, mes émotions ainsi que d’illustrer mon message par des métaphores mystiques narratives. Comme une peinture fantastique, genre Renaissance. Lorsque j’écris je me sens si bien, j’ai été capable de m’exprimer, j’ai pu mettre le meilleur de mes émotions, de mes entrailles.

J’ai presque un sentiment de fierté, comme une revanche sur ma jeunesse d’être effacé, trop introverti, incapable et soumis aux violences, quolibets en tous genres.

Par contre pour ce qui est des inconvénients, je dirais la page blanche. Je nomme cela les périodes de silence. Là c’est assez sombre en moi. Lorsque je me sens sans mots, j’angoisse, je panique et j’ai mes peurs qui se nouent avec mes T.O.C.

C’est une traversée dans un enfer désertique à travers la folie, les pulsions d’autodestruction. Les angoisses dominent la raison le plus souvent.

Les émotions, ressentis de l’instant. Toutes ces réactions du cœur et de l’âme. Mais également les pulsions (d’amour, de haine, dépressives ou autodestructrices). C’est un bon côté pour retranscrire et écrire. Ça aide à donner meilleure texture à l’écriture. Pour mieux parvenir à se laisser traverser, transporter par l’inspiration, il faut laisser nos émotions guider la plume. Il faut également s’affranchir et marcher dans le brasier des excès dehors.

Caresser mille dangers et s’élimer l’être afin de nourrir un vécu. Vécu qui apportera matière à cogiter et retranscrire un rendu brut et beau. Plus proche de votre ressenti et donc du livre que vous venez d’écrire. Ça c’est le côté à la fois magique et pourtant périlleux. Le moins bon côté sera à apprendre à maîtriser vos peurs, vos angoisses, vos doutes et vos  échecs récurrents. Ces passages de « silence », page blanche, me terrifient à tel point que ça va s’entrecroiser dans des doutes, donc manque de confiance en moi. Et cela va suggérer à ma pathologie d’y prêter oreille, donc chercher à m’égarer dans des T.O.C.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Toujours en musique. C’est la base dream team pour écrire du tonnerre des Dieux.

Je cherche énormément de chansons, musiques technos, électro, métal et plein d’autres genres, du moment que ça parle à mon âme, à mon énergie colérique, méditative.

Parfois je mets sur ma playlist un bazar bordélique de différents styles. On peut traverser les titres de Slipknot puis (comme les titres se suivent en fonction de l’ordre alphabétique du classement de mon tel Samsung) on arrive sur des reprises piano calmes d’un artiste Maxence Cyrin. Ou bien Aphex Twin avec « Didgerido » puis des track de Deftones.

Le plus souvent la musique me met en réflexions, en questionnements, en libération d’excès colériques. Bref c’est ma cocote minute confectionnant l’énergie du soir, de ma vadrouille.

J’essaie de stimuler ma plume à manifester l’essentiel. Le plus souvent c’est la mélodie ou l’agressivité ou encore l’énigmatique de l’électro techno qui m’aidera à peindre les mots sur la toile de mes maux.

Je vis en grande partie la nuit. Je marche, je tourne en rond dans ce donjon Montpelliérain. La musique dans les oreilles via mon portable dans la poche. J’observe les autres (les normaux). Je regarde comment ils agissent et s’agitent autour de tout ce chaos guignolesque qu’ils formatent de jour en jour. On dit que la nuit les gens sont dans l’excès et l’alcool. Mais paradoxalement c’est la nuit que la nature humaine révèle la violente et terrible froideur de leurs âmes. Ils auront plus de franchise, laisseront leurs masques hypocrites loin, afin de dévoiler la nature cradingue qu’ils ont.

La journée la vie s’active, mais une vie mécanique, glacée. Les gens ne se disent pas bonjour, ils sont bloqués dans les applications de smartphones ou IPhone. Voire méprisants, quasi inhumains. Par contre la nuit ils sont expressifs, ça oui, seulement c’est pour critiquer, médiser et humilier les personnes hors de leurs castes privées. Castes d’exigences modernes où il convient de s’habiller de marque, mode, coiffure millimétrée comme dans les télé-réalités.

La nuit chaque visage peut devenir un tribunal sans appel. Jugements, stigmatisations, lapidations, haines gratuites. Il n’y a que des sentences mais aucune acceptation de l’autre.

À Montpellier la nuit, les soi-disant étudiants, ils sont abonnés des bars et boites de nuit. Leurs seuls intérêts étant de faire semblant d’être des adultes, des « bonhommes », des simulacres d’influenceurs W9 NRJ12 se la racontant, jouant à Pablo Escobar de chez Club Dorothée pour chercher l’attrait des jouvencelles. Ces dernières méprisantes et méprisables à souhait sans évoquer leurs calculs d’esprits vénaux.

Elles, elles vont négliger leur être, leurs valeurs, leur force d’esprit, leur potentiel. Dans le but d’avoir tout gratuit, se faire offrir les repas, les verres, les soirées, les festivals, les shows cases, tout à l’œil. Mais en faisant semblant de « monnayer » leurs faveurs, leurs charmes.

J’ai vu de mes yeux comment elles ne se respectent pas et n’ont aucune dignité ni aucun tabou lorsqu’il s’agit d’avoir des privilèges de luxe. Beaucoup passent leurs soirées à se flasher sur snapchat et instagram. Certaines en profitent pour appâter les frustrés (comme moi) pour les inciter à s’abonner sur MYM et/ou OnlyFans.

Cela dans un objectif lucratif, gagner de l’argent en s’exhibant derrière un écran virtuel de téléphone avec des accessoires en caoutchouc. Le résultat final étant d’avoir suffisamment d’argent pour les boutiques, les plages privées, les pass VIP, etc.

Personnellement, que certaines s’en sortent et vivent très bien, tant mieux pour elles. Non, ce qui me heurte c’est toute cette mentalité d’argent, de restriction humaine, cette séparation des classes et la loi du virtuel qui vient écraser les jacquouilles maux-dits de l’existence.

Il y a eu énormément de monstruosités et de haines des sexes opposés depuis que certaines harpies nazis ont décrété que TOUS les hommes sont des enculés. Je regrette, je ne partage PAS les ‘valeurs’ de ces bourges « mascularisés » à coups de CB. Je n’aime pas les relations charnelles dans la dominance, la force ou la soumission (sous-mission).

Il y a des hommes corrects. Je n’en suis peut-être pas un, ou pas le meilleur des êtres masculins hétéro. Mais ça existe et les amalgames ne servent que les intérêts despotiques.

Tout cela, ces ressentis, créent cette rage et cette colère. Toutes ces exclusions j’ai voulu les retranscrire au cœur de mon dix-huitième livre « l’Enfer-Me-Ment ». Montrer à quel degré les égrégores modernes ont façonné une église sectaire, totalitaire, où les personnes hors norme sont chassées, exclues et survivent comme des reclus au milieu des rebus.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En principe lorsque je suis dehors, confronté aux excès, au chaos, aux horreurs que les ‘normaux’ m’infligent. Également lorsque je vadrouille la musique dans les oreilles. Donc je commence à écrire sur mon téléphone. Je me sers des SMS en m’envoyant à moi-même le texto. Je peaufine souvent au fur et à mesure, parfois dans mes SMS, puis en m’envoyant sur mon mail perso mes notes. J’affine et j’envoie. Ensuite une fois devant mon ordinateur, je copie/colle dans mon fichier Word et j’affine en mise en page.

Avant pendant les dix premiers livres, j’écrivais tout à la main sur des cahiers épais. Je ne savais pas un brin utiliser un PC. Lorsque j’avais écrit à la main mon texte, je demandais à ma mère de m’aider en retapant le texte sur un fichier informatique (un fichier Word).

Maman m’a, au fur et à mesure ‘formé’ dans l’art formel d’écriture. En ce sens qu’elle est très à cheval sur l’orthographe. Maman fut longtemps directrice commerciale, elle a travaillé dans la presse magazine, et ensuite dans les journaux Midi Libre et la Gazette. Maman a été numéro 1 de toute la France à une époque. Malheureusement à Midi Libre elle a eu à subir beaucoup de choses et aussi du harcèlement moral. En effet à l’époque, une femme qui est douée, qui a des résultats et du caractère, c’était très mal vu. Aussi les dirigeants ont essayé de la torpiller. Elle a réussi à ressusciter un magasine à l’agonie.

Ma mère m’a, sans le savoir, appris en corrigeant mes textes, tout en les retapant sur l’ordinateur, à ce que je ne tombe pas dans certains excès, ajouts, rajouts de trop dans ma plume. Elle sait écrire, aussi elle m’a transmis cette concision qui m’a aidé à ce que j’écrive au plus juste.

Je n’ai pas fait d’études. J’ai souffert énormément dans les écoles et collèges de malveillances de la part des autres enfants et du personnel enseignant (en-saignant).

Ces derniers, avec l’aide de ma famille, ont menacé ma mère de la séparer de moi si elle n’acceptait pas de me faire interner à l’hôpital psychiatrique de Montpellier. J’avais seize ans et l’hôpital ‘la Colombière’ de Montpellier est emmuré, genre quartier haute sécurité prison. Il y a plusieurs bâtiments, lesquels à l’époque étaient des mouroirs austères, froids et  morbides. On était en détention et le personnel soignant nous a détruits. Ils utilisaient la peur, l’emprise de force et la férocité psychique avec la combinaison des psychotropes chimiques injectés en nous. Ce qui leurs permettaient de nous rabaisser et qu’on soit complètement soumis à tout ce qu’ils pouvaient nous dire/faire, et bien sur tout ce qu’ils voulaient nous faire/dire.

J’ai eu le bonheur d’être capable d’écrire au fil des années. À l’HP j’écrivais des scénarios, sans conscience professionnelle. Je me suis façonné progressivement sur le tas. J’ai longtemps cheminé avant d’être plus carré dans ma vocation. En écoutant les gens, en parlant avec tous, tous corps de métiers confondus. Plusieurs cercles de milieux visibles ou invisibles. J’ai essayé au mieux d’apprendre et à me cultiver par moi-même.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Il est nécessaire de se frotter au chaos, à la violence de l’extérieur si l’on a besoin de trouver l’inspiration la plus proche de la ‘perfection’.

Parfois c’est en puisant dans l’abîme, l’horreur, la peur, la tristesse qui nous traquent et que l’on essaie de fuir, d’enfouir pour avancer. Tout cela représente les voix de votre âme, de vos pulsions, de vos désirs, lesquelles tapotent à la porte de votre conscience, cherchant à sortir du subconscient. Elles ont besoin de rugir, de sortir et s’exprimer, elles nécessitent d’exister.

Certaines vont répercuter ces noirceurs dans la dépravation festive, alcoolisée, substances chimiques illégales. Excès de violences. D’autres pourront écrire et interpréter tous ces cauchemars et ses frayeurs.

Parfois j’ai écrit quelques proses révélant/illustrant ce qu’il y a de virulent, bestial, effroyable, impardonnable. J’épouse mes peurs et mes chaos, tout en étant pétrifié par moi-même. Par contre, une fois que j’ai pu retranscrire en mots, je me sens plus calmé, plus apaisé.

Parfois, lorsque je suis en pleine crise de folie, d’excès, bien entendu c’est le vase qui déborde et j’ai besoin d’afficher ma colère aux yeux de tous. J’ai besoin d’effrayer, de choquer, de provoquer les bienséants et de remettre quelques compteurs à zéro.

Mais parfois je vais en bénéficier pour avoir de l’inspiration et écrire mes maux.

On voit curieusement que ceux qui ont peint et dépeint l’Histoire, pour la plupart des poètes et artistes, étaient considérés, diagnostiqués comme fous, perturbés. Cependant leurs visions du monde ont révolutionné l’Histoire ainsi que la perception des gens entre eux.

Donc en résumé, si aujourd’hui les normaux vivent décomplexés dans leurs travers, leurs exigences, leurs vices élitistes et leurs dépravations monnayables marquetées, c’est grâce à nous les fous, les gueux, les jacqouilles. Si vos prépubaires sont des jacquards, c’est grâce à nous.

Comme la plupart de ceux qui créent j’ai le syndrome de la page blanche ! Cela me terrifie à chaque fois, comme si je plongeais dans abîme sans fond où j’ai l’impression de tout perdre, c’est-à-dire de perdre mon écriture, ce qui est ma raison de vivre. Dans ces moments terribles je me sens démuni, vide et annihilé. En fait on se sent esclave de cette fluidité que l’on n’a plus et cela crée une angoisse profonde qui déclenche des crises douloureuses. Heureusement ç’est transitoire. Vivre de nouvelles expériences relance la machine en général.

