UNE HIRONDELLE DANS LA TÊTE

PATRICK AGOSTINI

Nombre de pages : 315Date de parution : 26 août 2021Catégorie : Policier

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Dans un théâtre, une équipe de techniciens peaufine les derniers réglages avant la conférence d’un gourou altermondialiste. Mais, à l’instant où celui-ci monte sur scène, il s’effondre ; serait-ce une crise cardiaque ? Ou a-t-il été piégé ? Black, à la régie, voit une ombre s’enfuir dans les coulisses. Le temps qu’il arrive jusqu’à la scène, le corps a disparu sans laisser de trace. Seul témoin de la disparition, ce sera au tour de Black de s’écrouler mystérieusement… Mais qui peut bien orchestrer tous ces drames ? Et dans quel but ? Quand la DGSI, quatre hackers, un consortium international et deux enfants burkinabés s’en mêlent… cela peut faire des étincelles. De l’Afrique à la Normandie, les mystères d’un complot finement orchestré se dévoilent peu à peu. Viva la resolución.


Avis général

Tout d’abord, je voudrais remercier l’auteur pour l’envoi de son roman et pour m’avoir fait confiance. Aussitôt reçu, aussitôt commencé. Je me suis laissée emportée par cette histoire pleine de suspense et de rebondissement. J’ai cherché longtemps le rapport avec le titre, et puis j’ai fini par le trouver. Ce qui m’a pourtant « perturbée », c’est qu’il y a énormément de personnages et je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à eux. À part quelques-uns, leur psychologie n’est pour moi pas autant approfondi que lorsqu’il y en a moins, même si l’auteur nous raconte tout de même un peu leur histoire personnelle, ce qui nous permet de mieux comprendre leur comportement dans l’histoire. J’ai aussi beaucoup aimé l’idée, les gentils qui veulent dépouiller les méchants pour distribuer aux pauvres à la façon Robin des bois des temps modernes. Et surtout à grands coups d’informatique et de nouvelles technologies. Seul petit « bémol » pour moi, c’est l’écriture soutenue qui a rendu parfois complexe ma lecture, car le vocabulaire utilisé n’est pas habituel pour moi et j’ai buté sur de nombreux mots. Mais ça n’est pas arrivé non plus à chaque page et j’ai pu tout de même avoir une lecture plutôt agréable. Pour passer un bon moment, n’hésitez pas à aller rencontrer l’hirondelle qui vous racontera une belle histoire.


Les perSOnnages

Comme précisé précédemment, il y a de nombreux personnages donc il est difficile de parler de chacun. S’il y en a deux qui sont un peu sortie du lot, c’est « la chouette » et Awa qui ont recueilli toute ma sympathie un peu plus que les autres. Deux femmes qui vont vivre dans cette histoire des moments difficiles chacune à leur manière, oui, elles m’ont beaucoup émue. Puis pour les autres, il y a d’un côté « les méchants », plusieurs personnalités détestables mais nécessaires à l’intrigue. Et puis il y a aussi des « gentils » comme « Black » qui est un personnage important, mais aussi Marty et John.


La forme

J’ai apprécié la construction du roman en général, on nous présente les différents personnages au moment opportun ainsi que leur histoire. On connaît aussi assez vite le but de l’équipe, mais comme tout ne se passe jamais comme prévu, l’auteur nous prévoit donc de nombreux rebondissements et une bonne dose de suspense. On est pendant très longtemps dans une ambiance oppressante, avec quelques moments de répit certes, mais pour repartir de plus belle après. Le style d’écriture de l’auteur m’a par contre posé plus de problème, plus soutenu que ce que j’ai l’habitude de lire, ça a parfois ralenti ma lecture mais j’ai réussi à passer outre pour vraiment passer un bon moment dans un univers que je ne connaissais pas du tout. Les chapitres permettent une découpe du roman qui nous permet de ne pas être perdus lors des changements de personnages ou de lieux, c’est vraiment quelque chose que j’apprécie moi qui ai toujours du mal à suivre 🙂


LE FOND

Comme je le disais, j’ai apprécié cette histoire, un style de Robin des bois des temps modernes. Des hackers, sous la coupe de Toine Mayord, vont mettre en place un projet informatique hors du commun, sans savoir les conséquences que celui-ci aura sur leur vie. De la France au Burkina, de nombreux destins vont être chamboulés. Certains vont s’en sortir mieux que d’autres. J’ai aimé me plonger dans cet univers informatique que je ne connaissais pas, mêlé à une intrigue pleine de rebondissement, c’est un très bon roman que nous propose l’auteur avec son hirondelle.

