HÉLOÏSE

OPHÉLIE COHEN

Nombre de pages : 349Date de parution : 13 octobre 2021Catégorie : Drame

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Toutes les femmes ont une histoire. La mienne est plutôt moche.

A la veille de ses trente ans, au cours d’une nuit entourée des fantômes de son passé, Héloïse va se dévoiler. Portée par les souvenirs et les remords, elle ouvre la boîte de Pandore.

Noir, intime et dérangeant, un roman à la fois sombre et lumineux dans lequel les émotions sont à fleurs de mots.


Avis général

Encore un roman qui fait wahou ! Et qui m’a fait pleurer. J’avais ce livre depuis longtemps dans ma pal, j’ai bien fait de l’en sortir. J’ai été complètement bouleversée par l’histoire d’Héloïse, tout ce qu’elle a du subir, tout ce qu’elle nous raconte, avec ses mots et ses émotions. On croirait tellement une histoire vraie que ça décuple les ressentis. Et puis je me suis retrouvée dans certaines situations, certains questionnements. J’ai ressenti tellement de tristesse pendant ma lecture, et la fin n’a fait qu’accentuer ce sentiment encore plus. L’écriture de cette histoire est incroyable, les mots choisis à la perfection pour créer et maintenir cette ambiance oppressante. Il ne m’aura pas fallu beaucoup de temps pour arriver au bout des trois cents pages, que je n’ai même pas vu passer. Et quand la dernière page est arrivée, il a fallu que je quitte Héloïse, un moment difficile. Et j’ai mis un peu de temps après avoir fini ce livre pour me remettre de mes émotions, c’est vraiment un livre qui me restera longtemps en mémoire. Difficile à croire que c’est le premier de l’auteure. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il y en ai encore beaucoup d’autres.


Les perSOnnages

Forcément, il y a Héloïse dans ce livre. Cette jeune femme qui se raconte, et qui m’a vraiment touché. Mais elle m’a aussi mise en colère, j’avais envie de la secouer parfois. En fait, Héloïse est une femme que l’on pourrait croiser dans la rue. Et oui, il y a des personnes comme ça qui ont une vie difficile. Mais attention, on n’est pas dans l’excès non. C’est une jeune femme à laquelle on s’attache, impossible de faire autrement.


La forme

J’ai littéralement été séduite par l’écriture de ce roman. Addictif ça, c’est sûr. Dès les premières pages, on plonge dans la vie d’Héloïse, l’ambiance est sombre et oppressante, elle nous raconte les événements avec ses mots et ses émotions. Les mots sont crus et parfois difficiles, mais c’est aussi grâce à ça qu’on ressent à fond les émotions. Et quelles émotions ! J’avais le cœur serré, juste quelques petits moments de relâchement lors de certains passages « heureux » mais dans l’ensemble, ça fait mal. J’ai versé des larmes oui oui. Le style d’écriture est juste parfait, totalement adapté à l’histoire. C’est vraiment un sans-faute pour ce livre qui reste forcément longtemps dans les mémoires.


LE FOND

L’auteure nous raconte dans ce livre la vie d’une jeune femme qui n’a pas eu de chance dans la vie. Entre moments de rares bonheurs et événements difficiles, Héloïse doit lutter contre elle-même, contre ses démons, pour tenter de sauver sa vie, de se sauver. Une sorte de carnet intime pour soulager sa conscience, mais va-t-elle trouver la paix au fond d’elle… Une introspection que chacun devrait faire pour se remettre en question, affronter son passé et son présent. Accepter les erreurs faites et aller de l’avant. C’est en tout cas ce que l’on souhaite pour Héloïse.

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PAS TRISTE

ÉMILIE COURTS

Nombre de pages : 495Date de parution : 9 mai 2022Catégorie : Romance

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Élise, une jeune maman solo, décide de reconstruire sa vie à Strasbourg avec un nouveau compagnon. Cependant, comment peut-elle être sûre qu’il est le bon ?

Comment ne pas retomber dans les pièges de son ex Manipulateur Pervers Narcissique ? Comment affronter cette nouvelle existence avec deux enfants en bas-âge «dans les pattes» ?

Cette jeune femme abandonnée, en perte de repères, se raccroche à son nouveau partenaire comme à une bouée de sauvetage dans l’espoir de retrouver l’Amour… mais au fond, l’a-t-elle déjà connu ?

« Un récit poignant et douloureux sur un parcours sentimental emblématique et semé d’embûches.»


Avis général

J’avais déjà lu le premier livre de l’auteure, d’un style bien différent de celui-ci et mon avis était plutôt mitigé. Ce nouveau roman m’a permis de découvrir une autre facette de l’auteure qui nous présente une romance noire. J’ai beaucoup aimé le personnage principal, Élise, même si j’avais envie de la secouer et de lui botter les fesses à de nombreuses reprises. Je dois dire qu’elle m’a procuré des émotions, bonnes ou mauvaises d’ailleurs. L’écriture permet de sentir totalement concerné par l’histoire de cette femme, mais même si je me doutais d’une partie de la fin, j’ai longtemps espéré autre chose. Néanmoins je reste sur une opinion positive à la fin de cette lecture.


Les perSOnnages

Il y a tout d’abord Élise, cette mère de deux enfants en bas âge qui est au centre de tout. Je l’ai appréciée mais détestée aussi à certains moments, incapable parfois de prendre des décisions, trop indécises à mon goût, et pourtant à certains moments j’ai cru qu’elle réussirait mieux que ça. Mais j’ai tout de même été touchée par elle.

ET puis il y a Fabrice, un homme détestable, qui pourrait retourner le cerveau aux personnalités les plus faibles. J’avais envoie de lui en mettre des claques, vraiment il m’a énervée à de nombreuses reprises, le genre de type vraiment insupportables que l’on veut juste fuir.