Souvent on dit qu’écrire est une thérapie. C’est tout à fait exact.

Écrire me permet de vociférer ma rage, mes frustrations, mes désirs et mes désespérances.

C’est également grâce à l’écriture que je peux dessiner, composer, exprimer tout un univers à moi. Un expressionnisme dans lequel j’ai la parole sans qu’on me ressasse de me taire sous prétexte que je ne suis rien d’autre que l’immonde erreur de Dieu, laquelle devrait être exécutée sur le champ et disparaître de la surface existentielle. Écrire c’est vivre. Écrire c’est devenir et m’épanouir.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Beaucoup, j’essaye de combiner la réalité quotidienne avec une narration métaphorique.

Les ouvrages précédents sont des retranscrits poétiques, analytiques, fantastiques. Tous basés sur des corps de métiers, des rencontres, des sentiments amoureux pour des machiavelles vénales.

Mes blessures deviennent écriture. La plupart de mes textes sont issus de mes tourments, de mes angoisses, de mes réflexions, désillusions.

Il est juste d’avouer que me lire est parfois énigmatique et difficile car je vis ce que j’écris, donc étant dans mes émotions et dans ma tête, je ne fais pas attention à ce que ceux qui peuvent me lire soient désarçonnés et perplexes. Mais depuis « Mort Sûre d’Amours » j’essaie d’améliorer ma prose afin de la rendre plus ‘accessible’. Dorénavant je fais plus d’efforts pour cela dans mes nouveaux livres. Petit à petit je dessine par l’écriture un univers fait de proses poétiques, mélangeant la réalité comme un journal intime métaphorique. J’essaie de bâtir une inspiration entre H.P. Loftcraft, Anne Rice, Palahniuk, Baudelaire et Voltaire. Et un peu une tragédie Shakespearienne.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Tout ce qui concerne l’esthétique ésotérique, mystique, cela vient depuis toujours dans mon enfance et mon quotidien, du fait que j’étais très intrigué et fasciné par ces sujets, ces questionnements. J’adore les anges, j’ai un attrait artistique pour le visuel des flammes. Je trouve qu’elles illustrent bien l’existence, la souffrance. Elles dévorent mais plus on s’affaiblit, plus elles gagnent en force. Les flammes sont presque immortelles.

Sinon pour les thèmes récurrents comme les femmes, la religion et l’enfer, j’évoque tous les tourments qui me rongent au quotidien. Comme la désespérance de toucher, caresser l’intime d’une femme sans devoir être condamné, reclus aux prestations cauchemardesques des escortes girls, alors que les jeunes femmes dans le monde réel, le monde des vivants, là où elles sont plus belles et attirantes que ces annonces déshumanisantes de sexe tarifé, des sites avec des photos truquées, des annonces arnaques où il faut passer des éternités à décrypter le vrai du faux pour au final ne pas ressentir mon plaisir. J’aime la douceur et la tendresse charnelle d’une femme avec moi. N’en déplaise à ces furies nazies, harpies fémens qui affirment que tous les hommes veulent pénétrer les femmes par dominance machiste.

Et non ! Rien qu’embrasser les lèvres de la jouvencelle, sentir ses mains sur moi, mes mains parcourant, dessinant ses courbes (même si elle est habillée), c’est plus intense et plus magique à mes yeux qu’une chevauchée PMU sordide, mode bricolage Ikea pour les bourrins et PlaySkool pour attardés influenceurs trimards W9 NRJ12. La religion est davantage là pour illustrer la tyrannie politique, la barbarie des codes sociaux. Et aussi l’obéissance aveugle à des pseudos prophètes, maniant le mensonge et la manipulation de masse à la perfection. La religion illustre bien comment certains se définissent comme étant le bien et comment ils jugent et brûlent aisément sous la « bienveillance » de Dieu, évidemment pour se dédouaner de toutes responsabilités criminelles. L’habit ne fait pas le moine.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Chaque livre, en tout cas les récents (depuis le douzième « Cieux FM »), chaque livre représente une traversée, une étape franchie dans mon cheminement d’existence.

En ce qui concerne les trois derniers livres, j’ai dû me mettre en danger, mentalement, physiquement, émotionnellement. Cela était imprévu, mais nécessaire pour mieux retranscrire et mieux écrire les textes figurant dans l’émotion de l’ouvrage en cours d’écriture.

J’ai vécu des vertiges assez féroces, la plupart des livres une fois édités, j’étais heureux et soulagé d’avoir pu publier l’ouvrage. En fait c’est comme une grossesse, vous avez peur d’avoir une fausse couche, la trouille vous suit jusqu’à la naissance de votre œuvre.

Là, vous êtes content et soulagé d’avoir mis bas votre enfant. Vous êtes enthousiaste à la perspective d’aller en interview pour partager vos émotions, votre parcours sur le livre fini.

Enthousiaste d’évoquer comment vous avez traversé les difficultés et les situations qui vous ont marquées ou mis en péril durant l’écriture du recueil.

D’où mes phrases lancinantes sur mon désir d’activités littéraires.

C’est pourquoi j’affirme qu’aboutir à son projet artistique est une magnifique victoire, qu’importe la folie people. Vous avez créé une œuvre, vous l’avez portée, vous l’avez traversée, et vous l’avez accouchée. C’est une victoire. Ce n’est pas comme ces marchands qui écoulent des stocks de productions préfabriquées en masse, genre mer noire mazoutée. J’ai pas mal morflé pendant trois ans sur les ouvrages « De Feux et d’Encres », « 666 Nuances De Braises », « Mort Sûre d’Amours ». En revanche avec « Gazhell » et « l’Enfer-Me-Ment », j’ai eu des difficultés de page blanche, mais après j’ai été bien, j’avais de l’inspiration et l’état mental apaisé. Et honnêtement, sans déconner, ces deux livres font partie de mes préférés et à mes yeux ils sont mes meilleurs livres.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

« Gazhell » et « l’Enfer-Me-Ment ». Le premier car j’ai pu intégrer mon vécu du moment avec la réinterprétation fictive, narrative, du mythe de Lucifer.

Ce treizième livre était l’affranchissement de deux tabous T.O.C. de mon passé. Parler librement du désir érotique, de l’envie sexuelle avec elles, celles qui m’attirent, cette émotion de bien-être. J’ai retranscrit et vécu la douceur charnelle, le tactile de peau à peau, comme un don spirituel.

Lorsque (pour les rares fois avec les escortes) j’avais vécu un instant féérique en embrassant les lèvres de la fille, toucher sa peau, caresser ses courbes. Toute la peur, l’horreur cauchemardesque, tout cela s’évaporait momentanément comme dans une parenthèse enchantée.

Je me ressentais vivant, humain, bien, cajolé. D’où l’instant de grâce onirique qui rédige et repeint les mots de mes colères frustratives envers les normaux, lesquels dégueulassent ce don privilégié par leurs décadences et leurs excès sociétaires.

À l’époque où j’écrivais « Gazhell », j’étais un peu plus ‘guéri’, j’avais passé des années destructrices suite aux décès successifs de mon père puis de ma grand-mère. Je me frottais aux autres, je marchais dans la lumière parmi les gens, j’essayais de m’affirmer en tant que Vincent, écrivain gothique, fier de l’être. « l’Enfer-Me-Ment » est mon dix-huitième et j’ai aimé l’écrire, j’ai senti que j’ai affuté, affiné mon écriture, qu’elle est plus adaptable et plus belle pour « l’offrir » à des lecteurs.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

On ne peut pas parler de succès, mais ça va. J’ai pu en vendre quelques exemplaires pour certains d’entre eux. Ce qui me plairait davantage c’est de voir que mes livres ont un retour, un écho d’existence dans le monde. Pas m’imposer ni faire le bulldozer, non. Juste avoir une petite place où j’existe. Que mon écriture plaise ou déplaise mais qu’elle existe.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Jamais, au grand jamais ! Plutôt me shooter avec un fusil AR15, ou me décalquer avec un pompe canon sciée et brûler ma dépouille afin d’éviter que ma famille, MaKKKron et sa clique, les bars Alhambra et tous ces trimards de Montpellier, qu’ils viennent tous danser, s’alcooliser massivement, partouzer et éjaculer un tsunami de giclettes sur ma tombe imbibée de leurs crachats.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai un livre ne préparation chez un éditeur qui a accepté de m’éditer, à compte d’éditeur cette fois. C’est une grande joie pour moi car cela confirme mon statut d’écrivain.

Ce livre est intitulé « Kaléidoscope », il paraîtra prochainement et j’en suis vraiment heureux.

J’ai envie et besoin d’écrire encore et toujours et de continuer à essayer de m’améliorer en tant qu’auteur.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Mes dix-huit premiers livres ont été publiés en autoédition. Parce qu’ils ont respecté le message de mes livres. Parce qu’ils ont été main dans la main avec moi et que le résultat de chacun était conforme à ce que je souhaitais délivrer, à ce dont je voulais témoigner. Parce qu’avec ces éditeurs, professionnels, en autoédition, ils ont la censure avisée et juste. Ils ne sont pas préoccupés par le score des ventes, Tweets, buzz à gogo et papiers culs de ceux qui se prétendent faiseurs ou défaiseurs d’auteurs, pour torcher de complaisance narcissique et flatulences égoïstes, égocentriques. (égo-sans-trique) leurs « élus ».


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

« l’Enfer-Me-Ment » évoque la routine d’un être hors système, limite ‘exsangue’ jusqu’à l’écœurement de la hype attitude sociétale. Avec cet ouvrage je voulais raconter les ravages que mon procuré ces récentes années de socialisation.

Combien le contact est destructeur, venimeux, compressé dans un poison qui vous nécrose l’âme ainsi que la conscience. J’ai écrit en ouverture du livre une introduction métaphorique avec l’image du désir, de l’envie d’être près d’elles. J’ai utilisé le symbole de la rose rouge flamboyante, magnifique, somptueuse, parfumée divinement, très, voire trop, attractive et pourtant très épineuse et empoisonnée.

Longtemps, à travers ma ruée dans les caniveaux de l’underground, j’ai essayé d’approcher ces jonquilles et fleurs de lys. Mais à chaque fois j’y ai trouvé chaos et pulsions mortifères dans un tonnerre d’excès.

Retranscrire également la survie lorsqu’on n’est pas sponsorisé par la palette multiple d’un éventail de cartes bancaires (ou bien les parents des p’tits trimards, faisant croire qu’ils étudient alors que l’unique diplôme qu’ils cherchent c’est alcoolo et Gogols analphabètes W9 NRJ12). Je voulais, tout en améliorant mon style afin qu’il soit plus lisible pour le maximum de lecteurs, témoigner de l’enfer que l’on traverse sans moyen, sans joie, voire sans droits humains.

Dans ce livre j’ai ‘décalqué’ la figure de la prêtrise. J’ai deux amis prêtres, mais j’ai vu et connu de nombreux hypocrites ecclésiastiques. J’ai fréquenté quelques groupes d’intégristes catholiques (cathos-like). Rien d’effarant, c’est juste des cinglés de la bible dogmatique. Je me rendais dans des églises et j’assistais à des réunions de prières. Ça durait 4 à 6 heures.

On commençait par ce que l’on appelle des chapelets puis lecture de passages religieux, entourés d’un « Notre-Père » puis cinq « Je Vous Salue Marie » et des phrases redondantes dogmatiques. Ensuite, une heure de chants religieux et un débat qu’ils tenaient sur comment évangéliser le maximum d’abonnés au club pour l’année à venir.

Par contre des tarés bibliques j’en ai croisés,  parfois on rigole un bon coup mais des fois c’est effrayant. L’un des vieux ronchons intégristes est toujours à zigzaguer dans les rues pour arracher des affiches de nightclubs et concerts afin d’affirmer que c’est l’œuvre du Malin. Jésus va apparaître en pointant les pécheurs de l’index pour le Jugement Dernier.

Une dame, que je n’ai plus revue depuis 2003, s’est coupée de ses petits-enfants et sa fille car ils avaient choisi le diable (en fait, traduction ils choisissent la société). Bref j’en ai vu des vertes et des pas mûres, voire des moisissures nécrosées.

Sinon pour la métaphore des prêtres dans « l’Enfer-Me-Ment », je me suis inspiré de deux autres prêtres, ex-amis à moi qui m’ont menti et trahi. Ensuite j’ai utilisé cette illustration métaphorique sur l’aspect gouvernemental, politique, commercial, l’effet de masse, tout ce qui fait la dictature et le totalitarisme aveuglé. La religion est un vecteur de peur et d’aboiements à l’ordre sectaire, fasciste.