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CINQ PETITS MONSTRES

chris aargann

Nombre de pages : 306Date de parution : 9 juin 2022Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Un double enlèvement d’adolescentes, une nouvelle enquête pour Pierre Cyprien, officier de police judiciaire à Bordeaux.
De rebondissements en faux-semblants, il rencontrera Jade avec ses mystères, ses secrets. La jeune femme a reçu des messages anonymes mentionnant justement ces enlèvements. Mais quel est le lien entre elle et ces kidnappings ? Que cache-t-elle tout au fond de son esprit ? Quel sombre passé ?
Des archives falsifiées, d’anciens dossiers qui ne demandent qu’à être ouverts, un hôpital psychiatrique comme fil directeur et une enquête aux multiples ramifications : voilà ce qui attend notre officier pour qui la partie est loin d’être gagnée.


Avis général

Après de nombreuses lectures persos, j’ai repris les services presse avec ce roman. Dès les premières lignes, j’ai su que l’histoire allait être captivante, et je ne me suis pas trompée. Je ne dirais pas que c’est un coup de cœur, mais j’ai littéralement A-DO-RÉ. Je n’ai absolument pas vu passer les 300 pages, j’adore ce genre de lecture. Je ne me suis posé aucune question, je me suis complètement bercée par ma lecture. L’écriture est simple, efficace, juste ce qu’il faut pour nous transporter à Bordeaux avec Jade. Seul petit bémol sur certains dialogues que j’ai trouvé un peu simplet. Mais pour tout le reste, c’est un sans-faute. Suspense et émotions ont ponctué le récit, et les nombreux rebondissements nous maintiennent en haleine. Je me suis attachée à certains personnages, et notamment à Jade qui est au centre de l’intrigue, et aussi à Pierre Cyprien, un des lieutenants en charge de l’enquête. La fin est elle aussi juste incroyable, je m’étais imaginée de nombreux dénouements, mais pas celui que nous propose l’auteur. Excellent est le mot parfait pour résumer ce roman.


Les perSOnnages

Il y a deux personnages que je retiens plus particulièrement. Il y a d’abord Jade qui est au cœur de l’enquête. J’ai ressenti une femme fragile mais courageuse, on lui devine un passé difficile, et j’aime les êtres torturés, j’ai tendance à m’y attacher facilement, ce fut donc le cas avec elle. J’ai vraiment ressenti beaucoup d’empathie pour cette jeune femme.

Et puis l’autre, c’est un des lieutenants chargé de l’enquête sur les deux disparitions, Pierre Cyprien. Lui aussi est un personnage torturé, mais très intelligent et surtout qui ne lâche rien. J’aime ce type de personnalité, j’arrive facilement à m’y identifier et donc je ressens encore plus les émotions des personnages.


La forme

J’ai beaucoup aimé l’écriture de ce roman, de celle accessible à tout le monde, où on ne se pose pas de question à chaque phrase à cause d’un mot inconnu. Non là, ça glisse tout seul, on se laisse emporter dans l’histoire, un véritable page-turner, si bien qu’on ne se rend pas compte quand la dernière page arrive. Quoi ? Déjà ? Si vite ? Voici les mots que j’ai prononcés à la fin de la lecture. Il n’y a pas de superflu dans ce livre, les mots sont bien choisis pour nous maintenir dans une ambiance pesante qui s’installe au fur et à mesure des pages, et ne plus nous quitter. Le récit au présent est emprunt de suspense relancé grâce aux nombreux rebondissements dans l’enquête. Et puis on découvre en parallèle des écrits, ceux d’une jeune fille, qui sont eux plein d’émotions. J’avoue avoir presque eu la larme à l’œil à certains moments tant l’horreur qu’elle vit est inacceptable. Le seul petit point négatif, c’est que j’ai trouvé certains dialogues un peu simplistes, peut-être aurait-il fallu par exemple les remplacer par une description de la situation qui aurait tout aussi bien convenu. Hormis ça, tout était pour moi d’une grande qualité.