La forme

J’ai trouvé que ce roman était bien écrit, les mots justement posés par rapport à la situation et au message que voulait nous faire passer l’auteure. Ça a bien marché avec moi. J’ai ressenti de l’empathie pour le personnage d’Élise, mais aussi de la colère, j’avais envie de la secouer, de lui ouvrir les yeux sur sa situation. En y repensant, il y avait une ambiance particulière, pesante, stressante parfois, ce qui amplifiait les émotions.


LE FOND

Une femme qui sort d’une relation avec un pervers narcissique et qui essaie tant bien que mal de s’en sortir. Un message d’espoir pour les femmes dans cette situation. Il est possible de s’en sortir de reconstruire sa vie, mais attention à ne pas se laisser berner à nouveau. C’est en tout cas le message que j’ai retenu à la suite de cette lecture. Un sujet sensible qui a très bien été traité, sans trop en faire ni pas assez, une histoire qui je pense est malheureusement la réalité de nombreuses femmes. Et rien de mieux qu’une femme pour l’exprimer 🙂

LES MORTS INSIGNIFIANTS

GAËTAN BALLESTER

Nombre de pages : 240Date de parution : 14/10/2021Catégorie : Roman noir

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Paris est une capitale monstrueuse. Elle dévore et vomit ses habitants sur ses trottoirs, sans demander son reste. Cédric pensait pouvoir y vivre sa nouvelle vie… Sa rencontre avec Marion Müller, une dirigeante de friperie atypique, arrivera-t-elle à le sortir du trou à rat dans lequel il s’est enterré ?

La Grandeur n’a pas de prix.

Prostitution, ambition et richesse s’entrechoquent face à un passé sombre et au souvenir d’Amélia.


Avis général

J’avais déjà lu quelques récits de cet auteur que j’avais apprécié, c’est donc avec plaisir que je me suis lancée dans ce roman. J’y ai découvert Cédric, un personnage pour lequel je me suis rapidement prise d’affection. Ce jeune, débarqué à Paris, cherche par tous les moyens, je dis bien tous, à s’en sortir et avoir une vie digne de ce nom, en somme être quelqu’un de reconnu. Mais dans la vie, rien ne se passe toujours comme prévu, il va devoir faire face à de nombreuses épreuves. J’ai ressenti beaucoup d’émotions pendant cette lecture, et même pendant les moments les plus « joyeux », l’ambiance est restée pesante jusqu’à la fin. C’est vraiment le style que j’aime et qui me permet d’être vraiment à fond dans l’histoire et de ne pas m’ennuyer. Le seul petit bémol à relever, j’ai trouvé que la fin a été « bâclée », un peu trop rapide et c’est dommage, j’aurais voulu qu’elle soit exposée dans la même lignée que le reste du livre, on aurait eu droit à une fin explosive, je pense, et ça aurait pu être parfait.


Les perSOnnages

Toute l’histoire de ce roman tourne autour de Cédric, un jeune homme qui débarque à Paris avec l’objectif de devenir « quelqu’un ». Je me suis tout de suite prise d’affection pour lui, avec une vie loin d’être facile, il n’est pas épargné par les épreuves. J’ai été dans l’empathie du début à la fin, sauf quand j’ai compris. Malgré tout ce qui lui arrive, Cédric ne baisse pas vraiment les bras, même s’il a des moments de laissé-allé, ce qui est normal. J’ai trouvé que son histoire s’est arrêtée trop tôt, j’aurais vraiment aimé le suivre encore.


La forme

Une fois de plus, j’ai apprécié la plume de l’auteur, juste, simple et efficace. Il a su à nouveau me charmer avec ce roman, comme je l’avais été avec ses précédents récits, Gaëtan a du talent, c’est indéniable. J’ai apprécié les retours en arrière sur la vie de Cédric qui nous permet de comprendre son passé et pourquoi il en est là aujourd’hui, pourquoi il ne veut pas mourir dans l’indifférence la plus totale. Je n’ai pas du tout été gênée par les changements comme ça m’arrive régulièrement, non là, j’ai réussi à parfaitement suivre et ça a contribué au fait que j’apprécie ce livre. C’est toujours plus compliqué quand ce n’est pas le cas. J’ai aussi beaucoup aimé la présentation, qui est rare dans les romans, avec de belles images à chaque début de chapitre, on sent un travail très important pour rendre ce livre, le meilleur possible, un gros point positif à retenir.


LE FOND

Dans ce roman, Gaëtan aborde différents sujets. Déjà la difficulté existante pour de nombreux jeunes débarqués à Paris de s’en sortir, trouver du travail, un logement, arriver à vivre décemment. Certains y parviendront mieux que d’autres, c’est certain, et Cédric fait partie de ceux qui vont rencontrer de très nombreuses difficultés. Ensuite, il y a le sujet de la prostitution, mais pas comme celle à laquelle on pense tout de suite, non, celle que ces fameux jeunes vont utiliser afin de mettre du beurre dans les épinards, et qui va les aider à s’en sortir un peu mieux, ou pas. Et un autre sujet, moins abordé celui-ci, mais qui fait pourtant partie du fond de l’histoire de Cédric, c’est la difficulté à joindre les deux bouts de ceux qui pourtant nous nourrissent, les éleveurs, les agriculteurs. Et oui, on le sait, on les voit parfois se révolter, mais on n’en parle pas, et on continue de consommer toujours plus alors qu’ils sont de moins en moins rémunérés. Il fallait un peu de talent pour réussir à réunir tout ça dans un livre et en faire une histoire intéressante, et Gaëtan a su parfaitement le faire.