Et puis il y a tous ces « égrégores » que l’on se façonne à force de trop virevolter, vadrouiller toujours dans les mêmes recoins de sa prison. À force on bétonne ses croyances, même si celles-ci sont parfois infondées, voire ‘erronées’, on va croire à tout parce qu’on souffre atrocement. Plus on souffre, plus on est en carence d’oxygène, plus on est soumis à croire à ce qui va s’opposer aux maux qui nous frustrent.

La colère nous prête à plier genoux et louer ce qui affranchit ces émotions renégates qui nous brûlent les lèvres mais que l’on se retient d’évoquer au grand jour, publiquement. 

Ma vision du monde est étroite, restreinte, étriquée. Je ne voyage presque pas, je tourne en rond inlassablement dans le même cercle atmosphérique du centre Montpelliérain. Je ne vois que des jeunes stupides et cruels. Leurs mœurs deviennent trop imposantes sur mon oxygène. Ils sont très intolérants et pour ce qui est des mentalités des « féministes » elles ont la croix gammée dans la « gestuelle » si facilement. À force ma vision des gens est faussée.

D’où mon retranchement à généraliser mes mots et mes actes.

Certaines personnes qui ont l’habitude de vivre ‘pleinement’ la vie ne pourront probablement pas capter les messages sous le texte. Beaucoup ne peuvent concevoir qu’un être, habitué à se déprécier, se négliger, se détruire, se cacher, se minimiser aisément, puisse souffrir de ne pas avoir les mêmes droits. Ils ignorent qu’ils nous infligent l’excès, l’horrifique défécation qu’ils nous jettent et nous force à avaler.

Vivre dans les ténèbres aujourd’hui c’est survivre dans un enfer citadin où les joies, émotions, sensualités avec elles, toutes grâces de l’existence deviennent un prix forfaitaire, packaging de luxe à ceux qui déploient l’éventail des cartes bancaires. Nous non.

À travers ce livre je dénonce, j’accuse même, ce suprématisme ambiant, ambivalent, lequel s’installe, il s’allonge et se prélasse dans l’âme humaine depuis toujours. Pourtant les gens, même nous les « jacquouilles », nous réprimons la vérité, nous sommes dans le déni et cherchons des excuses, preuves à l’appui, avec arguments rusés, roublardises.

Cependant la culture humaine se fonde dans une barricade de tranchées stigmatisées où l’on case les personnalités, les singularités, les individualités, tout ça quoi, dans des genres, des fiches techniques pour applaudir ou pour blâmer, condamner. De nos jours il faut liker ou crucifier celui-ci, celui-là, parce que la tendance du marché va bander fort ou bander mou.

Je n’instaure aucun dogme, aucune politique, que dalle, non.

Tout ce que je fais c’est d’écrire mes sentiments, mes observations et j’essaie de retranscrire du mieux possible ma douleur afin de pouvoir espérer vivre la douceur de ce monde sans prétention, sans despotisme.

Dans cet ouvrage, j’espère que ceux qui liront mes textes percevront mieux ceux qu’ils médisent du coin de l’œil lorsqu’ils paradent quotidiennement, souvent la nuit. Qu’ils comprendront que les « kassos » ont une âme, un cœur et un cerveau.

   


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Oh Dieu, c’est compliqué pour ma part.

J’ai très peu d’occasions d’être inscrit dans les salons littéraires. Ils sont souvent très « élitistes » et les quelques fois où je l’ai fait, j’ai été le « kassos » du salon. Les gens passent devant vous avec un œil de roi médiévaliste pour vous rappeler qu’ils peuvent vous transmettre les miettes de Godefroy ou vous uriner à distance parce qu’ils sont des acheteurs potentiels, c’est-à-dire : « on a la tune et peut-être on te paiera ».

Je vends très peu de livres. J’ai du mal à trouver des retours sur mon écriture. Ça m’est égal de ne pas nager dans une marée de billets, par contre presque pas de réaction envers mes textes, mes livres, presque rien ! Ça, ç’est pour moi une vraie souffrance.

J’ai déjà mes propres influences artistiques, celles des précédents livres (jusqu’au douzième), ils m’ont violemment craché en pleine face. Ça m’a bien secoué et ‘démoli’. Par contre ça me plairait énormément de converser, d’échanger avec les lecteurs. Ce n’est pas la flatterie qui m’intéresse, pas du tout. En revanche partager avec les autres sur ma plume, ça serait super et vraiment comme une bouffée d’oxygène.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Parce que je n’ai pas beaucoup d’opportunités promotionnelles high tech. Je dis souvent que c’est « le média du pauvre ».

Je suis partisan d’être actif pour promouvoir ses propres œuvres, et mettre la main à la pâte. Cependant passer ses jours et nuits sur le téléphone pour faire QUE les réseaux sociaux c’est un tantinet gavant. Parfois c’est agréable que d’autres plateformes partagent et relaient les textes et les sons. Ça apporte davantage de crédibilité à votre art et ça permet davantage d’objectivité vis-à-vis de votre plume ou de votre composition musicale.

Et puis ça fait plaisir et ça aide le moral d’un artiste lorsqu’un ‘média’ l’interroge, publie une chronique, que l’artiste peut cliquer depuis la plateforme guest, sur « partager » via Facebook et Twitter. Non seulement c’est « professionnel », mais c’est propre et ça aide l’auditeur, le lecteur, à prendre l’artiste au sérieux. Ça prouve également aux gros médias main Stream méprisants et médisants sur nous qu’on est nous aussi des artistes et qu’avec les plateformes qui nous questionnent et nous partagent  nous sommes crédibles et pas de la poussière.

Grâce à des plateformes comme vous chère « heylowdylitdeslivres », « l’ami des auteurs », « love sisters TV », « Radio Sensations », « la lectrice compulsive », « le nouveau Montpellier », « à plumes d’elles ». Grâce à vous tous et toutes vous prouvez que nous existons et vous démontrez que l’aboutissement de nos œuvres est bien plus qu’un packaging pour agonie de clics et Tweets.

Grâce à mes deux amis musiciens, les deux projets artistiques musicaux (« DHELLBOR » & mon ami VanJarre) qui permettent à mes livres – à travers des lyrics en anglais et des extraits de textes français et également le vecteur musical – de faire voyager mon écriture à travers le monde via YouTube et Instagram.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’ai un énorme déficit de l’attention, je n’arrive pas à me plonger dans un épais roman. D’où le bienfait et l’aide de la musique lorsque j’écris.

Mais j’aimerais beaucoup lire les ouvrages des autres, ça me plairait énormément de découvrir d’autres écrivains et d’enrichir mon écriture ainsi que mon inspiration.

J’aime beaucoup la plume de Baudelaire, celle de Voltaire, William Blake et Anne Rice.

En revanche je lis beaucoup de lyrics des musiciens que j’écoute. J’adore la combinaison entre métaphores et poésies. Ça m’aide beaucoup à garder un enrichissement d’écriture.

D’où la logique de mes publications rageuses sur mes réseaux sociaux à l’égard des trimards commerciaux de l’industrie musicale main Stream actuelle. Si la créativité musicale et parolière deviennent gâteuses, accessibles aux analphabètes de télés réalités, là ça va être un drame, pour moi-même, mais pour les générations à venir. Certes on sera équipés en gadgets technologiques, certes. Mais sinon on aura un cerveau moins performant que Jordy chantant « dur dur d’être un bébé, imbibé ».


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

« Entretien Avec Un Vampire », c’est une œuvre majeure dans mon existence. Lorsque j’étais un des leurs dans le clivage des « vivants ». C’est l’ouvrage référence d’Anne Rice. Ce qui m’a marqué, bien avant de savoir qu’à l’origine il s’agissait d’une œuvre littéraire, c’est que je m’identifiais au personnage de Louis. J’avais été voir ce film au cinéma avec ma tendre grand-mère.

Elle m’a quittée en 2014, dix jours après mon anniversaire, de manière abrupte. Je n’ai pas pu lui dire au revoir compte tenu de l’attitude du SAMU qui l’a laissée s’étouffer. Ils étaient focalisés sur son grand âge et c’est ma mère qui a dû faire un forcing afin qu’ils daignent l’emmener aux urgences où elle décèdera dans des souffrances respiratoires durant cinq longues heures et après trois infarctus successifs.

« Entretien Avec Un Vampire » fut une révélation gothique pour moi, j’avais douze ans. J’étais déjà fasciné par le fantastique, très intrigué et intéressé par le spirituel, le style ésotérique. Par exemple quand je regardais des films, très jeune, comme « Le Choc des Titans » la version originale des années soixante, j’imaginais des scènes, comme un enfant créatif, cherchant à inventer une histoire pour jouer. J’imaginais qu’il y ait des royaumes religieux multiples coexistant, entre les Dieux de l’Olympe Grec, les Divinités de l’Egypte Ancienne, et bien entendu le Ciel et l’Enfer. Je pré visualisais dans mon imaginaire d’enfant que tous les Dieux se rassemblaient autour d’un bureau pour un brainstorming des affaires communes sur la terre.

Une réunion syndicale ou autre. Pourquoi cette image-là, je ne sais pas mais j’ai toujours aimé la coexistence entre les univers mystiques confondus. Bien des années après je découvre qu’un auteur y a déjà pensé et l’a retranscrit dans plusieurs de ses livres, il s’agit de l’écrivain Neil Gaiman.

Pour revenir à l’ouvrage d’Anne Rice, lorsque j’ai vu ce film adapté de son roman, au départ j’étais encore en quête de matérialiser mon univers, mon style. Je me cherchais et je n’avais pas d’arme pour me représenter face aux hordes d’enfants violents et virulents qui me déchiquetaient chaque journée scolaire. À travers ce film, j’ai découvert la prose poétique des siècles passés, la verve incisive dans un gant de velours, la philosophie d’un être immortel traversant l’éternité dans une mélancolie et ses émotions regrettées. Tout petit, j’avais la terreur absolue des vampires, lesquels n’étaient représentés que par des visages déformés horrifiques et surtout par la prestation vertigineuse de l’acteur Britannique Christopher Lee. Son rôle de Dracula glacial, dans un château lugubre et sa posture sociopathe avec ce regard etc. j’étais terrorisé très vite comme enfant. C’est grâce à l’œuvre d’Anne Rice, écrivant les états d’âmes d’un être prisonnier dans l’immortalité, condamné à assassiner pour survivre. Préférant tuer par crainte de mourir, car devant le néant tout être, toute entité est apeurée. C’est avec cette œuvre qu’une petite partie de moi a pu naître. Cette partie s’est développée pour parvenir à devenir l’écrivain que j’espère être et que j’affine au fil du temps. « Entretien Avec Un Vampire » a empreint une pâte dans le caractère narratif des protagonistes de mes textes. J’ai amené des anges et des démons à décrire leurs ressentis, leurs angoisses dépressives, à travers le ravage, le carnage cacophonique des éternités, lesquelles balayent froidement les émotions, les regrets, sans ménagement.

« Constantine » est également une œuvre que j’aurais aimé écrire. Certes, c’est d’abord un comics DC, mais (oui je l’ai aussi découvert en film, mais en DVD), je trouve l’inspiration et la créativité ‘acrylique’ fascinante. Cette œuvre m’a beaucoup marqué et elle m’a amené dans des directions d’écritures pour mes ouvrages.


Avez-vous d’autres passions ?

Mes deux projets musicaux et la sensualité oniriques avec les femmes. J’aime les animaux, je trouve fascinant l’art des photographes, des dessinateurs et des monteurs d’images.

Mais l’écriture est ma vie, mon être, ma raison ainsi que mon oxygène. C’est ma vocation et l’unique don merveilleux que la vie m’a donné. Comme dirait ma sœur d’écriture et poétesse, Mlle Sandrine Turquier : « ma vie est écriture ».


Un dernier commentaire ?

Vive l’écriture, vive l’art conscient, les artistes, auteurs libres et authentiques.

Merci de tout cœur à l’auteure Brigitte Bianco, ma bienfaitrice et ange gardien depuis 2021. C’est grâce à elle que j’ai pu vivre un peu mes activités littéraires. Merci à VanJarre qui est un amour, il m’aide énormément, faire des sons ensemble m’apporte un soutien précieux.

Merci à Sandrine Turquier, auteure et poétesse, elle est ma sœur d’écriture. Sandrine a une remarquable plume poétique, son talent est immense. Elle m’a soutenu et je l’aime beaucoup, elle est une amie en or. Merci à Mr Fredel Silereves également, et mon ami Frédéric Candian.


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BIBLIOGRAPHIE

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Phil KALEAN

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Phil Kalean,

J’ai écrit 3 romans (“Jana” (2016), “Le journal d’Eden (2018) et “Entre rêve et tourments (2021)”.