LE FOND

Dans ce roman, l’enquête porte sur des disparitions d’enfant, un sujet que je trouve toujours difficile à lire (mon petit cœur de maman y est sans doute pour quelque chose.). Il faut arriver à trouver le juste milieu, ni trop ni pas assez, et le dosage dans ce livre était parfait. Même s’il nous révèle toutes les horreurs dont peut être capable l’être humain. L’intrigue est bien construite, Cyprien qui court après les disparues, et Jade qui court après son passé. Finalement, c’est une double enquête à laquelle nous devons faire face.

NOIR AMER

JONATHAN LAIXHAY

Nombre de pages : 336Date de parution : 22 novembre 2021Catégorie : Thriller

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Au courant des années quatre-vingt, Joszef, un chef d’entreprise respectable, installe son empire au cœur des plaines de Gornek dans l’espoir de laisser derrière lui des souvenirs douloureux et une menace omniprésente.
Seulement, un matin, en se réveillant dans son bureau au sommet de la tour qui domine son empire, il fait la rencontre d’un étrange visiteur.
C’est l’heure de l’introspection, le moment de faire face au présent, au passé et aux démons qui s’y accrochent.
Melvi, quant à lui, à peine entré dans l’âge adulte se laisse conduire par ses rêves au-delà de l’horizon. Il décide d’abandonner sa famille et les terres austères. Trouver un emploi dans la cité neuve de Bushgan ne devait être qu’une escale dans son périple…
Les trajectoires de ces deux individus, que tout sépare, vont se croiser de manière brutale.
La ligne entre la vie et la mort est plus ténue qu’il n’y paraît.


Avis général

Tout d’abord, je remercie Jonathan pour l’envoi de son livre et je m’excuse pour le délai. J’ai finalement pris le temps de me lancer dans ce roman qui m’a intrigué, au premier abord, de par son résumé. Comment et pourquoi deux personnages totalement différents vont pouvoir se rencontrer ? Je me suis longuement posé la question, l’auteur nous dévoile quelques bribes ici et là, mais ce n’est qu’à la fin que l’on aura la réponse à notre question. Sur le reste, je dois avouer que j’étais un peu sceptique, ne sachant pas vraiment quoi penser de cette lecture. En fait, je crois que je me suis posé beaucoup trop de questions, essayant de comprendre pourquoi et comment, plutôt que me laisser bercer par les lignes. J’ai dû régulièrement couper ma lecture, et j’ai eu l’impression de longueur alors que finalement, ce n’est pas le cas, on reste dans la moyenne pour ce type de roman. Attention, mon avis ne remet absolument pas en cause la qualité du roman, il exprime simplement ma propre perception. Et sinon, et bien j’ai adoré suivre l’histoire de Melvi, un jeune homme attachant. Mais il y a également l’introspection Joszef imposée par Harvey. Son questionnement intérieur pour comprendre comment il est devenu l’homme qu’il est au moment du récit, replonger dans son passé, on revit des situations à ses côtés, et je dois dire que j’ai été émue lors de certains moments difficiles. Mais surtout, je me suis posé tout un tas de questions. Pourquoi ? Qui ? Mais surtout dans quel but ? Et c’est peut-être la réponse à cette dernière question qu’il me manque à la fin du récit. Dans l’ensemble, c’est une belle découverte pour ce livre qui est très intéressant à lire.


Les perSOnnages

Il y a deux personnages principaux dans ce roman. Il y a tout d’abord Joszef qui doit se livrer, sous les « bons conseils » d’Harvey, à une introspection. Il va devoir faire face à son passé, à son père surtout, mais aussi à sa mère. Je ne me suis pas vraiment attachée à ce personnage, dont on découvre pourtant toute la personnalité. Malgré ça, j’ai ressenti une empathie profonde lorsqu’il évoque certains souvenirs avec sa mère. Son père quant à lui, personnage détestable, n’a eu le droit qu’à mon dégoût.

Et puis il y a aussi Melvi, un jeune homme qui a tout quitté pour changer de vie. Lui m’a beaucoup plu, ému et impressionné. Vivre avec presque rien et s’en contenter ; si seulement on pouvait revenir à ça. Mais j’ai été « déçue » par la fin qui lui a été réservée, j’imaginais ça autrement.