Je travaille à Nantes en tant que manager des risques pour une entreprise du secteur du courtage assurance.

Marié, 54 ans, j’ai deux enfants.

Curieux de tout, j’adore les voyages.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Archéologue, écrivain, reporter étaient les métiers qui me faisaient rêver dans mon enfance.

J’adorais les rédactions qui donnaient libre cours à mon imagination fertile. Dans mon enfance et mon adolescence, j’écrivais de petits textes. Je me suis lancé le défi d’écrire un long texte avec l’écriture de mon premier roman à 46 ans.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Sur tous mes bulletins d’écolier, il y avait toujours la même critique : “dans la lune”. J’ai juste voulu raconter les choses fantastiques que j’ai vécues sur cette planète où je passe tellement de temps…

Une anecdote : quand mes fils étaient petits, je leur racontais tous les soirs une histoire inventée à la minute, ce qui ne manquait pas d’étonner mes proches…


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non. Dès mon premier roman, j’ai eu la chance de trouver un éditeur (les éditions du Menhir) qui a cru en mon œuvre et m’a attribué son coup de cœur d’automne. Et ensuite, ce fut la même chose avec mes deux romans suivants pour lesquels deux maisons d’édition différentes m’ont fait confiance. À ce jour, je possède plusieurs pistes de manuscrits embryonnaires ou inachevés qui sont autant de pistes pour de futurs romans.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux.

À part les écrivains publics qui peuvent potentiellement faire ce métier sans passion, écrivain(e) est d’abord une passion. D’autre part, je considère que dès lors qu’un écrivain est édité, cela devient aussi un métier qui demande une collaboration avec l’éditeur lors des différentes phases de création puis de communication. J’aime bien ces facettes, et en particulier participer aux interviews des médias ou des chroniqueuses passionnées. 😉


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les retours des lecteurs auxquels s’ajoute la fameuse question impatiente des mordus “quand sort votre prochain roman ?” sont pour moi la récompense de tous mes efforts et une source importante de motivation.

La saturation actuelle du marché du livre ainsi que les difficultés à trouver un éditeur ou à obtenir de la visibilité correspondent à la face obscure du monde de l’édition.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris quand j’ai le temps et trouver ce temps est mon principal problème. Ainsi, c’est essentiellement en soirée, après la journée de travail que je plonge dans l’écriture, dans un état de grande concentration.

J’utilise des playlists que j’ai constituées moi-même et qui portent des noms explicites en fonction du passage que j’écris : mélancolie, action, fiesta, zen, grandiose, tension, etc. Elles m’aident à me plonger plus rapidement dans l’atmosphère recherchée.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Pour mes trois premiers romans, j’ai adopté la méthode classique qui consiste avant d’écrire le roman à construire un story board avec les personnages, les lieux, le fil simplifié de l’histoire, etc. Cela permet de rester plausible tout en proposant des rebondissements et retournements de situation surprenants mais crédibles.

Pour mon prochain roman, j’ai décidé de casser les codes par défi, en faisant confiance à mon instinct. Cela devrait renforcer l’originalité et la spontanéité du récit.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Le plus difficile est de trouver “l’arc narratif original” : la bonne idée de départ. Celle qui est nouvelle, que les autres auteurs n’ont pas encore exploitée ou exploitée différemment.

Ensuite l’inspiration vient toute seule.

Cette idée de départ peut provenir de mes voyages, de mon expérience, de rencontres fortuites, de l’actualité ou bien d’un rêve. Pour que cette idée soit viable, elle doit être particulièrement chargée en émotion.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Elles sont un tissu dense composé de fils issus du réel (mon expérience ou celles d’autres), entremêlés d’autres fils issus de l’imaginaire. Plus le tissu est tissé dense, plus on croit que tout est vrai, et plus le lecteur s’immerge facilement.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Dans “Jana”, un jeune lycéen nantais possède un don hérité de son grand-père qu’il utilise pour protéger une jeune Russe qu’il a rencontrée dans la forêt. C’est une romance, un road movie bourré d’adrénaline et de mystère.

“Le journal d’Eden” est un thriller redoutable : la quête d’un jeune homme qui cherche à comprendre pourquoi son amour de jeunesse s’est donnée la mort. La lecture du journal intime de la victime ravive les souvenirs du héros. Le lecteur navigue entre la nostalgie de ce paradis perdu très fort en émotions et le présent terrible où mystère et dangers sont omniprésents. Il se déroule en Bretagne et dans les brumes du Marais Poitevin.

“Entre rêve et tourments” est un thriller historique qui prend racine dans la révolution tunisienne de 2010. Par amour, un journaliste français en vacances va aider une Tunisienne, cyber dissidente, sans se douter de l’effroyable aventure qui les attend.  

Ces 3 romans ont des sujets très différents mais ils ont un point commun : le synopsis de départ a provoqué à chaque fois une émotion puissante qu’il ne me restait plus qu’à transmettre au lecteur. Ils partagent également des ingrédients qui me sont chers : une histoire d’amour impossible, du frisson (dangers, suspens et rebondissements) et des personnages forts auxquels mes lecteurs me disent beaucoup s’attacher.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus simple a été le premier (Jana) car il se déroule à Nantes et dans des lieux que je connais en faisant appel à des souvenirs ou expériences vécues.

Le plus complexe est le dernier (Entre rêve et tourments) : un an et demi de recherches sur la Tunisie avant de commencer l’écriture.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non, ils sont tous différents. À chaque fois, j’ai “cassé le moule”  et me suis lancé un nouveau défi.

Je pense qu’ils feraient tous de très bons films.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Oui si je tiens compte des retours des lecteurs, des chroniqueurs et des ventes (que je relativise dans notre conjoncture difficile). Non, quand je pense que très peu de librairies les distribuent : ils n’ont donc pas la même chance que d’autres.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui cette année, je fais une pause, en raison des difficultés que j’ai déjà évoquées et du peu de temps dont je dispose.

Mais ce n’est qu’une pause.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai commencé mon quatrième roman mais comme je l’expliquais supra, je vais me donner du temps.

Et puis la promotion de mon dernier roman continue…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maisons d’éditions (une différente par livre) parce qu’elles m’ont fait confiance.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

“Entre rêve et tourments” est sorti en novembre 2021. Comme l’a écrit le webzine “Branchés Culture”, il s’agit d’une “plongée passionnelle au cœur de la révolution tunisienne”.

L’héroïne centrale est Fatine, une jeune femme cyberdissidente, généreuse, moderne et très courageuse. Le deuxième personnage important est Bastian, journaliste français en vacances en Tunisie, qui propose son aide à Fatine, sans se douter de l’aventure effroyable qui les attend dans un pays au bord de l’ébullition.

De nombreux personnages secondaires, attachants, forts en caractères ou terrifiants les entourent.

   


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’adore les retours sur mes livres. Les réseaux sociaux le permettent à grande échelle. J’ai aussi des échanges directs avec mes fidèles lecteurs de Nantes qui me motivent à poursuivre l’aventure de l’écriture.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Facebook, Instagram et LinkedIn. J’ai juste diffusé la vidéo de bande annonce d’”Entre rêve et tourments” sur Tik Tok.

Je suis plus actif sur Facebook qui seul permet de réaliser de vrais articles avec du texte mêlé d’images et de liens, en offrant un confort visuel optimal. Instagram, LinkedIn et Tik tok sont moins adaptés à la littérature. C’est dommage que Facebook soit de plus en plus délaissé. Mais je pense que le regain d’intérêt pour ce média reviendra.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui je lis beaucoup et de tout. “J’adore l’éclectisme, le saut en longueur, tout ça…mais là j’ai arrêté car c’est fatigant l’éclectisme.” (“Tournez Ménages” Les Inconnus) 😉

J’alterne en permanence thrillers (mon pêché mignon) et littérature générale très variée par curiosité et désir de ne pas m’enfermer dans un genre. Je lis aussi des ouvrages pour me documenter en amont de l’écriture de mes romans.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je laisse les chefs d’œuvres à leurs auteurs et autrices : je ne les envie pas. Je les admire. J’aime 95% des livres que je lis grâce aux avis que je glane sur les réseaux sociaux et qui orientent mon choix. Parmi ces livres j’ai deux ou trois coups de cœur par an. Mon dernier est pour “Là où chantent les écrevisses” (je sais, ce n’est pas original). En général mes coups de cœur sont des best-seller comme (liste décousue qui m’arrive de tête) : un été sans miel, l’amie prodigieuse, l’Arménien, miséricorde, la cucina, le livre des baltimore, nymphéas noirs, la chambre des morts, en attendant Bojangles… bref éclectique, quoi ! 😉


Avez-vous d’autres passions ?

La randonnée, le Pays Basque, la Bretagne, l’archéologie, la culture, la cuisine, la bourse (cherchez l’intrus), mais surtout partager tout ça avec d’autres passionnés !


Un dernier commentaire ?

Merci Elodie ! Le lecteur et l’auteur que je suis te remercient tous les deux pour tes chroniques passionnées !


CONTACTER L’AUTEUR

Site : https://www.phil-kalean.com/

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BIBLIOGRAPHIE

Sonia FRANÇOIS

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Quadra depuis quelque temps, j’exerce le métier de professeure des écoles en campagne, dans cet environnement qui me convient si bien. Membre d’une tribu recomposée, je profite de mes heures de loisir pour assouvir ma passion de la lecture en partageant mes trouvailles sur les réseaux sociaux.


Vouliez-vous devenir écrivainE quand vous étiez petitE ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

À l’adolescence, comme beaucoup, je tenais un journal intime. Très sensible à la poésie, je composais régulièrement des poèmes que je distribuais à mes proches, d’autres que j’ai gardés dans l’intimité. L’envie de raconter des histoires a toujours été très forte et j’ai même retrouvé dernièrement une nouvelle écrite à cette époque dont les personnages principaux se nommaient Louise et Valentin, prénoms que j’ai repris pour mon premier roman.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Des ennuis de santé m’ont amenée à rester longtemps au repos à la maison. Grande lectrice, ce moment, un peu hors du temps, m’a permis de me recentrer sur cette passion et je me suis mise à communiquer avec plusieurs jeunes auteurs. À force de discussions et d’encouragements, j’ai eu envie de franchir le pas à mon tour et de me lancer dans ce projet d’écriture que je remettais à plus tard depuis de nombreuses années. 


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Pour le moment un seul, celui sur lequel je suis en train de travailler.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Sans hésiter, une passion ! Même s’il faut des heures de relecture pour obtenir des écrits de qualité, cela fait partie de ce que j’apprécie. La fierté ressentie une fois que la dernière version passe entre ses mains est formidable.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

En tant que jeune écrivaine, je ne vois pour le moment je pense que les bons côtés. La frénésie de l’écriture, de voir l’histoire prendre vie sous nos doigts, le sentiment de plénitude qui s’en dégage.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’aime écrire assise à mon bureau le matin au calme soit lorsque les autres membres de la famille dorment soit lorsque je suis seule. Dès qu’il fait beau, je travaille les fenêtres ouvertes pour pouvoir entendre les chants d’oiseaux très présents autour de chez moi. En revanche, aucune musique ne m’accompagne hormis le bruit de mes doigts sur le clavier.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Il est très simple. Je laisse l’histoire venir à moi. Lorsque j’estime que la scène est suffisamment précise dans mon esprit, je passe à l’ordinateur. Il m’arrive régulièrement de m’arrêter pour permettre aux images de se faire plus détaillées avant d’écrire. Dès que je sens qu’il me manque un élément de transition, je brasse dans mon esprit tous les faits pour les agencer au mieux. Je discute aussi très souvent avec mon mari ou ma fille qui m’aident souvent à y voir plus clair et sont de très bons conseillers.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Tout est pour moi source d’inspiration : les rencontres fugaces, les personnages de fiction rencontrées lors de mes lectures, mes proches. La page blanche ne m’effraie pas, si l’inspiration me fuit, je passe à autre chose et la laisse revenir naturellement.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Depuis toute jeune, regarder les autres vivre a toujours été une véritable source d’intérêt. À partir d’un petit détail, j’aime imaginer la vie de chacune des personnes que je croise, leur créant des existences sûrement complètement éloignées de leur réalité. Ma vie personnelle est parfois également à l’honneur, même si les faits sont souvent très romancés.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Dans mon premier roman, plusieurs thèmes me tenaient particulièrement à cœur. En premier lieu, la ruralité et ce, pour deux raisons. La première, parce que je pense que tous nos petits villages méritent d’être davantage mis en lumière, notamment pour leur dynamisme. La seconde, ancienne citadine, vivre à la campagne est pour moi un choix éclairé. J’apprécie de pouvoir sortir de chez moi pour aller marcher en forêt, discuter avec les voisins, prendre le temps d’observer la nature… Je ne me sens entière que dans cette atmosphère. D’un autre côté, je voulais aussi parler d’amitié et de solidarité, des valeurs importantes à mes yeux. Mais également de ma passion dévorante pour la littérature qui m’anime au quotidien.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Étonnamment mon premier roman fût le plus facile à écrire car il ne m’a fallu que trois mois pour le coucher par écrit, même si la relecture dura plus longtemps. Le deuxième me demande d’avantage d’énergie, je tâtonne sans cesse, revenant très souvent sur l’écriture, la remodelant, changeant des passages entiers. Je pense que cela est dû au fait que je me pose davantage de questions sur mon style, essayant d’être à la hauteur de mes envies.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Comme un seul pour le moment est venu est la rencontre des lecteurs, je ne peux avoir une préférence que pour celui-là. Même dans quelques années, il gardera toujours une place particulière dans mon cœur comme celui qui m’a ouvert la porte d’un univers inconnu.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Venir à bout de l’écriture de ce premier roman fût à mon sens déjà une magnifique victoire. Certes, les ventes sont importantes pour moi comme pour tout auteur et je suis heureuse à chaque fois que mon roman part vers un nouveau foyer. Cependant, ma plus belle récompense reste de recevoir des retours de lecteurs enthousiastes qui ont vibré avec mon histoire.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je commence à peine, cela serait dommage d’envisager déjà d’arrêter !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’écris actuellement une suite à mon premier roman qui se déroule dix ans plus tard. Il sortira, je pense, dans le courant de l’année 2023.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je suis dans une petite maison d’édition, Les éditions du Loir, basée sur Vendôme dans le Loir et Cher. J’ai fait ce choix car je souhaitais être accompagnée pour ce premier roman car le monde de l’édition m’était complètement inconnu.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon roman s’intitule : Une libraire, deux crapulettes, un ermite : joyeux bazar garanti ! et il est sorti le 26 avril 2022. Roman chorale, il met en scène une enseignante en reconversion, deux amies septuagénaires et un ermite bien mystérieux. Le tout avec un petit village du Loir et Cher comme toile de fond.

Au départ, l’idée est venue d’une discussion avec mon mari. Nous parlions de ce que nous pourrions envisager chacun comme reconversion professionnelle, monter une librairie ambulante fut ma première idée ! Et comme l’envie du roman était en train de germer au même moment dans mon esprit, ce point de départ était vraiment très attirant. Je pouvais ainsi faire vivre à mon héroïne ce besoin d’évasion et de changement. À ma manière, je l’ai vécu à ses côtés sans prendre aucun risque.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’entretiens une relation privilégiée avec les lecteurs tant virtuelle que réelle. J’échange très souvent soit sur les réseaux soit lors de salons ou séances de dédicaces.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je tâche d’être présente sur les réseaux sociaux même si tout cela est nouveau pour moi, en tout cas, en tant qu’auteure. J’apprends les codes au fur et à mesure. J’avoue que je suis encore parfois perdue pour réussir à avoir plus de visibilité !


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je suis une très grande lectrice, très éclectique dans mes choix. Depuis quelques mois, je me suis lancée dans la rédaction de chroniques littéraires. Très vite, j’ai eu la chance de pouvoir accéder aux services presse qui me permettent d’agrandir mon horizon et je suis très reconnaissante envers les maisons d’éditions et les auteurs qui m’accordent leur confiance.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aurais adoré écrire la série des Monde d’Ewilan de Pierre Bottero. L’univers qu’il a créé est absolument extraordinaire et les personnages sont tous incroyables. Même après l’avoir lu et relu, la magie est toujours aussi présente.


Avez-vous d’autres passions ?

Mon mari et moi adorons voyager et randonner. Notre plus grand plaisir est de découvrir une nouvelle destination à pied, en prenant le temps de nous imprégner de tout ce qui nous entoure. En famille, nous passons également de nombreuses heures à nous amuser autour de jeux de société.


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BIBLIOGRAPHIE

Léaly MORGANE

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour et merci pour cette interview. Il n’y a pas grand-chose à connaître sur moi. La trentaine bien entamée, je vis tranquillement avec mon cher et tendre et nos enfants : Minimoy et Minipouss. J’ai travaillé plusieurs années dans le commerce avant de changer d’orientation professionnelle et évoluer dans le secteur administratif. J’ai choisi un pseudo afin de rester anonyme. Mon premier roman relate une minuscule partie de ma vie privée. De plus, dans mon entourage, à part mon mari, personne ne sait que j’écris. Ni mes enfants, ni ma famille, ni mes amis. C’est mon jardin privé.


Vouliez-vous devenir écrivainE quand vous étiez petitE ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non pas du tout. Petite, j’étais plutôt indécise : entre vétérinaire, policière, chanteuse et danseuse ou majorette, mes choix changeaient sans arrêt. Alors, un jour, j’ai fait une liste de métiers et je demandais aux personnes de mon entourage de cocher celui qui me conviendrait le mieux. Si plusieurs me voyaient médecin ou cadre, je n’ai pas réellement eu le choix pour mes études. Il a fallu que je sélectionne une option qui restait près de chez moi.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Plus jeune j’écrivais des poèmes, des pièces de théâtre,… Puis j’ai eu mon journal intime où j’ai commencé à parler de tout et de rien… surtout de rien car je ne voulais pas que l’on découvre ce que je ressentais si on le lisait. Au collège, avec ma meilleure amie, nous écrivions un roman. Quelques phrases sur des bords de copies, des petits papiers brouillons et on remettait tout au propre dans un cahier. Puis une fois adulte, j’ai eu besoin d’écrire sur papier certains aspects de mon enfance afin qu’ils cessent de me poursuivre, et réussir à tourner la page. C’était un peu ma thérapie. Je n’avais pas prévu de le publier, puis un jour, j’ai franchi le cap et je me suis dit : Pourquoi ne pas continuer ?


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Il y en a un qui est toujours sur mon pc. C’est un recueil de petites phrases dites par Minimoy et Minipouss. Je l’avais envoyé à la maison d’édition, mais ce texte ne collait pas avec les lignes éditoriales. Alors, je l’ai gardé, je n’ai même pas tenté de l’envoyer ailleurs.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est avant tout une passion. Je n’écris que par plaisir et je ne me mets aucune pression. Lorsque j’ai le temps et l’envie, j’aligne les mots. Lorsque ce n’est pas possible, tant pis. Aucune deadline, aucun objectif particulier. Si je commence à poser des limites ou m’imposer un rythme, je n’aurai plus ce plaisir.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés sont que l’on peut partager notre imagination, nos idées loufoques et faire passer de bons moments à des lecteurs. Même si je dis toujours que je ne suis qu’une petite auteure qui ne sait pas jouer avec les grands mots de la langue française, j’aime rédiger des manuscrits qui pourraient plaire à quelques personnes et leur faire passer un bon moment de détente. Le plus compliqué, c’est justement au niveau des tournures de phrases, de la syntaxe et la grammaire. Mon niveau de grammaire est horrible, ma correctrice se tire les cheveux sur chacun de mes textes. J’essaie de comprendre, mais ça ne rentre pas, et parfois cela me semble illogique. Malgré mes efforts, je ne le fais pas exprès. Même en faisant attention, j’ai tendance à utiliser des expressions propres à ma région, donc c’est parfois difficile.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Non, je n’ai pas d’habitude particulière. Lorsque j’ai envie d’écrire ou que j’en ai le temps, j’allume le pc et c’est parti. Lorsque le lieu ne s’y prête pas, je rédige tout sur mon téléphone et lorsqu’une idée surgit alors que le moment n’est pas propice, je la note quelque part pour envisager ensuite de l’exploiter lorsque je serai en session d’écriture. En général, j’aime être au calme ou avoir un léger fond sonore.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Lorsque j’entame un nouveau récit, j’écris toujours le premier chapitre, et la phrase de fin. En général, je ne sais pas du tout comment vont se dérouler les événements. Je ne fais pas de plan. De toute façon, lorsque je veux faire une trame, je ne la suis pas. Mais j’aime planter le décor et maîtriser la fin de mon roman. Exceptionnellement, sur mon manuscrit en cours, je n’ai pas encore ma fin. Mais bon, j’avais déjà le titre dès les premières lignes.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

J’ai un cerveau qui ne se repose jamais, donc, il envisage des tonnes de scénarios que ce soit pour un roman en cours ou un futur manuscrit. Comme j’écris au fil de mes idées, il peut arriver que pendant un mois je n’avance pas sur mon récit. L’idée est là, mais le développement non. Dans ces cas-là, j’attends l’illumination qui va débloquer la situation.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Pour mon premier roman, j’ai relaté quelques faits qui se sont produits, même si pour alléger l’atmosphère, j’ai intégré une romance qui n’a jamais existé. J’ai aussi modifié tous les noms des protagonistes car je ne voulais pas faire une autobiographie. Les autres livres sont entièrement des fictions.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mon premier roman « Moi, Lorie 15 ans » était un peu une thérapie, pour laisser derrière moi des souvenirs envahissants. Le second roman « Deal indécent » était un peu un défi : écrire une romance érotique un peu culcul-praline. Le troisième était suite à des demandes de lectrices qui avaient été touchées par Lorie. Donc « Totale Rédemption » existe pour et grâce à elles. Puis concernant ma trilogie « Alexia la Sanguinaire », j’avais envie de me lancer dans mon genre de lecture préféré : les vampires. Souvent, je tombe sur des lectures plutôt young où l’héroïne est au lycée, etc… Là, j’avais envie d’une femme plutôt badass qui ne se laisse pas dicter sa conduite. Je n’avais pas prévu d’en faire une trilogie, mais une fois lancée, plus rien ne pouvait m’arrêter.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Sans aucun doute, Lorie a été le plus difficile car il m’a fallu extérioriser des émotions que j’enfouissais au plus profond de mon être.

Le plus simple a été la trilogie d’Alexia. J’adore les vampires, donc tout s’est enchaîné rapidement.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non, mes romans représentent tous une petite partie de moi. Ils sont tous très différents, mais je les aime tous sans distinction.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je ne suis pas particulièrement connue, ni même une auteure à succès. Cependant, constater que mes lectrices apprécient mes écrits, même si c’est un cercle restreint, est ma plus belle récompense. Je n’en imaginais pas tant.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, j’arrêterai de publier le jour où l’on m’imposera des exigences. Sinon, je continuerai d’écrire pour moi.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, j’ai 2 manuscrits en cours. L’un, plutôt feel-good que j’ai commencé et mis de côté depuis 2 ans déjà. Je le reprendrais, mais plus tard. Actuellement, je travaille sur un manuscrit fantastique (toujours avec des vampires). Je suis presque à l’épilogue. Ensuite, il y aura tout un travail de relecture et de corrections, voire de petits ajustements avant de l’envoyer en comité de lecture. S’il est publié, je pense que ce sera d’ici une bonne année.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai fait le choix d’être publiée en maison d’éditions. Je ne suis pas une experte en communication, publicité, correction, déclaration de droits, etc… Je préfère faire confiance à une équipe de professionnels pour gérer tout cela.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier texte publié est une trilogie vampirique. Il m’aura fallu moins d’un an pour écrire la trilogie complète, soutenue par mes bêtas-lectrices très assidues. Je l’ai commencé pendant le confinement car je travaillais à mi-temps. Autant dire que j’avais le temps de cogiter. J’avais déjà le prénom de l’héroïne en tête, le début et la fin. Tout s’est alors enchaîné très vite. Alexia, ma vampire badass, a un caractère bien trempé, mais elle a le sens des valeurs et de la famille. Elle peut être opposée à son créateur, Igar, mais si un danger rôde, elle partira lui sauver la vie. Puis il lui fallait un ennemi : Audric. Un chasseur de vampires bel homme aux capacités singulières. Une rencontre explosive, une alliance inattendue, de l’action… Bref, avec ce récit, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le tome 1 est sorti en juillet 2021, très vite suivi par le 2 en octobre pour finir avec le 3 en mars 2022.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Je ne suis pas quelqu’un qui communique beaucoup. Déjà dans la vie de tous les jours, je ne vais pas facilement vers les autres. Je fais acte de présence sur facebook, mais je ne sais jamais quoi publier. La discrétion est une grande qualité, mais également l’un de mes défauts.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, j’ai un compte facebook, twitter et depuis peu, instagram. J’essaie d’être « à la page » comme on dit.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’adore le fantastique, surtout la bit-lit. Les créatures surnaturelles me passionnent plus que les humains. Vampires, goules, fantômes, sorcières, fées,… J’aime m’évader dans d’autres mondes pendant mes lectures.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Il n’y a pas spécialement de livre que j’aurai aimé écrire. Je lis et j’écris au gré de mes idées et mes envies.