La forme

Je n’ai ici que des points positifs à livrer. Concernant l’écriture, je dois dire que c’est particulièrement bien écrit pour un premier, c’était très agréable à lire et sans aucune difficulté comme ça peut parfois être le cas. C’est vraiment un texte qui est accessible à tout le monde. L’histoire est découpée en paragraphes qui permettent de faire une transition efficace entre les personnages, ce qui évite de se perdre dans le récit. Et ça permet aussi de donner un rythme au roman. On passe ainsi de l’espoir d’une vie meilleure avec Melvi, à un passé sombre avec Joszef, l’auteur nous souffle le jour et la nuit, et je pense que ce yoyo m’a clairement évité l’ennuie. En bref, l’auteur a vraiment mis la barre haute concernant l’écriture de ce roman.


LE FOND

Il y a clairement deux histoires dans ce livre, même si on le sait, elles ont forcément un point commun, et c’est ce qu’on va chercher à découvrir. Il y a d’un côté l’histoire de Melvi, un jeune homme qui quitte sa famille dans l’espoir d’une vie meilleure. Là dessus, aucun souci, on comprend bien vite ce personnage, même si sa fin n’est pas celle que j’aurais aimé avoir. Et puis de l’autre côté, il y a Joszef et son introspection, face à son passé, et c’est ici que ça prêche, que des questions restent sans réponse. Mais j’ai aimé cette idée de l’auteur qui n’est pas du tout courante dans les romans, et je pense que c’est ça qui va permettre à ce roman de se distinguer des autres et d’en faire un roman à lire absolument.

SOCOA

SYLVIE MARCHAL

Nombre de pages : 310Date de parution : 12 juin 2022Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

L’écume de l’océan flotte autour de Yanis comme un nuage de brume. Chaque fine gouttelette qui lui effleure le visage lui rappelle qu’il est toujours vivant.
Le jeune homme est encore de ce monde, mais pour combien de temps ?
Il agonise sur un éperon rocheux au-dessus de l’Atlantique. Des trafiquants sont à ses trousses, tout comme les forces de l’ordre.
Il faudra remonter le fil de son histoire pour comprendre le douloureux chemin qui l’a mené au centre Adour jusqu’aux falaises de Socoa.
Le centre Adour, c’est le lieu de détention expérimental dans lequel le docteur Élise Rion, psychiatre, teste une forme de thérapie du crime réservée à des prisonniers dotés d’une intelligence hors norme.
Dans cet endroit coupé du monde, Yanis rencontrera des criminels plus âgés que lui, plus abîmés, plus retors aussi.
Élise s’interrogera rapidement sur le bien-fondé du dispositif, mais a-t-elle encore le temps de se poser des questions ?


Avis général

Après avoir lu « Le disparu de la Corniche » et avoir apprécié les personnages, j’étais contente de pouvoir retrouver Élise et les garçons. On les découvre dans une histoire aussi passionnante mais totalement différente dans laquelle Élise sera un des personnages principaux. Autant il y a l’intrigue d’un côté avec la partie enquête et le suspense qui va avec ; et de l’autre côté, il y a Élise et ses tourments, elle est dans un mood totalement différent, et on est beaucoup dans les émotions. Sylvie confirme avec ce nouveau roman un style bien à elle, et oui j’aime son écriture ça, c’est certain. Je me laisse emportée à chaque nouveau roman, et je n’y ai pas échappé avec celui-ci. Des personnages attachants, une intrigue bien construite avec de nombreux rebondissements, une écriture efficace, tous les éléments sont présent pour faire un très bon roman.


Les perSOnnages

Il y a dans ce livre de nombreux personnages qui constituent l’intrigue principale, mais il y a surtout Élise, et aussi Milan et Théo bien entendu. On les retrouve comme on les a quittés, hormis Élise qui est une femme totalement différente. Si les deux garçons ont évolué dans le bon sens, ce n’est pas le cas pour elle. Je dois dire que parfois elle m’a énervée, mais elle m’a aussi souvent émue. J’ai admiré la complicité toujours intacte entre Mila et Théo, cette façon de se comprendre sans vraiment se parler, toujours là l’un pour l’autre, ce type de relation qu’on voudrait tous avoir. Et pour les autres personnages, ils ne m’ont pas vraiment marquée, à part peut-être Yanis qui a retenu mon attention au même titre que les deux autres garçons.