Avez-vous d’autres passions ?

Je fais un peu de danse. Bon, je ne suis pas spécialement douée, mais cela me permet de m’évader un peu tout en pensant seulement à moi et à prendre confiance en moi.


Un dernier commentaire ?

Je tiens à te remercier de m’avoir accordé cette interview. Mais également, je remercie ma maison d’éditions pour m’avoir fait confiance, ainsi que toutes les personnes qui me suivent (lecteurs ou non) et qui s’intéressent à mon parcours.


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BIBLIOGRAPHIE

Lily LEFéBURE

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Mon vrai prénom est Aurélie, je suis une jeune femme de 20 ans avec 18 d’expérience 😉 Je suis mariée et maman de deux garçons. Et en dehors de ma passion pour les livres, je suis hôtesse d’accueil dans le plus grand aquarium d’Europe, Nausicaá.


Vouliez-vous devenir écrivainE quand vous étiez petitE ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non, pas spécialement. Mais c’est venu très tôt. Je m’inventais toujours des histoires, le soir, avant de m’endormir. J’ai commencé à écrire des fanfictions à l’âge de 16 ans.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Mon imagination débordante, mais aussi le fait que je devais attendre la sortie de Harry Potter 5, et que je n’avais pas la patience. Je me suis donc inventé ma propre suite 🙂


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non, il y a des manuscrits dans les starting block, qui attendent juste que je me penche sur eux avec plus de concentration, mis je n’ai rien gardé 🙂


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion, mais j’aimerai que cela devienne un métier. Cependant, c’est long et fastidieux. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour. Donc je ne perds pas espoir.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le partage, les retours lecteurs, les échanges entre auteur aussi. Et les mauvais, la jalousie, la méchanceté de certains, surtout à l’ère de tout connecté. Le monde est méchant.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’aime bien écrire sur carnet. Alors je peux écrire n’importe où, dans n’importe quelle condition. Je m’enferme dans ma bulle et voilà. Mais quand je suis sur mon PC, je me fais un thé, je mets de la musique, et c’est parti.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je fais beaucoup de recherches en amont. C’est important selon moi, pour ne pas raconter des carabitoules (comme disait ma grand-mère) Je passe des heures sur Google. Ensuite, j’essaie de faire un plan. Je dis bien j’essaie car je ne m’y tiens jamais. Je fais des fiches personnages…


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Partout. L‘inspiration peut venir d’une phrase, d’une situation, d’un événement. Et oui, quelques fois, ça ne veut pas. Alors je passe à autre chose et j’y reviens ensuite.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Non, mais je m’inspire d’anecdotes pour quelques passages dans mes romans. Et de traits de caractère pour mes personnages.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

L’inspiration du moment. Et cela s’est fait aussi au fil de l’écriture.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus compliqué a été Be yourself 5, l’histoire de Theo. C’est mon premier, et mon seul MM. Je n’en lis pas, ou très peu, alors pour le coup, je sortais vraiment de ma zone de confort. Et je me suis rajouté des difficultés avec une histoire de meurtre, une enquête policière et des points de vue du tueur que j’ai ajoutés. Mais ça m’a plutôt bien réussi.

Les plus simples ont été «Gourmandises de Noël», que j’ai écrit en deux semaines, «Aloha Vixen» pour lequel j’étais très inspirée, et «Lady Lust» pour lequel l’inspiration était aussi au rendez-vous, et qui s’est donc écrit rapidement aussi.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’aime beaucoup «Aloha Vixen», parce que Maureen me ressemble beaucoup. Je pense que c’est dans ce personnage que j’ai insufflé le plus de ma personnalité.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Plus ou moins. Cela dépend de quel livre. Quelques fois, je suis déçue qu’il ne rencontre pas le «succès» qu’il mérite. Je ne suis pas une personne très sûre d’elle, alors quand je crois en un projet, c’est que je suis fière de mon travail, donc quand il fait un petit flop, je suis déçue.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, j’aime trop ça.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’en ai bien trop 😀 Mais actuellement je suis sur une romance de Noël déjantée, qui participe au concours Let it snow de Fyctia, n’hésitez pas à aller y faire un tour. Il s’agit de «Moi, Kristjan Jolin, [Père] Roi Noël» dans lequel je dépoussière le mythe du Père-Noël et réinvente des légendes d’Islande.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Les deux, je suis une auteur hybride. J’aime la liberté de l’auto-édition, et j’aime l’ambiance d’une Maison d’édition.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Le dernier sorti est «Covent garden : Révélation» Il s’agit du tome 3 de la série, et le plus terrible des trois car l’héroïne est Asia, une petite blonde au caractère bien trempé. Et c’est le premier dans lequel j’ai commencé à explorer les enquêtes policières.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’adore échanger avec les lecteurs. Que ce soit sur les réseaux ou en salon. J’aime vraiment ça. N’hésitez surtout pas à venir me contacter via messenger, insta ou même tiktok, je viendrai vous répondre avec plaisir.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, beaucoup. Sur Facebook et Instagram principalement, mais aussi sur Tiktok de plus en plus. Je pense que c’est un excellent moyen d’échange et de partage.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis aussi beaucoup. Dans le même genre que j’écris, mais aussi des thrillers.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

«Revenir pour mourir» de JL Armentrout. Parce qu’il mêle parfaitement romance et thriller, deux genres littéraires que j’adore.


Avez-vous d’autres passions ?

Je fais du crochet, quand j’ai le temps.


Un dernier commentaire ?

Merci de m’avoir lu 😉 et à bientôt j’espère.


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BIBLIOGRAPHIE

Fabrice DEFFERARD

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis professeur de droit à l’université de Reims, plutôt spécialisé dans les sciences criminelles. J’ai aussi un diplôme d’avocat, mais je n’exerce pas la profession.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Cela peut paraître un peu « cliché », mais oui, aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit et, assez vite, j’ai voulu devenir écrivain. Mes premiers « textes » étaient les dissertations que je rédigeais pour l’école. J’avais vers dix, onze ans. Je ne voyais pas ces exercices comme un travail obligatoire à faire, mais comme un moyen de raconter des histoires. C’est après que j’ai pu comprendre que c’était un désir d’écriture.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je ne sais pas. Cela s’est imposé à moi. Comme je me sentais seul, cela m’aidait aussi à voyager.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Plein ! Le monde de l’édition est féroce. Un éditeur qui refuse un texte ne trouve pas forcément le livre mauvais, mais parce qu’il y a trop de demandes ou parce que ce livre ne correspond pas à la ligne éditoriale. Donc, il ne faut jamais se décourager.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. Un métier parce que c’est beaucoup de travail, il faut s’y mettre, trouver un certain rythme et le garder, sinon, on ne termine jamais. On n’écrit pas en dilettante, je ne crois pas à ce stéréotype. Mais écrire est surtout une passions au sens où tout m’y ramène toujours. Le simple fait de penser à écrire suffit, puis il y a l’acte d’écrire et, enfin, le résultat, les phrases sous vos yeux.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Il n’y a pas vraiment de mauvais côté, si ce n’est lorsque je trouve un passage mal écrit et qu’il faut recommencer. Parfois, c’est difficile.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris chez moi dans le silence le plus absolu possible.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Secret professionnel !


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Cela me vient souvent la nuit (ce qui me réveille), en marchant ou en conduisant. Il y a des moment où je n’arrive à rien, mais je ne lutte pas. J’attends que cela vienne car en réalité, j’y pense en permanence. Mais un écrivain ne décide pas de tout.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Oui, je suis un peu comme une éponge. Tout est matière à histoires, que cela provienne de ses propres expériences, des celles des autres ou qu’il s’agisse de pures inventions. Mais je ne crois pas qu’on invente ex nihilo une histoire, des personnages ou un univers. On subit des influences visibles et invisibles, un auteur s’inscrit dans un courant littéraire déjà existant, etc. 


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’ai écrit deux essais sur des œuvres cinématographiques (Le droit selon Star Trek et La pensée juridique de Sheldon Cooper ou Comment faire du droit avec The Big Bang Theory) et un essai sur le grand dialoguiste Michel Audiard (tous ces livres publiés aux Édition Mare & Martin). J’ai choisi ces sujets par pure passion. Je voulais écrire quelque chose sur ces sujets, apporter ma contribution, faire partie du paysage.

J’écris aujourd’hui des romans et des nouvelles de science-fiction. Mais je le fais également par amour pour la SF en général, et le genre « cyberpunk » en particulier. Mon dernier roman s’intitule Criminodroïdes.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

J’ai terminé il y a quelques mois un récit sur la célèbre série policière Columbo, une sorte de biographie imaginaire du fameux lieutenant. Ce livre devrait paraître bientôt aux éditions de L’Herbe rouge. Celui-ci a été très difficile à écrire. J’en ai bavé. Pourquoi ? Je l’ignore. Je me suis accroché, c’est tout. L’écriture, cela peut se transformer en vie de bagnard.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je les aime tous, mais j’ai un petit faible pour le « Audiard » et pour mon tout dernier, Criminodroïdes, qui est mon premier roman policier de science-fiction.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Comme tout le monde, j’aimerais en vendre plus pour faire plaisir à mon éditrice et que le cinéma s’intéresse à mes bouquins. Mais être publié à compte d’éditeur est déjà en soi une énorme satisfaction.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Never !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, plusieurs. Mon récit sur Columbo (intitulé L’Affaire Columbo) devrait sortir en début d’année prochaine chez L’Herbe rouge. Sinon, j’ai commencé un cycle avec Criminodroïdes , publié aux éditions Ex Æquo, intitulé Chroniques de la Cité-Monde. Je suis en train de préparer le deuxième tome et je pense déjà au troisième et à un quatrième. C’est cycle de science-fiction dystopique, inspiré des maîtres en la matière, Isaac Asimov et Philip K. Dick notamment. On y retrouvera une unité de temps, de lieux et de personnages.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je n’ai pas eu besoin de faire ce choix. J’ai toujours été édité à compte d’éditeur.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Criminodroïdes est un roman policier de science-fiction, ou plutôt d’anticipation, dans le style cyberpunk (popularisé par Philip K. Dick et le film Blade Runner). Il comporte trois histoires qui sont liées par un fil rouge. Les intrigues se déroulent au début du XXIIe siècle dans une ville immense et tentaculaire. On y retrouve deux personnages principaux, le lieutenant Smog, un officier de police, et S’hin, une androïde parahumaine affectée à la prostitution. Ce sont les deux personnages principaux qui sont liés et se retrouvent dans des enquêtes et des aventures. Cela me permet également de faire une étude de mœurs, de proposer une vision du monde dans quatre-vingts ans.   


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Oui, en général lors de salons ou parfois sur les réseaux sociaux.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, mais uniquement pour parler de mes livres et entendre parler des livres des autres. Sinon, j’évite. Trop de haine.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, je lis le plus possible, avec une prédilection pour la littérature générale de tous pays (France, Etats-Unis, Amérique du sud, pays scandinaves, Japon, etc.). J’adore les romans policiers à l’anglaise ou les romans noirs. Et bien entendu, de la science-fiction.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aurais aimé écrire un roman de Patrick Modiano, De si braves garçons ou Remise de peine, par exemple. Ce sont des chefs d’œuvre d’atmosphère et de maîtrise d’un style totalement sobre. Sinon, Les Passions partagées, de Félicien Marceau. Une ode à la vie écrite dans un style drôle et endiablé. Mais j’aurais voulu écrire des dizaines d’autres romans. 


Avez-vous d’autres passions ?

La littérature et le cinéma occupent une large part. J’aurais aimé voyager plus.


Un dernier commentaire ?

Ce que m’a écrit un jour Robert Badinter, à qui j’avais envoyé l’un de mes livres et qui a eu la gentillesse de me répondre : « Et surtout, ne cessez jamais d’écrire ».


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BIBLIOGRAPHIE

Bobby LARSON

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

J’habite à Toulouse et je viens de la Guadeloupe. Mon genre de prédilection est le thriller. J’aime les histoire dramatique et je suis sous contrat avec Le Lys bleu éditions pour la 1ere partie de mon roman « Unis malgré tout – livre 1 »


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non. Je voulais être cuisinier, comme mon père. Ce n’est pas arrivé et tant mieux. J’ai commencé à écrire exclusivement des fanfictions quand j’étais au lycée ou au collège, mais sans jamais aller au bout de mes histoires. J’ai commencé à écrire mes propres histoires durant le confinement.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Mon imagination, mon côté solitaire. Toutes ces histoires qu’on m’a fait lire pendant ma scolarité et que je n’ai pas aimé. J’ai toujours eu tendance à imaginer davantage que ce proposait les fictions que je lisais ou voyait. Je pense que j’étais frustré par toutes ces histoires qui n’allaient jamais assez loin selon mon point de vue.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non. Je suis allez au bout de très peu d’histoires, et les quelques-unes que j’ai terminé ont été publiées. Mon 1er livre en auto-édition, le second avec Le Lys Bleu éditions.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion et ça doit le rester. Je ne veux pas prendre le risque de perdre du plaisir à cause du stress et de la pression ; ni me mettre à faire n’importe quoi pour attirer l’attention et de potentiels lecteurs. L’écriture c’est avant tout mon échappatoire.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Il n’y a que des bons côtés, à part cette petite frustration que je ressens quand je me demande ce que je pourrais accomplir si j’essayais d’en faire mon métier. J’y pense régulièrement. Juste le temps que je pourrais consacrer à prospecter les librairies. Le genre de vidéo que je pourrais faire avec ma chaine youtube. En vrai, j’essaye de garder en tête que j’ai la chance de ne pas dépendre financièrement de cette activité


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

La plus importante, c’est mon cahier des charges. Mes bons projets sont ceux qui se construisent tout seul, avec des idées qui me viennent comme ça, sans que je cherche forcément à imaginer mon histoire. Je note ces idées dans un bloc-note pour les utiliser et même les développer.

Je me relis beaucoup ; au point que je pense que mes textes sont bons parce que je les travaille et non parce que j’ai du talent. Par exemple, je relis régulièrement un chapitre, puis des chapitres à haute voix pour juger de si la lecture est facile, agréable… voir si l’histoire, les dialogues et les détails fonctionnent ensemble. Je me relis avant et après correction, en plus de me relire plusieurs fois après la réécriture.

Mes idées ou projet naissent soit pendant que je travaille soit pendant que je me détend. Mes histoires contiennent toujours une relation parent-enfant compliqué. J’essaye aussi de ne pas sexualiser à outrance la femme ; de pas juste en faire un objet de désir et de plaisir dans l’histoire et pour les lecteurs.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Pour faire simple, prendre mes notes, penser à ce que je veux faire et surtout où je veux aller avec ce récit. Écrire, relire, écrire ou réécrire puis écrire.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Quand je pense à mes deux livres, je pense que mon inspiration vient de mon propre vécu et de toutes les fictions que j’ai vu ou lu. Oui, c’est là que c’est avantageux d’écrire juste par passion. Je me permets de faire des pauses, d’écrire autre chose, puis de reprendre là ou je me suis arrêté. Malheureusement, ça me force à relire tout mon texte pour savoir où j’en suis et ce que je ne dois pas faire. Là je vais reprendre l’écriture de « Unis malgré tout », mais avant ça je dois relire le livre 1 et ce que j’ai déjà écris pour le livre 2. Ça va être horrible et plaisant à la fois.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Dans « libre et digne d’être moi », il y a un peu de moi-même, de mon vécu et de mes sentiments. Il y a clairement un passage reflétant exactement un moment de mon adolescence. J’espère que mes proches ne s’en rendront pas compte. Je n’ai aucune envie d’avoir une conversation à cœur ouvert sur le sujet.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mon envie de soutenir certaines luttes, de soutenir les victimes. C’est pour ça qu’il y a toujours un petit message destiné aux lecteurs dans mes livres. J’ai envie de dire aux lecteurs, surtout aux jeunes lecteurs, ce que j’aurais voulu qu’on me dise à leur âge.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Oui et non. « Libre et digne d’être moi » a pris du temps à écrire parce que je devais puiser en moi les ressources sentimentale puisqu’il parle de sujets sensibles, comme le traumatisme, les violences domestiques et l’homophobie.

« Unis malgré tout » est et sera plus difficile parce que c’est une histoire longue. C’est une histoire dans une autre histoire. Je dois donc écrire en pensant à ce que je veux faire avec ce qui va suivre. Elle me demande plus de minutie.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

« Unis malgré tout » parce que je touche à plus de chose. Je construit davantage que pour mon autre livre. La romance d’un des deux personnages principaux, la complexité des relations et réactions, ainsi que la façon de retranscrire les émotions, de rendre le tout vraisemblables ; tout ça est un défi.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

En attente du succès, je suis satisfait des avis et des critiques. Ils sont positifs et c’est encourageant.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non. J’ai des exigences personnelles à respecter et donc des difficultés ; c’est pour cela que j’ai décidé de mettre en pause l’écriture du 2nd livre de « Unis malgré tout », mais jamais je n’ai eu envie d’arrêter. Écrire fait partie de mon identité.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai un projet en cours, le récit de « Unis malgré tout » dont j’écris le livre 2 en ce moment. Il sortira sans doute au cours de l’année 2023.
J’ai un projet de roman que je n’ai pas encore commencé. Je ne sais pas s’il verra le jour. Pour le moment, il ressemble plus à une idée banale qu’à un projet concret.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Autoédition de préférence. Je ne veux pas avoir à rendre des comptes à qui que ce soit. Si je passe par un éditeur, ou un intermédiaire avec de bons services (comme librinova), c’est parce que les auteurs auto-édités sont souvent marginalisés par les libraires.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

« Unis malgré tout » est un drame familial et social. Il montre le pire que chacun peut faire en prenant les mauvaises décisions. En toute honnêteté, je pense prendre cinq ans pour le terminer ; surtout si je publie un livre par an. Mes personnages principaux sont des cousins.
L’aîné est un ex-prisonnier, le cadet est un lycéen. Les deux sont des motards. Le plus jeune sera amené vers le pire à cause de sa façon de gérer ses relations. Son cousin est en quête de vengeance, mais prendra la direction inverse. Le « lâcher prise » est le thème sur lequel je construit leur vécu et leurs défis.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’aimerais réellement que chaque personne qui lira mes livres écrive son avis dans un espace commentaire, ou vienne discuter avec moi.
Je veux connaître le ressenti de ceux qui me donneront une chance.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, je suis présent surtout sur instagram et twitter. J’ai un compte facebook, mais ce n’est vraiment plus un réflexe d’y aller.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Il fut une époque, je lisais tellement que je commençais à avoir une bibliothèque. Je lis bien moins aujourd’hui, mais c’est toujours un de mes passe-temps. J’aime les thriller. S’il y en a un qui m’a marqué, c’est Vendetta de R J Ellory.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aimerais écrire une histoire dans laquelle même le personnage le moins important est, en quelque sorte, mis à l’honneur et développé si c’est intéressant. Je veux écrire un drame familial qui peut permettre à un lecteur de constater qu’il a eu un comportement toxique avec quelqu’un. Je veux faire quelque chose qui peut pousser le lecteur à se poser des questions sur lui-même.


Avez-vous d’autres passions ?

Les jeux vidéos, les manga, les films, l’humour de Bob Lennon.


Un dernier commentaire ?

Que la passion vous guide.


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BIBLIOGRAPHIE

Cendrine ROUSSEL

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Cendrine Roussel alias C.R Valentines. J’ai 41 ans et vis en concubinage. Je n’ai pas encore d’enfants, mais j’espère que cela viendra prochainement. En revanche, je suis l’heureuse « maman » de trois chiens, trois lapins nains et cinq chats. J’habite en région Auvergne Rhône Alpes depuis 2010. Je suis née dans le Val-d’Oise et j’ai vécu la plus grande partie de ma vie en région Poitou-Charentes.

Après une scolarité classique, je me suis orientée vers des études de secrétariat où j’ai obtenu mon baccalauréat. Je suis entrée en DEUG de psychologie en l’an 2000 et en parallèle, j’ai étudié la psychocriminologie. Aujourd’hui, je travaille en qualité de téléconseillère. En complément de mon activité professionnelle, je suis également présidente et famille d’accueil bénévole d’une association de protection animale.


Vouliez-vous devenir écrivainE quand vous étiez petitE ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Quand j’étais petite je voulais devenir « profiler », je ne pensais pas avoir de talent particulier pour l’écriture. Pourtant, je griffonnais des paroles de chansons et des poèmes. J’ai commencé à écrire des histoires d’amour lorsque mon cœur d’adolescente s’est intéressé aux garçons.

En octobre 2015, après une longue hospitalisation et la découverte d’une pathologie qui m’a complètement chamboulé, j’ai découvert les romances interactives, appelées « Otome Game ». Immédiatement, je me suis passionnée pour ces histoires d’amour qui m’ont réconciliées avec la lecture.

Lors d’une séance chez le psychologue qui m’a suivi durant ma convalescence, il a lancé l’idée que je pourrais peut-être écrire mes propres histoires. Au début, j’ai trouvé cette suggestion « idiote », parce que j’ai toujours été nulle en orthographe, grammaire et conjugaison. Puis, peu à peu l’idée a fait son chemin.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le véritable déclic est venu de mon compagnon que j’ai rencontré en 2019. Il a remarqué que j’écrivais mais que je gardais mes écrits cachés. Ses encouragements m’ont alors convaincu de montrer mon premier roman à une amie. Finalement, son retour positif m’a permis de croire en mes capacités et j’ai participé à un « concours ». Il se déroulait sur les réseaux sociaux et était organisé par Claire Zamora – créatrice des jeux is it love et auteure du roman : le bonheur était là. Elle écrivait un début de phrase et demandait à ce que nous écrivions la suite. J’ai osé tenter ma chance et j’ai eu le bonheur de faire partie des cinq gagnantes.

En 2020, j’ai renouvelé l’expérience sans grande confiance. Une application « Otome Game » a organisé un concours où il fallait écrire un texte sur un thème précis avec l’un des personnages du jeu. J’ai fait partie des trois gagnantes et j’ai vu mon texte diffusé sur l’application. Il a été mis en image, avec des graphismes et c’est la première fois où je me suis vraiment sentie fière.

J’ai alors décidé de publier mon premier roman en autoédition, sur la plateforme Kindle, en mars 2021. C’est à ce moment, que j’ai découvert un appel à manuscrits de la part d’une maison d’édition : Imaginary Edge. L’éditrice étant elle-même auteure, je me suis lancée et j’ai transmis mon manuscrit. J’espérais qu’il plairait, mais n’y croyait toujours pas. Durant l’été 2021, j’ai eu la surprise de recevoir une réponse positive.

Forte de cette nouvelle motivation, j’ai envoyé mon deuxième manuscrit à une autre maison d’édition et durant l’été, je me suis lancée un défi de taille : écrire une nouvelle (nombre de mots limités et sujet imposé). Je l’ai écrite en deux semaines et transmise au comité de lecture. C’était pour un recueil de nouvelles qui devait voir le jour au profit d’une association et c’était une belle occasion pour moi d’allier l’écriture et la solidarité, alors j’ai tenté ma chance.

En septembre 2021, la maison d’édition : Encre de Lune, qui avait réceptionné mon deuxième roman m’a contacté. Son éditrice m’a confirmé qu’elle voulait éditer ce deuxième ouvrage. J’ai sauté de joie et signé mon deuxième contrat d’édition.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

En octobre, j’ai vu plusieurs appels à manuscrits sur les réseaux sociaux et j’ai débuté l’écriture de mon 3ème roman que j’ai transmis à une maison d’édition dont la ligne éditoriale semblait correspondre à mon manuscrit. J’ai signé mon troisième contrat d’édition au mois de décembre 2021, mais alors que la sortie était prévue pour cette année, j’ai préféré prendre le temps de parfaire l’écriture et surtout de terminer cette nouvelle duologie avant de la publier.

En novembre 2021, j’ai reçu d’excellents retours sur ma nouvelle qui a plu au comité de lecture. Malheureusement, le recueil n’a pas vu le jour, mais l’accompagnement de la personne responsable de la réception des manuscrits, ainsi que sa proposition d’édition par une autre personne m’a encouragé. Cependant, j’ai préféré décliner l’offre car je considère qu’elle n’est pas aboutie (à mon goût) et je préfère la garder au chaud pour retravailler certains passages au moment opportun.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Sans hésitation, c’est une passion avant tout. Un besoin vital qui lorsqu’il ne s’exprime pas, me manque. Toutefois, si un jour, j’ai la chance de pouvoir vivre de cette passion, ce sera une vraie récompense.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le bon côté c’est tout d’abord le lâcher prise. Je peux laisser s’exprimer mon imagination et me vider la tête grâce à l’écriture. De plus, je suis curieuse et j’adore faire des recherches, travailler la psychologie de mes personnages, etc.