La forme

J’ai retrouvé ici le style d’écriture de Sylvie que j’ai apprécié déjà dans ses deux précédents romans. En effet, l’écriture est simple mais terriblement efficace, à la portée de tout le monde, sans fioritures. On sent que ses histoires sont écrites avec son cœur, elle nous transmet véritablement une partie d’elle dans ses textes. L’histoire est rythmée par les différents chapitres, il est impossible de s’ennuyer entre l’intrigue et les parties consacrées à Élise. Sylvie nous souffle le chaud et le froid à sa guise, et surtout elle nous propose une fin inattendue. Peut-être que certains l’auront vu venir, moi pas et je lui en veux pour ça nah ! Une chose est sûre, j’ai déjà hâte de lire son prochain s’il est aussi bon que les trois déjà lus.


LE FOND

Pour ce nouveau roman, l’auteure reprend les personnages de son premier roman et nous les livre dans un contexte bien différent. Théo et Milan dans un quotidien bien installé, et puis Élise, qui va tester une nouvelle thérapie pour des prisonniers très intelligents dans le centre Adour. Mais des meurtres et des évasions vont chambouler tous ses projets, elle va être prise dans un tourment infernal, tant dans son travail que dans sa vie personnelle. J’ai donc beaucoup aimé ce mélange entre enquête et « révélations » sur un personnage, car ça conjugue ce que j’aime dans les livres : le suspense et ressentir des émotions.

ZEMSTA

DANINO GARNAULT

Nombre de pages : 305Date de parution : 28 juillet 2022Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Yonne, juin 2021. Un temps caniculaire s’installe sur Auxerre et sa région.
Le commandant de police Nicole Salon, alias Tata Bergamote, va avoir très chaud, d’autant plus qu’une enquête difficile vient perturber le quotidien du commissariat.
Des corps mutilés arborant d’étranges inscriptions sont retrouvés dans la capitale icaunaise et ses environs.
Ces meurtres sadiques mettront à rude épreuve les nerfs de cette flic borderline à la libido débridée. De quoi aussi semer le trouble au sein de sa fidèle équipe et exacerber les sentiments de chacun.
Entre humour au vitriol et tempérament de feu, laissez-vous porter par Tata Bergamote et tenter de suivre le rythme de sa semaine en enfer.


Avis général

AAAAhhhh tata Bergamote !! Cette femme flic complètement déjantée, vulgaire, et plein d’autres choses encore, mais tellement attachante. J’ai suivi chacune de ses histoires et j’étais contente de la retrouver à nouveau, car elle me fait bien marrer. Mais c’est une tata un peu différente que j’ai découvert dans ce livre, une tata qui dévoile ses émotions, du jamais vu. Et je dois dire que ça donne une saveur particulière à l’histoire, au delà de me faire rire, elle a réussi à m’émouvoir, qui l’aurait cru ?! Concernant l’enquête qu’elle doit mener, je dois dire qu’elle est très bien organisée, très bien ficelée, avec de nombreux rebondissements qui font perdre la tête à notre Tata préférée. On retrouve une fois de plus l’écriture et le style particulier de Danino, mais ici, on retrouve aussi bien son humour que sa facilité à faire passer des émotions. Et la fin, nooon je n’en parle pas, ce sera la surprise !


Les perSOnnages

J’ai aimé retrouver tata, ainsi que Poupée et USB. Je les avais déjà appréciés dans les précédentes histoires, mais la, Danino a décidé de nous en dévoiler un peu plus sur leur vie, et ça les rend d’autant plus attachants. J’aime ce trio infernal dirigé par Nicole Salon alias tata Bergamote. Alors autant certaines de ses pratiques me dégoûtent, autant, j’aime son humour, ses coups de gueule et qu’elle nous dévoile ici ses émotions.


La forme

Une nouvelle fois dans ce livre, on retrouve le style particulier de l’auteur. Une écriture simple, mais qui parle à tout le monde, du moins je le pense. C’est sûr que les coincés seront à nouveau choqués de lire tant de vulgarité, mais moi ça ne me gêne absolument pas. Ici, la psychologie des personnages a été développée, ce qui a exacerbé la transmission des émotions, que ce soit tristes ou joyeues d’ailleurs, c’est assez étonnant mais très bien réussi. Et comme toujours, l’auteur se plaît à nous décrire les scènes olé olé, bon j’avoue, souvent, c’est beurk, mais ça n’est jamais très long alors ce n’est pas vraiment gênant. Et si on aime Tata, il faut donc forcément en passer par là. La lecture de ce roman est donc vraiment agréable, fluide, on tourne les pages jusqu’à la fin sans vraiment s’en rendre compte, on veut savoir à quel moment tout va basculer et quand Tata va enfin mener à bien son enquête. Danino a su créer un rythme, grâce aux rebondissements, mais aussi avec la découpe des paragraphes. Le fait de suivre en parallèle les deux adolescents dans leur quête ajoute encore un peu plus de suspense. Et sinon je ne parlerai pas de la fin, je vous laisse découvrir quel dénouement nous a prévu l’auteur.


LE FOND

J’ai aimé être surprise dans ce roman. Je savais que j’allais retrouver Tata dans une enquête, mais une tata différente suite à la perte de son coéquipier. On surf dans ce roman sur une histoire de vengeance, mais le fond, le pourquoi ne nous sera vraiment dévoilé qu’à la fin de l’enquête. Cela permet de se poser plein de questions, d’élaborer des théories, et c’est quelque chose que j’apprécie. On va suivre l’équipe du commandant Salon plus soudée que jamais à la recherche de meurtriers érudits.

ALABAMA 1963

LUDOVIC MANCHETTE – CHRISTIAN NIEMIEC

Nombre de pages : 374Date de parution : 20 août 2020Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Birmingham, Alabama, 1963. Le corps sans vie d’une fillette noire est retrouvé. La police s’en préoccupe de loin. Mais voilà que d’autres petites filles noires disparaissent…

Bud Larkin, détective privé bougon, alcoolique et raciste, accepte d’enquêter pour le père de la première victime.

Adela Cobb, femme de ménage noire, jeune veuve et mère de famille, s’interroge : « Les petites filles, ça disparaît pas comme ça… »

Deux êtres que tout oppose. A priori.


Avis général

En ce moment, j’ai le don de lire des livres qui font wahou ! Et celui-ci en fait parti. J’ai vu plusieurs avis qui m’ont donné envie de le lire, et clairement, je n’ai pas été déçue. Moi qui n’aime pas « l’histoire », j’ai découvert un lieu et une époque inconnue, j’ai pour la première fois compris les conditions de vie des « noirs » de l’époque, et j’ai été en colère. Heureusement, cette histoire nous montre que tous les blancs de l’époque n’étaient pas tous mauvais. Non, au contraire, on trouve aussi de l’amour, de l’amitié, mais surtout des disparitions, des meurtres et des comportements inacceptables. La fin, que je n’avais absolument pas imaginée, fut un grand moment d’émotions, une petite larme versée. Je ne sais pas si les auteurs voulaient une morale avec ce livre, mais moi, je retiens que finalement, même le pire des hommes peut devenir meilleur. Et pour finir, je n’ai absolument pas ressenti l’écriture à quatre mains, tout s’enchaîne avec une fluidité étonnante. J’ai hâte de lire le petit dernier s’il est aussi bon que celui-ci.


Les perSOnnages

Il y a dans ce livre deux personnages que je retiens. Tout d’abord la « noire » Adela, dont on va découvrir la vie tout au long du roman. Une femme droite, honnête, sincère et fiable. J’ai ressenti énormément d’empathie pour elle, ce qu’elle a vécu et ce qu’elle va vivre, elle m’a beaucoup émue.

Et puis il y a Bud, le détective « blanc » détestable. Alcoolique, désagréable, imbu de sa personne, qui pense que sa vie est gâche suite à une « erreur ».

J’ai beaucoup aimé le mélange de ces deux personnalité, l’une entrainant l’autre. Il y a bien entendu d’autres personnages plus ou moins importants, que j’ai apprécié pour la plupart d’entre eux, mais une bonne histoire ne pourrait pas être sans les « méchants », et il y en a aussi.


La forme

Je dois commencer par souligner que je n’ai absolument pas ressenti dans ce livre qu’il y a été écrit à quatre mains. Tout est parfaitement fluide, les éléments s’enchaînent sans fausse note, l’écriture est agréable. Certes, il y a du suspense même s’il n’est pas transcendant, mais je pense que ce n’est pas ce que l’on cherche à la lecture de ce livre, donc ça suffit amplement. J’ai beaucoup plus été dans les émotions, la peine, mais aussi la colère. Les auteurs nous laissent des indices, on réfléchie, on doute, mais on ne trouve pas le tueur. Jusqu’à ce que les auteurs décident de nous le dévoiler, et ça, j’aime. La fin est une totale surprise, je m’étais complètement fourvoyée, et en plus, ce fut un moment très fort en émotions. Vraiment, tout est bon dans ce roman, aucune fausse note.