Le mauvais côté, c’est le travail éditorial pour respecter les deadlines : La phase de réécriture, la traque des fautes et des incohérences. C’est la partie la plus compliqué pour moi et qui me prend énormément de temps.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Pour ma part, lorsque j’écris (de préférence le matin, mais ce n’est pas toujours possible avec le travail), j’aime m’installer derrière mon écran et lancer une playlist qui m’inspire. C’est le meilleur moyen de me plonger totalement dans mes récits et de trouver l’inspiration.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Au début je n’avais pas réellement de processus d’écriture, j’écrivais ce qui me passait par la tête quand ça venait.

Avec le temps, j’ai appris qu’il est nécessaire de créer ses personnages à l’aide de fiches. J’y décris non seulement leur physique, mais également leur psychologie, leur passé et les évènements qui ont marqué leur vie.

Lorsque les personnages et les lieux sont créés (je fais aussi des fiches sur les lieux), je réfléchis au message que je souhaite faire passer dans mon histoire et aux différents rebondissements qu’il y aura.

Ensuite, je me lance, j’écris ce qu’on appelle le « premier jet », chapitre par chapitre. Je le montre à mon alpha lectrice qui m’indique s’il y a des incohérences, des fautes, des parties à développer, etc.

Une fois cette phase terminée, je confie « mon bébé » aux bêtas lecteurs qui me font un retour global sur mon roman.

Enfin, après un temps de pause variable selon les deadlines, je fais une dernière relecture avec ou sans bêta lecteur.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

J’ai un esprit prolifique et mes idées viennent en grande partie de mes songes. Un rêve, un cauchemar peut m’inspirer une histoire. Mes autres sources d’inspiration viennent des séries, des films ou de l’actualité, mais une musique peut aussi développer mon imagination.  

Il m’arrive parfois d’avoir des « pannes ». Les raisons : le stress, le respect des deadlines, le découragement et le fameux syndrome de l’imposteur. Manquant de confiance, il est indispensable pour moi de jongler entre deux histoires et de m’accorder des pauses, sinon ça bloque.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Il m’arrive d’y insérer quelques anecdotes personnelles, mais il faut que ça serve le roman. J’ai déjà dû retirer des parties parce qu’il s’agissait d’anecdotes inutiles.

Dans ma romance policière, j’ai fait de nombreuses recherches et me suis inspirée de situations réelles, mais cela reste une fiction.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour ma romance policière, je voulais mêler la criminologie et la romance. C’est difficile à expliquer, mais je me suis dit qu’il y avait très peu de roman de ce style, alors j’ai écrit ce que je voulais lire.

Concernant ma romance fantastique, étant fan des séries comme « Charmed » et « Supernatural » ça m’a semblé normal d’écrire cet ouvrage.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Les tomes 1 sont très faciles à écrire pour moi, en revanche, j’ai beaucoup de mal avec les suites. Les idées sont présentes, mais c’est parfois difficile de conserver le même rythme.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Chaque roman que j’écris est important car ils transmettent tous un message différent.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Chaque retour est une petite victoire et les avis que les lecteurs me donnent sont les seules récompenses qui m’importent. Le succès n’est pas mon objectif principal, mais si les gens apprécient mes romans, j’en suis heureuse et honorée.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Il y a quelques mois, j’ai traversé une période de doutes, syndrome de la page blanche et peur de l’échec. Certains retours négatifs sur mes histoires m’ont profondément affecté et même si je sais qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, il m’a fallu quelques jours pour m’en remettre. Le soutien de mon compagnon, de mes amis et de ma famille a été indispensable pour retrouver ma confiance perdue.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je travaille actuellement sur le tome 2 de ma romance fantastique, il devrait voir le jour en début d’année 2023.

En fin d’année 2023, mon troisième roman devrait également voir le jour, ce sera une duologie dont j’écris actuellement le tome 2.

J’ai d’autres idées comme écrire le tome 2 de ma romance policière, mais également écrire en co-écriture avec mon compagnon un projet de novellas que nous aimerions publier en autoédition au cours de l’année 2023, mais tout cela prendra du temps.

Il y a d’autres projets, mais pour ceux-là, je n’ai aucune idée d’une date de sortie parce qu’ils sont tellement nombreux que le temps me manque.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai eu recours à l’autoédition en mars 2021, pour mon premier roman : Enquêtes sensuelles, mais l’inconvénient lorsqu’on débute c’est de se faire un nom. J’ignorais le rôle des bêta-lecteurs, des correcteurs et des graphistes. Je manquais de temps et de connaissances pour faire ma publicité et vendre mes livres.

Je me suis donc naturellement dirigée vers les maisons d’éditions. Pour les jeunes auteurs, avoir le soutien d’une maison d’édition me parait indispensable. Il faut prendre le temps de confier son manuscrit à la maison d’édition qui saura mettre en valeur le manuscrit. Pour cela, un travail éditorial de qualité et l’envie de promouvoir le roman est primordial.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman sera le troisième que je publierais. Il s’agira d’une duologie.

Le premier tome a été écrit en 3 semaines, mais le travail de réécriture avec une équipe de bêta-lecteurs a été très long afin que le message véhiculé ne soit pas déformé.

J’y évoque le deuil compliqué, les troubles psychiques tels que le syndrome de stress post traumatique et l’amnésie traumatique, entre autres.

Mes personnages sont torturés et au fur et à mesure que l’histoire progresse, ils évoluent pour affronter ces pathologies.

Si tout va bien une sortie est envisagée fin 2023. Pour cela, je dois terminer le tome 2.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Les premières rencontres que j’ai pu faire via les réseaux sociaux et concrétiser lors des salons auxquels j’ai participé, m’ont permis de parler avec les lecteurs et de nouer une relation « amicale ». Je tente de rester accessible car j’apprécie les échanges. Je suis une grande « papoteuse ». Pour moi, être auteure, c’est également être humaine.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, j’essaie d’être présente sur les réseaux sociaux car j’apprécie de conserver le lien avec les gens au-delà du réel. De plus, ça me semble indispensable de partager mes lectures, mes passions et mes loisirs pour permettre aux lecteurs de mieux me connaitre.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, j’ai commencé par lire des romans policiers (Agatha Christie), puis j’ai découvert la romance en 2015 grâce au jeu virtuel is it love. Depuis, j’apprécie de lire la romance sous toutes ses formes, tout en continuant de plonger au cœur de thrillers palpitants.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Sans hésiter une adaptation des jeux is it love. Jarod me plairait beaucoup et dans ceux déjà publiés, Daryl ou Colin m’aurait beaucoup plu. Je suis une très grande fan depuis le début de l’univers is it love, même si je manque de temps pour lire toutes les histoires, j’essaie de rester connecter à l’application régulièrement.


Avez-vous d’autres passions ?

Au-delà de la lecture et de l’écriture, j’aime les animaux d’où mon implication au sein d’une association de protection animale depuis 2011. J’aime aussi dessiner, mais je manque de temps pour m’y remettre.

En dehors de ça, ma plus grande passion est la série Supernatural. Je participe chaque année à Paris (depuis 2017) aux conventions organisées avec les acteurs de la série et je suis accro à ces week-ends magiques.


Un dernier commentaire ?

Pour finir, je citerais Antoine de Saint Exupéry :

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité ».

Je trouve que cette citation me caractérise bien, pendant longtemps j’ai subi mes rêves au lieu d’en faire une réalité et aujourd’hui, j’ai réalisé mon plus grand rêve, devenir auteure.

J’encourage tous les aspirants écrivains à ne jamais baisser les bras et à foncer, même s’ils ont des doutes. On en a tous un jour, mais il n’y a que vous qui pourrez faire de votre rêve, votre réalité.


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BIBLIOGRAPHIE

Sabrina GUERREIRO

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis la maman de 4 grands enfants, j’exerce la fonction d’ATSEM en école maternelle depuis une dizaine d’année, métier qui me comble.


Vouliez-vous devenir écrivainE quand vous étiez petitE ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Petite, j’hésitais entre le métier de « fermière » et celui d’écrivaine ! Je me souviens qu’en école primaire, mes professeurs louaient mon imagination débordante dans mes rédactions. J’ai commencé à écrire lors de mon adolescence. Coucher sur le papier mes angoisses ou mes joies me faisait du bien. 


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Les choses difficiles que je vivais ado me submergeaient et j’ai ressenti le besoin de les écrire. Pendant 15 ans, j’ai « laissé » l’écriture de côté pour me consacrer pleinement à ma vie de maman débordée avec 4 enfants d’âges proches. En 2017, ma fille aînée m’a encouragée à participer à des concours de nouvelles. J’ai été finaliste de l’un d’eux et ça m’a redonné confiance en moi.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai un manuscrit non publié que je garde…parce que je sens que ce n’est pas encore le moment.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est clairement une passion. J’aime mon métier même si mes moments consacrés à l’écriture sont précieux.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés de l’écriture ? C’est quand on pense à un fil directeur et que finalement l’écriture nous fait prendre une toute autre direction. C’est aussi quand on reçoit des retours de lecture enthousiastes qui nous légitiment. Les mauvais côtés ? La frustration de ne pas avoir assez de temps. La pression qu’on se met parfois…


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Au petit matin, quand tout est calme dans la maison et que je me mets à écrire jusqu’à ce que j’entende un des mes enfants se lever. J’écoute très rarement de la musique quand j’écris.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je griffonne quelques idées, des notes. Puis je me laisse guider et j’écris. Souvent je relis et note les incohérences pour remanier le texte plus tard. Mes premiers jets sont souvent à peaufiner.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Un rêve où je me retrouve au petit matin à écrire une phrase ou une idée. Les personnes qui m’entourent, des choses que je vois et qui me donnent des idées. Les longues promenades que je fais avec mon chien sont très inspirantes.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Très souvent oui même si je les modifie, leur donne parfois plus de substance.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Les faits réels me font ressentir tout un panel d’émotions (tristesse, colère, interrogation, dégoût…) que j’ai besoin de retranscrire un peu comme un témoignage et en même temps un besoin de me libérer de ces émotions.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus difficile à écrire a été mon thriller. Et pourtant, j’avais dressé l’ossature du texte. Mes les fréquents allers retours entre présent et passé dans ce récit ne m’ont pas facilité la tâche.

Le plus simple a été ma trilogie fantastique. Les chapitres s’enchaînaient avec une facilité qui m’a déconcertée à l’époque.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Mon premier recueil de nouvelles « Destins croisés » est mon premier ouvrage paru. Il m’a rendue fière et nerveuse à la fois parce que j’avais l’impression de me dévoiler.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je n’ai pas d’ambition particulière à ce sujet. Je ne me sens pas forcément légitime en tant qu’auteure mais je suis heureuse d’avoir réussi à écrire chacun de mes ouvrages.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non pas pour le moment même si je ne me mets aucune pression.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Un futur recueil de nouvelles noires (le troisième) parce que j’adore écrire des nouvelles et que je participe à beaucoup de concours. En 2023 sans doute…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai été éditée par une petite maison d’édition qui a fermé ses portes pendant le confinement. Je devais sortir le dernier tome de ma trilogie qui était déjà écrit. Du coup, sous l’impulsion d’une amie auteure qui s’auto-éditée, j’ai tenté l’aventure et je ne le regrette absolument pas. Je ne sais pas si je reviendrais en maison d’édition. Cette liberté que l’on a en s’auto-éditant est grisante mais bien entendu, on perd malheureusement en crédibilité.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman est un thriller « Octavie » , paru en Juin 2022,qui raconte l’histoire de la rencontre de deux femmes que tout oppose et qui vont se livrer une guerre sans merci. Il m’a fallu une bonne année du début d’écriture jusqu’à la finalisation de la maquette. Mais je suis fière du résultat et j’ai eu de très bons retours qui m’ont rassurée.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’ai beaucoup de mal à parler de mes livres mais je progresse. Lors des salons, je prends plaisir à discuter avec les lecteurs.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Ça a été difficile pour moi d’être présente sur les réseaux parce que je me sens vite dépassée. Grace à la chtite pépinière en N’Ord et au groupe « Le comptoir de la culture » j’ai appris à communiquer sur les réseaux.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je suis une lectrice compulsive. Je lis beaucoup et je lis de tout même si j’ai une préférence pour les thrillers et le fantastique.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je lis parfois du feel good. J’aimerai être capable d’en écrire un mais pour le moment je ne m’en sens pas capable.


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime coudre et jardiner.


Un dernier commentaire ?

Waow, quelle interview ! C’est difficile parfois de retranscrire ce qu’on ressent et de se livrer…merci à toi pour cette interview très…complète !!!


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BIBLIOGRAPHIE