LE FOND

On découvre dans ce roman la conditions des « noirs » de l’époque, et notamment la place des femmes dans la société. Je n’aurai jamais imaginé que ça puisse se passer ainsi. Alors pourquoi une femme de ménage noire et un détective blanc en arrivent à collaborer. Et que peut ressortir de se duo improbable. Avec ce livre, on se plonge dans l’année 1963 et une série de meurtres de petites filles noires. Avec en prime des faits réels qui donne un impact encore plus fort à l’histoire.

LE DISPARU DE LA CORNICHE

SYLVIE MARCHAL

Nombre de pages : 288Date de parution : 9 décembre 2020Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Milan Lesgor, dix-sept ans, fait sa rentrée à la Corniche, un établissement spécialisé landais qui accueille des jeunes présentant des troubles du comportement. On le pense psychotique.
S’il n’a aucune envie d’ entrer dans ce lycée, il s’attache assez rapidement à son voisin de chambre, Théo. Élise Rion, la psychiatre qui dirige cet institut, fait également preuve de bienveillance à son égard. Quelques semaines après la rentrée, Milan disparaît de l’internat. A-t-il fugué? A-t-il été enlevé? La police se met à sa recherche.
Théo et Élise, chacun de leur côté, vont également mettre en oeuvre les moyens dont ils disposent pour tenter de le retrouver. Théo utilisera ses compétences en informatique tandis qu’Élise fera appel à Philippe Dulaurent, un ami d’enfance devenu policier à la BRB.Dans les jours qui suivront, un autre jeune de la Corniche,Louis, se fera agresser. Des indices cachés par Milan vont permettre de lancer cette enquête aux allures de jeu de piste international.


Avis général

J’ai découvert Sylvie avec son second livre, et quelle magnifique découverte. Elle m’a ensuite parlé avec tant d’émotions de celui-ci que je m’y suis plongée avec envie. Et comme je le présentais, je n’ai pu que m’attacher aux personnages, Élise, Théo et Milan. Elle leur a prévu des personnalités attachantes, mêlée à cela une intrigue palpitante, et une bonne dose de suspense pour nous maintenir en haleine jusqu’à la fin. J’ai vraiment eu l’impression que ces personnages faisaient partie de ma famille, comme si je les connaissais depuis toujours, et j’ai tremblé avec eux, j’ai ressenti à fond leurs émotions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Sylvie a cette belle plume qui nous transporte à chaque fois, on sent qu’elle écrit avec du vécu, ce qui rend le récit plus intense. J’ai donc lu ce livre en quelques heures seulement, et j’étais triste d’arriver à la dernière page, j’en aurais bien voulu encore un peu plus. Et si vous êtes comme moi à la fin de la lecture, sachez que l’on peut retrouver ces personnages dans son tout dernier livre, Socoa.


Les perSOnnages

Je retiendrai dans ce livre trois personnages en particulier. Tout d’abord Élise, la psychiatre, mais qui va s’avérer bien plus au fur et à mesure de l’histoire. Je l’ai trouvé touchante, attachante, avec un certain vécu, une femme indépendante. Puis il y a les deux adolescents, Milan et Théo. Chacun avec leur personnalité et leur caractère très particulier, on se rend vite compte que ce ne sont pas des personnes comme les autres. Eux aussi sont très attachants, et je dois dire que j’ai vraiment eu peur pour Milan, un peu comme si c’était mon fils. Ces trois-là forme un sacré groupe, ils vont nous en faire voir de toutes les couleurs.


La forme

On retrouve ici la douce plume de Sylvie, celle qui sait nous transporter dans son histoire, nous faire trembler, mais aussi celle qui nous fait passer toutes les émotions. C’est son tout premier roman et pourtant, on dirait qu’elle écrit depuis toujours. Elle sait trouver les mots juste, son écriture est juste, la lecture est fluide, agréable, on tourne les pages sans s’en rendre compte, impossible de s’arrêter avant d’être arrivé au bout. On ressent qu’elle y met son cœur, et qu’elle a utilisé son vécu pour écrire cette histoire, ce qui la rend encore plus attrayante. La réalité, tout ce que j’aime dans les livres. Et celui-ci y colle parfaitement.


LE FOND

Un adolescent qui disparaît, et des personnes vont partir à sa recherche, le retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Mais il y a une morale derrière cette histoire, c’est qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Milan, que l’on pensait psychotique, se révèle être finalement une tout autre personne. Et c’est ce que l’on va découvrir au fil du récit, lorsque Élise et Théo vont partir à sa recherche. Sylvie nous plonge avec ce livre dans un univers que l’on connaît peu, celui de personnes avec des troubles mentaux, celles qui sont souvent rejetées de la société, mais sur lesquelles ont devrait bien plus souvent s’attarder.

EN MODE DÉGRADÉ

STÉPHANIE JOUAN

Nombre de pages : 92Date de parution : 30 janvier 2022Catégorie : Policier

Note : 2 sur 5.

RÉSUMÉ

Le meurtre d’un officier militaire à l’étranger est déjà en soi un problème. Mais lorsque les révélations sulfureuses, les techniques d’investigation atypiques et la diplomatie s’en mêlent, la tension monte dangereusement. Et personne ne sera épargné.

Ouagadougou, Afrique de l’ouest.

Malau Théophanie, commandante de police coopérante, commence à regretter son choix de carrière. Le poste diplomatique, les collègues, la vie en micro-société, tout lui pèse. Jusqu’à ce matin où elle découvre le cadavre de son voisin, officier militaire et homme secret. Un meurtre sordide qui réveille enfin son instinct de flic. Sauf que dans ce pays en crise du Sahel, elle n’a ni les prérogatives, ni les moyens technologiques pour agir. Et que la tension monte vite dans le milieu diplomatique.

Dans ce milieu particulier où rien ne fonctionne comme ailleurs, la commandante risque gros. Faux semblants et passions interdites des uns et des autres peuvent inexorablement conduire à la faute. Sans compter sur les policiers locaux avec lesquels elle doit péniblement composer. Comment s’y prendre ? Sur qui compter ? Pallet, gendarme coopérant et binôme de circonstances, va lui souffler la réponse. Ensemble, ils vont enquêter en mode dégradé et laisser s’échapper des vérités que tous auraient pourtant préféré taire.


Avis général

Cette histoire courte est plutôt intéressante au niveau de l’intrigue, les personnages sont pour certains plutôt sympathique, mais le petit point négatif est pour moi le style d’écriture que j’ai trouvé complexe, ce qui a rendu la lecture un peu compliquée. Je pense que cette histoire, si elle est plus développée, pourrait très bien devenir un roman beaucoup plus long, et qui aurait ainsi plus de suspense. Certains événements et certaines scènes demandent à être développés. Le fait que la lecture soit courte ne permet pas vraiment de se mettre à fond dans l’enquête, moi qui est l’habitude de passer du temps, c’est un exercice un peu compliqué de lire des histoires courtes.

CRIMINODROÏDES

FABRICE DEFFERRARD

Nombre de pages : 212Date de parution : 7 mars 2022Catégorie : Policier

Note : 2 sur 5.

RÉSUMÉ

Au début du XXIIe siècle, dans une ville-monde dominée par la firme AndroCorp, le lieutenant Smog enquête sur des crimes impliquant des robots humanoïdes. Parmi ses indicateurs, S’hin, une femme-machine affectée à la prostitution, qu’il apprécie malgré lui. Tandis que le policier s’efforce de résoudre des affaires menaçant l’équilibre social, S’hin explore peu à peu les mystères de sa personnalité.
Criminodroïdes est le premier volet d’un cycle romanesque intitulé Chroniques de la Cité-Monde, où l’on retrouvera le lieutenant Smog et S’hin l’androïde, tous deux aux prises avec la complexité d’une société urbaine futuriste.


Avis général

J’ai accepté la lecture de ce livre dans le cadre d’une demande de service presse, j’étais plutôt intéressée par l’idée, mais finalement je n’ai pas vraiment réussi à accrocher. Je n’ai pas trop compris le but de l’histoire, il y a parfois des saut dans le temps assez importants sans que ça ne soit vraiment expliqué. Je suis vraiment désolée pour l’auteur mais je le remercie en tout cas de m’avoir proposé son livre. Je pense tout de même qu’il y a des points positifs, le contexte qui est particulier mais une bonne idée, les personnages qui s’ils étaient développés pourraient être attachants, il ne reste à mon avis en tout cas, qu’à améliorer l’intrigue. Mais ce n’est que mon point de vu, et j’ai pu voir que ce livre a été apprécié par d’autres personnes, heureusement. Alors faites-vous votre propre avis, au delà du mien.